es 100 k l
/ en suint .
LeslOOkg.
Laine < Bounetouf .
1 lavée .
) Horra . .
Olives fraîch. des pays de Kanourn.
Dattes <
j besser .
[ de bœufs, vaches, veaux,
\ Gabès et autres .
\ chevaux, chameaux, inu- Peaux / lets, Anes .
/ de chèvres, chevreaux. .
( de moulons, agneaux...
Poissons salés, boutargue, thon,
Eponges 1
1 & ( lavées .
poissons secs, fumés, conservés
au naturel, marinés ou autrement
Alfa et diss .
préparés .
Huile d’olive .
Poulpes .
Huile de eri gnons .
Tissus de laine .
ad valorem
Les articles d’importation et d’exportation qui viennent d’être nommés formaient, depuis plusieurs siècles, la base des échanges commerciaux entre la Tunisie et les pays voisins, et constituent, encore aujourd’hui, la plus grosse part du commerce tunisien; mais d’autres sont venus s’y ajouter, tant par les besoins des émigrants qui se sont rendus en si grand nombre dans la Régence, depuis 1881, que par les exploitations et les industries qu’ils y ont perfectionnées ou qu’ils y ont créées.
li E RI A H Q U E S S U li LES MARCHANDISES DU C O M RI E R C E TUNISO-EUROPÉEN
11 importe de considérer de plus près les principaux produits de l’exportation et de l’importation, en ayant soin d’indiquer l’origine de I article examiné, la forme sous laquelle il est vendu, son importance commerciale, son avenir, son prix de revient, de vente ou d’achat, suivant qu’il est article d’exportation ou d’importation, cl enfin les pays qui l’achètent ou le vendent.
§ 1. — Articles d’exportation.
Animaux vivants. — Les bestiaux occupent une place importante dans l’exportation tunisienne, et en première ligne les bœufs, qui sont exportés surtout en France et en Algérie, soit pour une valeur de 2.000.000 de francs en 1895. Les autres animaux que l’on exporte de Tunisie sont les chevaux, les mules et mulets, et enfin, en faible quantité à cause de la race qui est peu appréciée par la boucherie, les moutons barbarins à grosse queue. Les prix moyens auxquels se sont vendus les animaux en 1895 sont les suivants . agneaux, l’unité, 10 francs; ânes, 30 fr. ; bœufs, 150 fr. ; béliers, 15 fr. ; boucs, 8 fr. ; chevaux 200 fr. ; chevreaux, 3 fr. ; chèvres, 8 fr. ; cochons, 50 fr. ; juments, 250 fr. ; moutons, 15 fr. ; mulets et mules, 300 fr. ; poulains, 150 fr. ; taureaux, 80 fr. ; vaches, 90 francs.
Peaux brutes , fraîches ou salées. — On exporte chaque année 4.000 quintaux métriques de peaux de bœuls, chevaux, chameaux, ânes, mulets; de 2.000 à 3.000 quintaux métriques de peaux de moutons, et de 2.000 à 2.500 quintaux métriques de peaux de chèvres et chevreaux, soit en tout pour plus de 1.000.000 de francs. Les prix des peaux sont les suivants : peaux de bœufs et vaches, 80 à 100 francs les 100 kilogrammes, rendus en France; peaux de moutons et béliers, 100 francs les 100 kilogrammes. Les peaux d’agneaux valent de 15 à 18 francs la douzaine, et les peaux de chèvres de 18 à 22 francs la douzaine.
Os, sabots, cornes de bétail. — - L’exportation oscille entre 40.000 et 80.000 francs, principalement à destination de l’Italie.
Poissons. — - Les côtes tunisiennes sont très poissonneuses et renferment les espèces de poissons les plus variées; actuellement on y pèche surtout le thon et la sardine. L’exportation de ces poissons, à destination principalement de l’Italie, où on en fait des conserves, s’élève à plus de 1.000.000 de francs. Le thon salé se vend au prix moyen de 50 francs les 100 kilogrammes ; sous huile, il vaut de 150 à 170 francs. 11 est regrettable que des Français ne viennent pas sur place se consacrer à la pêche et à la conserve des poissons. — On exporte aussi en Grèce une certaine quantité de poulpes desséchés.
Eponges. — La pêche est très active, et l’exportation dépasse 1.000.000 de francs. L’éponge tunisienne est très solide et sert pour les gros travaux du ménage; V éponge lavée se vend au prix moyen de 12 francs le kilogramme et paye un droit de sortie de 37 tr. 35 centimes les 100 kilogrammes.
Œufs. — Les œufs s’exportent pour 20.000 francs par an.
Beurre. — Xe beurre est surtout fourni par le nord de la Régence, [et s’exporte en Algérie pour une cinquantaine de mille francs.
