‹ La TunisieChapitre 44 sur 98 · La oui ba vaut rnviroii -50 litres · texte numérisé non relu

La oui ba vaut rnviroii -50 litres

'2. La méchia représente environ 10 à 12 iieetares.

:i. Le karoube vaut 0i,04.

2tG |,A TUNISIE

vail être exonéré d'une partie de Timpôt en raison des accidents climatériques ou autres qui avaient pu réduire l'importance de la récolte. La commission, composée d'un fonctionnaire président, d'un asrent du caïd, d'un aminé ou expert et d'un notaire choisis par le gouvernement en dehors de la région, se rendait sur les lieux, convoquait les notables et s'enquérait auprès d'eux du nombre de méchias qui avaient été ensemencées ; elle prenait les noms de tous les cultivateurs et se transportait dans leurs champs pour déterminer sur place la nature de la récolte et fixer le taux de l'impôt. L'habitude était de le réduire toujours d'un ou plusieurs seizièmes. Les décisions de la commission étaient définitives ; le propriétaire n'avait contre elles aucun recours auprès d'aucune autorité ; le seul contrôle auquel la commission fût soumise était celui de l'inspecteur indigène des finances, qui avait le droit de révoquer l'aminé et de le remplacer par un autre. Les commissions commençaient de fonctionner au mois de mai. Comme le territoire sur lequel chacune d'elles devait opérer était très étendu, il arrivait souvent que l'époque de la moisson survenait avant qu'elle eût terminé son inspection, de sorte qu'elle était obligée ou bien de prendre des décisions sans avoir vu les récoltes, ou bien d'interdire aux cultivateurs de procéder à celles-ci avant qu'elle eût fait sa tournée. Il y avait là une première source de difficultés et de contestations souvent très vives entre l'autorité et les agriculteurs. D'autre part, un grand nombre d'aminés ne se faisaient aucun scrupule d'exonérer plus ou moins tels ou tels propriétaires pour des motifs inavouables, ce qui déterminait le mécontentement des autres. Je disais àce sujet dans la première édition du présent livre : « Je serais obligé de donner beaucoup trop d'étendue à cette partie de mon travail si je voulais consigner ici toutes les protestations et réclamations que j'ai moi-même entendues de la bouche des agriculteurs indigènes. Je ne citerai quune seule de ces plaintes. Des cultivateurs, dont les «diamps sont situés sur une colline peu fertile, se plaignent de ce que la commission les a impo-

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