OISEAUX
La faune tunisienne n'est pas très riche en Oiseaux. Un bon nombre de ces animaux sont les mêmes qu'en Europe ; aucune espèce^ n'est pour l'Homme d'une utilité directe, aucune n'est très redoutable à cause des dégâts qu'elle produit; la chasse et autres mo
de destruction auront vite raisoif des espèces nuisibles, il i donc pas lieu de s'arrêter longuement à l'étude de ce groupe.
Parmi les Rapages, signalons l'Aigle royal (Aquila fulva), le
e (A. nœma), le Vautour ( Vulturmonachus) ; le Gj'paète (Gypaetus ^atus) viendra évidemment s'ajouter à cette liste. Divers Faucons co peregrinus), la Buse (Ruteo variegatus) et le Busard (Cirrus s) doivent être aussi mentionnés. La chasse au Faucon a été eu id honneur parmi les chefs tunisiens, comme un sport noble et rand luxe; on chassait surtout le Lièvre à l'aide de cet Oiseau, gouvernement beylical a longtemps entretenu h Thala, près 3ssa, un poste de fauconnerie, confié à un cavalier loudjak. )urd'hui, ce poste est supprimé et les caïds ont eux-mêmes mcé à l'art de la fauconnerie, sauf peut-être celui de Tébessa
récemment encore, possédait des Faucons.
)mme Rapaces nocturnes, on trouve la Grande Chevêche (Otus /î//orMs), l'Effraie (Strix flanimca)et le PeiïiDuc (Ephialtes scops), ux Passereaux se rattachent des volatiles également communs 5 l'Europe méridionale : la Pie (Pica caudata), la Huppe (Upupa .s), le Guêpier (Herops apiaster), le Rollier (Coracias garrula), hirondelles (Hirundo rustica et 7/. rupestris), des Pinsons (Frin- ), des Alouettes (Alanda cristata).^ Une Alouette particulière, le sur pattes, se rencontre dans le Sahara et les contrées arides tilauda desertorum).
î Moineau domestique (Passer doinesticns) est représenté par simple variété, que quelques zoologistes veulent élever au rang pèce distincte (Passer hispaniolensis). Il est devenu si abondant
cause tant de dégâts parmi les plantations, qu'on a dû le ran parmi les animaux nuisibles. Un décret du 24 mai 1892 a rendu leslruction obligatoire en Tunisie, du 1^^ avril au 30 juin de jue année, pour tous propriétaires, fermiers, locataires, gé- :s ou autres, faisant valoir leurs propriétés ou celles d'autrui. dant cette période, les autorités locales peuvent, par somma-
écrite, mettre les personnes précitées en demeure d'effectuer 3 destruction dans un délai minimum de quarante huit heures, ine d'amende et d'exécution à leurs frais des destructions néaires.
2S Grimpeurs et les Pigeons sont très mal représentés. Aux niers se rattache le Coucou méridional (Coccysles glandarius), t les mœurs sont identiques a celles du Coucou vulgaire (C. cais). Le Biset ou Pigeon de rochers (Columba livia) et la Tourte- 5 (Turtur auritiLs) rentrent parmi les seconds.
Pour les Gallinacés, énuméroos la Caille (Cothurnix dactylisonans), une Perdrix spéciale (Perdix garnira) et les Gangas (Pterocles arenarius, Pt. alchata). Ceux-ci habitent les déserts ; ils sont, pour ainsi dire, intermédiaires aux Perdrix et aux Pigeons.
Les EcHASsiERs nous offrent d'intéressantes espèces. C'est dabord la Cigogne (Ciconia alba), qui niciie une première fois en Tunisie dans le courant d'avril, puis va nicher une seconde fois en Europe. Les Aigrettes (Herodias alba et H. garzetta) sont très communes, tout au moins la dernière, le long du golfe de Gabès; leurs belles plumes blanches sont très recherchées, et l'élevage de ces Oiseaux pourrait donner lieu à une industrie florissante. VIbis religiosus. Oiseau sacré de l'ancienne Egypte, se tient le long des oueds et des chotts. Enfin, deux Outardes sont un gibier de choix: la Canepétière ou Poule de Carthage (Otis tetrax) n'est pas inconnue des chasseurs italiens et français. La seconde espèce (Otis hubara) est plus belle, avec sa robe jaune pâle mouchetée de brun, son col débordant de plumes noires ou blanches, sa crùle grise ; ce magnifique Oiseau a la taille et l'élégance du Coq de Bruyère.
Restent les Palmu»èdes, auxquels appartient le Flamant (Phœnicopterus antiqtiorum). Ce grand et bel Oiseau est répandu en maintes localités de la Régence ; il se tient en troupes nombreuses jusqu'aux portes de Tunis, dans le lac de la Goulette.
11 n'est pas certain que l'Autruche (Struthio camelns) ait jamais existé en Tunisie, mais elle s'y acclimaterait fort bien, comme le prouvent certains essais d'élevage tentés en Algérie. Dans le sud, des parcs à Autruches seraient assurés du succès et pourraient donner de beaux bénéfices.