Céréales. — Les céréales constituent, avec l’huile d’olive, la plus grosse part de l’exportation et prennent surtout la route de France, soit pour 90 pour 100 de l’exportation totale, qui représente une valeur de près de 15.000.000 de francs, ainsi répartis :
Froment . 6.327.550 9.914.370
Maïs . 163. 3G5 200.536
Orge . 3.877.608 3.764.453
Avoine . 250.600 359.842
La Fr ance achète aujourd’hui plus d’orge que l’Angleterre.
Legumes. Il est regrettable que la Régence n’exporte pas encore de légumes Irais, mais uniquement des légumes secs, tels que lèves, haricots, pois, poivrons, qui sont surtout achetés par la France. Celte exportation s’est élevée à 300.000 francs en 1895.
Fruits. — L exportation en est peu importante, et cependant la Régence pourrait produire en quantité des oranges, des citrons, des ligues, des amandes, des pistaches, des caroubes. La région de Slax serait favorable au développement de ces essences. La figue fraîche vaut de 5 h 10 centimes le kilogramme, et sèche de 12 a 15 irancs le quintal. Les pistaches se vendent de 2 a .> Irancs le kilogramme; 1 amande dure, de 20 a 26 Irancs les 100 kilogrammes, et l’amande demi-tendre de 40 à 60 francs.
Dattes. — Les oasis, notamment celles du Djérid, fournissent d’excellentes dattes; les meilleures sont dites degla, a 60 centimes le kilogramme ; viennent ensuite les dattes li orra, à 40 centimes, et les dattes b’ser, à 20 centimes. La datte, dont le commerce d’exportation s’élève à un million de francs, est un produit d’avenir.
Graine de lin. — Le prix du kilogramme est de 25 centimes en moyenne, et l’exportation de 150.000 francs environ.
Huile d olive. — Ce produit est peut-être le plus important de l’exportation tunisienne; il s’en vend actuellement au dehors pour 7.000.000 à 8.000.000 de francs, dont la plus grosse part a destination de la F rance. La région de Slax, qui est le domaine de l’olivier, se couvre tous les jours d mi plus grand nombre de plantations; on ne trouve plus à acheter des terres il moins de 40 kilomètres de Slax, et on compte près de 12.000.000 d’oliviers en Tunisie1. L’huile d’olive surfine, qui coûte en moyenne 70 centimes le kilogramme, paye à la sortie un droit de 12 fr. 40 les 100 kilogrammes.
Grignons d’ Olive. - — Les huiles que l’on extrait des grignons d’olive servent à la fabrication du savon. Il en a été exporté 2.739.906 kilogrammes en 1895, à raison de 50 centimes le kilogr.
Cire. — Ce produit, dont l’exportation atteint 100.000 francs, est surtout acheté par la France, au prix moyen de 1 fr. 75 le kilogramme.
Vins . - — La vigne, qui vient à merveille en Tunisie, fournit un vin peut-être supérieur à celui d’Algc die. L’exportation a dépassé 2.000.000 de francs en 1895, ii destination de la France, et le vin s’est vendu de 15 a 18 francs l’hectolitre.
Alfa. ‘ — Ce produit pousse spontanément, et les Arabes n’ont qu’à l’arracher | il est surtout
1. Pour plus de détails sur cette culture importante et rémunératrice demander à la Direction de l’Agriculture et du Commerce, a lunis, la brochure de M. Bourde sur la culture de l’olivier, brochure qui est distribuée gratuitement.
acheté par l’Angleterre; sa valeur est cle 10 francs le quintal métrique, et il paye un droit de sortie de 1 l'r. 27 les 100 kilogrammes.
Lièges. — ■ Le liège est fourni par les forêts de la Khroumirie; il coûte, bouilli, raclé, visé, mis en balles et rendu à quai à Thabarka, 45 francs le quintal. L’Italie en est le principal exportateur.
Ecorces à tan. — L’arbre qui fournit la meilleure écorce à tan est le chêne-liège; le lentisque et le pin d’Alep sont assez pauvres en tanin; l’écorce à tan de chêne-liège se vend surtout en Italie, soit pour 1.500.000 francs en 1895, au prix moyen de 13 fr. 50 le quintal et de 7 fr. 75 sur pied.
Laines. — Les laines tunisiennes se divisent en laines en suint et laines lacées. Les premières, qui valent de 62 à 75 francs les 100 kilogrammes sur les marchés de Tunis, payent un droit de vente de 6 fr. 25 pour 100 et un droit de sortie de 12 francs pour 100. La laine lavée vaut de 180 à 200 francs les 100 kilogrammes et paye à la sortie un droit de 20 francs les 100 kilogrammes. Ce produit a perdu de son importance; son exportation, qui était de 1.083.630 kilogrammes en 1887, est tombée à 107.551 kilogrammes en 1895.
Tissus. — Le Tunisien est bon tisserand; il fabrique des tissus en soie et bourre de soie, en laine, en coton, qui sont vendus aux pays d’Orient. Ces tissus consistent surtout en burnous, haouli ou haïks, jebba ou gandoura, fraeh, ouzera, fouta, chenbir, seraïa, etc., et sont fabriqués un peu partout en Tunisie, au métier antique en bois. L’exportation dépasse 1.000.000 de francs.
