PÊCHE DU CORAIL
La poche du Corail se pratique du cap Rosa (Algérie) jusqu'à la hauteur de l'île de la Galite. Les bancs se trouvent par des fonds de 15 à 40 mètres, à deux, trois et jusqu'à sept milles de la côte. Les baûcs tunisiens paraissent s'étendre jusqu'à Porto-Farîna.
Cette pêche, réglementée par le décret du 22 novembre 1883, doit se faire à l'aide d'un engin connu sous le nom de croix de Saint-André^ formé de deux pièces de bois assemblées en croîx^ aux bras de laquelle sont attachés des paquets ou des tresses de chanvre appelés fauberts ; une pierre très lourde, attachée au fond, assure l'immersion. L'engin est relié par un long cable à un cabestan placé sur le bateau et descendu à des profondeurs de S5 et 30 mètres ; il faut le diriger dans les anfractuosités des rochers où se trouve le Corail. Le métier de pêcheur de Corail est extrêmement péûible et est pratiqué uniquement par des pêcheurs italiens.
Certains pêcheurs arment la croix réglementaire de puissants cerceaux de fer aux arêtes tranchantes, auxquels sont suspendus des sacs en filet à grosse trame : cette pêche, dite à la « gratte de fer», est prohibée.
D'après le décret du i^^ mai 1897, les marins étrangers ne doivent pas entrer pour plus d'un quart dans la composition du personnel des bateaux corailleurs français et la pêche du Corail est interdite pendant les mois de juillet, août et septembre. Le Corail péché sous pavillon français dans les eaux françaises ou dans les eaux tunisiennes entre en France en franchise. Les principaux, marchés du Corail sont à Marseille et à Naples. La fabrication du faux Corail par des maisons allemandes avait fait baisser beaucoup le prix du vrai Corail jusqu'en ces derniers temps. Actuellement, cette pêche semble reprendre ; les Coraux atteignent lesprix de 7.500 à 8.000 francs les iOO kilos.