DE DEPENSES
Total Fr.
recueillir les bénéfices ^>. Cette évolution d'idées devait aboutir à son terme logique : l'emprunt.
En 1902, un premier appel de 40 millions fut fait au crédit public pour rétablissement d'un réseau complémentaire de chemins de fer.
Un nouvel emprunt de 75 millions vient d'être conclu il y a quelques jours. On y ajoutera 50 millions à prendre sur le fonds des excédents disponibles. Avec cette somme de 425 millions de francs, réalisable en sept années, au fur et à mesure des besoins, on se propose de terminer le réseau de voies ferrées nécessaire à l'exploitation des ressources naturelles du pays, et de doter les divers services de colonisation de l'outillage indispensable à leur fonctionnement.
J.es gisements de phosphates, les mines de fer, de zinc et de plomb devant fournir au Trésor tunisien des revenus supérieurs à 4 millions de francs, l'emprunt n'apportera aucune charge nouvelle aux contribuables et les lignes général du Budget tunisien continueront à rester les mêmes que par le passé.
Parmi les services qui dépendent de la Direction des Finances, un des plus importants est la Direction des Douanes, spécialement ciiargée de l'application du régime commercial et de la surveillance du transit aux frontières. Pendant les premières années du Protectorat, la besogne des agents consista à faire payer indistinctement 8 poiu' cent ad valorem sur toutes les marchandises à l'entrée, «luelle (jue fût leur provenance. A la sortie, les produits «'•hiient taxés de manièio ti'ès diverse et parfois hors de proportion avec leurvaleiM', rendant ainsi très difficile l'exploitation raisonnée du sol et le développement des richesses économiques. Soixantetrois sortes de marcliandises, c'est-à-dire à peu près toutes voWos <|ui pouvaient être exportées, payaient des droits. Les inconvénients (le ce régime éluicnl si évidents que, dès le 3 octobre !88i, au lendemain de sa eiéation, la l^ii-eclion des Finances faisait |»romulguer un décret relatif à la refonte et à la codification des Irris et règlements concernant les douanes et les monoj>oles de I Ml.il. Diveis droits perriis à l'eNiJorliilion, et connus sous le nom de di'oits de inlithi cl (fioniald, étaient sii|)primés, ainsi (|ue les droits d'exportation sur- les céréales et les légumes secs. Ceux ipii