‹ La TunisieChapitre 43 sur 98 · I.K COMMKRI.I · texte numérisé non relu

I.K COMMKRI.I

recherchés par hi consoiiiniation soit au dedans soit à l'extérieur, et il étahlissait les impots ou les taxes de douanes sans se demander si leur élévation ne déterminerait pas une diminution de la consommation, laquelle aurait pour conséquence inévitable une réduction proportionnelle de la production. Or, ce dernier fait ne manquant jamais de se produire, les recettes sur lesquelles le gouvernement avait compté lui faisaient défaut, en même temps que le pays s'appauvrissait.

I III. — Le commerce et les impots

Parmi les impôts les plus nuisibles au développement du commerce de la Régence avant notre occupation, il faut citer : l'achour sur les céréales, le kanoun sur les oliviers et les dattiers, la dîme sur les produits des oliviers et les mahsoulats.

L'achour sur les céréales était une véritable dîme payée par le blé et l'orge. Il était payé en nature. Primitivement, après la récolte, on passait chez l'agriculteur et on prélevait une gerbe sur dix ; plus tard, on perçut la dîme sous la forme de grains à raison de cinq ouibas ^ de blé ou d'orge par méchia". Le blé et l'orge de rim.pôt étaient conservés dans des silos et vendus par les soins du gouvernement. Les tribus isolées payaient ordinairement l'achour en argent, à raison de 50 piastres par méchia. Le contribuable payait en outre : S piastres pour le collecteur, \2 karoubes " pour les remises à divers receveurs, 2 karoubes pour la quittance, un demi-karoube pour le timbre de la quittance. L'achour sur les céréales était l'un des impôts les plus impopulaires de la Tunisie, parce qu'il était l'un de ceux qui se prêtaient le plus aux abus. Chaque année des commissions spéciales étaient chargées de déterminer dans quelle mesure chaque propriétaire pou-

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