‹ La TunisieChapitre 55 sur 98 · I.KS KOUTKS. LRS CHI'.MINS I»K FI.R RT LES PORTS 2tH · texte numérisé non relu

I.KS KOUTKS. LRS CHI'.MINS I»K FI.R RT LES PORTS 2tH

céréales el- aux alfas, ont brusquenienl passé de 25.000 en 1898, à 85.000 tonnes en 1899, année où commença l'exploitation des phosphates de chaux de Gafsa et à 500.000 tonnes en 1904. Aux importations, on trouve des céréales de toute nature, des farines et semoules, des vinsetspii-itueux, enfin de la houille. Il est à remarquer que les importations ont plus que doublé de valeur de 1892 à 1904. L'ensemble du mouvement n'a pas été moindre de 639.254 loimes à l'entrée et à la sortie en 1905. Le nombre des passagers a atteint 15.115 pendant la même période ». La statistique officielle pour 1912 donne des chiffres supérieurs à ceuxlà. Le nombre des navires ayant fréquenté le port fut de 5.005, représentant 1.940.075 tonneaux de jauge et ayant transporté 1.398. 058 tonnes de marchandises, 15.934 passagers et 425.616 têtes de bétail. Le port de Sfaxestun centre important de pêche. Plus de 450 barques le fréquentent d'une façon régulière. Pendant la péi'iode de la pêche des éponges, il reçoit en outre « une quarantaine de sakolèves grecques, 300 bateaux siciliens et 350 barques tunisiennes. Cette population maritime représente environ 3.000 âmes s'approvisionnant dans la ville et y apportant les produits de leur pêche ^ ».

Il est impossible de ne pas être frappé de l'augmentation qui s'est produite dans le trafic des trois ports de Tunis, de Sousse et de Sfax de 1904 à 1912. La poussée provoquée dans le mouvement de la navigation de ces ports par l'entrée en service de leurs bassins et de leur matériel de déchargement et de chargement semble avoir joué un rôle important dans leurs mouvements maritimes.

En dehors de Bizerte, Sfax, Tunis-La Goulette et Sousse, les ports tunisiens ne reçoivent que de très petits bâtiments ou des bateaux de pêche, en raison du faible tirant d'eau qu'ils présentent ou de la distance à laquelle les bâtiments de «randes dimensions sont obligés de mouiller. D'après la statistique officielle pour 1912, nous citerons : Houmt-Souk dans l'île de Djerba qui i-eçut

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