‹ La Tunisie et l'œuvre du Protectorat françaisChapitre 15 sur 52 · IXOLF. RURALE AVEC RECETTE POSTALE · texte numérisé non relu

IXOLF. RURALE AVEC RECETTE POSTALE

Enfin, il n'est pas inutile de mentionner les sociétés de gymnastique, de musique, les associations littéraires et scientifiques comme Y Institut de Carthage,({m publie tous les deux mois la Revue Junisienne, intéressant bul letin d'études locales, et comme la Khaldounia, qui groupe dans sa bibliothèque, dans ses salles de cours et de conférences de nombreux étudiants musulmans avides de connaître les transformations du monde moderne.

Aux institutions scolaires se rattachent étroitement certaines œuvres de mutualité, comme la Société d'assistance en cas de décès, VOrjohelinat de l'enseignement primaire, et enim V Œuvre de l'Ecolier e prévoyante, ïonàée par Mnie Pichon le iO janvier 1904, afin de donner à la fillette, dès l'âge de sept à huit ans, « ces habitudes de

travail, d'économie, d'ordre et de prévoyance qui font la sécurité des foyers modestes comme elles assurent le bonheur des intérieurs les plus fortunés». Enfin, ajoutait la créatrice de l'œuvre dans sa lettre aux dames qu'elle voulait associer à cette fondation, « il ne faut pas oublier que dans nos écoles il n'y a pas que de petites Françaises. Côte à côte, sur les mêmes bancs, voisinent des fillettes appartenant à des races et à des nationalités diverses. On a dit, avec raison, que l'école française, par l'instruction libéralement donnée à toutes, sans considération de race ou de religion, contribuait puissamment, pour les jeunes filles comme pour leurs frères, à faire oublier ce qui divise pour ne laisser subsister que des sentiments d'union et de fraternité. Mais n'est-il pas vrai que le bon travail en commun, en dehors de la contrainte de la classe, achèvera l'œuvre commencée par l'instruction commune? N'est- il pas vrai aussi qu'après les années d'école, il y aura là une occasion d'entretenir chez nos élèves étrangères les sentiments d'alTection et de reconnaissance pour leurs maîtresses, de sympathie pour leurs camarades, et de les ramener, de temps à autre, dans la vivifiante atmosphère de leurs jeunes années? Ainsi, c'est un pou L;ràco à notre œuvre que les fillettes étrangères. Italiennes, Maltaises, Israélites, seront et resteront les amies de l'école française, c'est-à-dire île la France.»

Ces lignes résument de façon précise le but vers lequel doivent tiMulre sans cesse en Tunisie, non seulement les Services qui sont sous la d(''pendance imméfliate de la Direction de l'Enseignemeiil, mais encore les Sociétés constituées en vue do la ))ropagation de noire langue et de nos idées.

Un pareil progran une est lait, du iesle,poui' ndliorlous ceux qui lèvent de voir la France, consciente de sa grandem" et de sa force, poursuivre à r(''gard dos indigènes ou dos élraiigors vivant sui" le sol tunisien une polili(|ue <rhunianil(''<»ldejuslico conrormoà l'idéal d'un goiivenienient i<''[iulilii;iin.

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