LOUANGE A DIEU L'UNIQUE
De l'esulave de Diea très élevé, de celui qui met en lui les soins de sa destinée, le Mouchir Mohammed ea-Sadok, Pacha- Bey, possesseur du royaume di Tunis, ù tous ceux qui les présentes yerront, peuple et grands.
Nous avons fait don de la maison connue sous le nom de maison de Raimondo, sise au Souk Bramlia, en dedans de la porte de la Marine, dans notre ville capitale de Tunis. Cette maison est ainsi limitée: elle est élevée d'un étage sur des boutiques et dos magasins donnant présentement au sud, en partie sur la rue, la porte n'oocupant qu^une partie de la façade, car le reste est occupé par 2 es boutiques de Gardoso; à Test, se trouve d*abord la maison du Maltais Farougia, puis une rue
hôpital entretenu par la charité du bey et des Européens, il est destiné aux malades pauvres de la ville et aux marins de toute nation, de passage à Tunis. Les mêmes Religieuses ont un dispensaire où elles donnent des consultations et des médicaments. Quelques-unes visitent les malades dans la ville et aux environs. Elles desservent un autre hôpital à La Goulette, depuis 1855, et un troisième à Sfax. Â Tunis et à la Goulette, elles ont aussi deux petits orphelinats. Elles tiennent des écoles gratuites et des écoles payantes à Tunis, à La Goulette, à Sfax et à Sousse. Le nombre total de leurs élèves dépasse 500. *
ouverte; au nord, la maison suidite du dltFarougia, puis une autre rue; à Tonett, d'abord la maison du Orec Basile, et ensuite une maison appartenant aux prêtres de l'Eglise catholique dans la capitale.
Nous avons fait don de ladite maison de Ralmondo, afin qu'elle soit affectée aux moines connus aous le nom de Frères des Ecoles chrétiennes pour renseignement des enfants, avec condition que cet immeuble sera consacré aux Frères des Écoles susdites, et particulièrement pour leurs élèves, ssns aucune autre destination.
Qu'il soit ainsi.
Ecrit le premier jour du commencement de Moharrem, le sacré, ouvrant les mois de l'an 1291 (mil deux cent quatre-vingt-onxe).
Tunis, le 28 février 1874.
Poar traduction certifiée conforme :
% Le premier drogman du Consulat général de France,
E. DB Sàinte-Marib.
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Hussein bey ne pouvait fidre à Charles X un don plus exceptionnel, car on n'avait vu encore aucun prince musulman aliéner volontairement même une parcelle de son territoire eu faveur d'un prince chrétien.
Le consul général de France reçut, en outre, la faculté de déterminer l'emplacement et de prendre autant de terrain qu'il le jugerait nécessaire. M. Matthieu de Lesseps chargea de cette mission son fils, M. Jules de Lesseps. Celui-ci, après avoir attentivement examiné les ruines de Carthage, décida que la chapelle serait construite sur Bjrsa même, au centre de l'acropole punique, sur le temple d'Ësculape (Eschmoun). Le roi Louis-Philippe donna son approbation à cô projet, et M.Germain, architecte, fut chargé de l'érection du monument.
Diverses raisons avaient déterminé le choix de remplace* ment. Join ville rapporte que le roi de France, ajant débarqué sur la plage de Carthage, établit un camp contre un cas tel arabe situé sur une colline qui dominait la mer. L*acropole est encore le seul point des environs qui réponde bien à cette description. C'est donc IJt que Louis IX a dû expirer. On s*en convaincra en étudiant, comme je l'ai fait sur place, la topographie du terrain compris entre la mer et Tunis. Louis IX, battu et rejeté des murs de cette ville, ne pouvait, avant de reprendre la mer, faire autre chose que se placer sur une éminence pour assister à l'embarquement des troupes et pour surveiller l'ennemi du côté du lac. A son arrivée, le roi de France avait débarqué à peu près au même point, c'est-à-dire entre les citernes du bord de la mer et la maison de 1 ancien premier ministre Sidi Mustapha.
La chapelle fut commencée en 1841, et consacrée le 25 août 1845, par Mgr Sutter.
Les dessins ci-joints donneront une idée suffisante de Tarchitectupe du monument auquel on a voulu donner l'apparence d'un riche marabout arabe. Une croix, la seule debout en Tunisie, surmonte l'édifice. Sur la porte du sanctuaire du a grand marabout chrétien », comme disent les Arabes, on lit Tinscription suivante :