Tapis. - — Les plus connus sont ceux de Kairouan, qui valent, suivant la qualité, 10, 15 et 20 francs le mètre carré. Il s’en exporte pour 300.000 francs par an.
Chécliias. — Les chéchias sont de très bonne qualité; I exportation s’en élève à 500.000 francs environ; mais elles ont à lutter contre celles qui viennent d’Autriche et qui se vendent 2 fr. 50 la pièce, tandis que la chéchia tunisienne, qui, il est vrai, dure plus longtemps, se paye 8 francs.
])olei-ie. — C’est lii une industrie tunisienne, dont les produits, fabriqués a Nabeul et à Djerba, ne s’exportent que pour une valeur de 60.000 francs environ.
Savons. — Ce peut être un produit d’avenir pour le pays qui possède la matière première, c’est-à-dire l’huile. Il en est exporté pour 150.000 francs par an, au prix de 40 a 45 centimes le kilogramme.
Orfèvrerie , bijouterie. — Exportation de 50.000 lianes environ. Les produits de labrication indigène sont consommés dans le pays.
Minerai de Zinc. ■ — - C’est, là le seul minerai que l’on ait exporté jusqu a présent, et principalement à destination de la Belgique, où il se vend, sur le marché d Anvers, de 70 a 80 lrancs la tonne, avec une teneur de 45 à 50 pour 100. En 1895, l’exportation s’en est élevée a 10.421 tonnes.
§ 2. — Articles d’importation.
Animaux . — Cette importation, qui consiste en bœufs, mules et mulets, venant d’Algérie et d’Italie, oscille entre 200.000 et 300.000 francs.
Peaux préparées , tannées , mégissées, corroyées, vernies, teintes et autrement préparées. — Cette importation est importante, quoique stationnaire depuis 1886; en 1895, elle a été de 1.100.000 francs, dont 580.000 francs à l’actif de la France. Le reste vient de Belgique, d’Italie, d’Egypte.
Viandes. — Les importations consistent surtout en lards et conserves. Ces dernières viennent presque en totalité de France, pour une valeur de 114.000 francs.
Poissons frais, salés, à l’huile. — La France en a vendu en 1895 pour 88.000 francs, sur une importation totale de 212.000 francs
Beurres. — Il en vient du dehors pour 100.000 francs, dont la moitié fournie par la France.
Graisses. — Les graisses viennent en grande partie de France, soit pour plus de 100.000 fr.
Fromages. — ■ La France en vend pour plus de 200.000 francs, et l’Italie pour plus de 100.000 francs. Ce sont des gruyères, des roqueforts, des hollandes, etc.
Céréales. — - L’importation des céréales (blé, orge, avoine, maïs) oscille généralement entre 70.000 et 700.000 francs.
Farines et semoules. — L’importation totale des farines de froment, orges, gruaux, dont la France a presque le monopole de la vente, à cause de son régime de l’admission temporaire des blés, s’est élevée à près de 6.000.000 de francs en 1895, dont 5.500.000 francs à l’actif de la France.
Pommes de terre. — L’importation dépasse 200.000 francs, dont la majeure partie revient à la France, le reste à 1 ’ Italie.
Fruits de table secs ou tapés. — La Sicile importe en Tunisie pour 30.000 francs de fruits frais, la France pour 150.000 lranes de fruits secs (châtaignes, marrons, noix, figues, etc.); le reste vient d’Italie
Café. — L’importation, qui dépasse 1.000.000 de francs, venait presque exclusivement de la métropole, lorsque, en 1895, il en vint d’Italie une très notable quantité.
Thé. — I .a consommation, peu importante jusqu’à présent, augmente.
Chocolat, cacao. — Les indigènes n’achètent pas beaucoup ces produits.
Vins. — L’Italie en a importé pour 362.000 francs en 1895, sur une importation de 798.875 fr La France est presque seule à fournir les eaux-de-vie, soit pour 174.734 francs, sur une importation totale de 178.391 francs, et Malte les esprits et alcool pur, pour 464.000 francs, sur une importation totale de 590.000 francs.
Bières. — - Les bières viennent Je France, pour 80.000 francs environ.
Tabac. — ■ Le tabac (monopole de l’Etat) est acheté par le gouvernement en Belgique, en France, en Algérie et à Malte.
Poivres, piments. — Le poivre est surtout fourni par l’Italie; les piments viennent de Tripoli.
Sucres. — La consom nation de ce produit a légèrement décru en 1895, mais elle s’élève encore à 1.500.000 francs. La France, qui avait presque le monopole de la vente, semble perdre du terrain. Les sucres d’Allemagne et d’Autriche lui font concurrence.
Sirops, bonbons, confitures. — L’importation s’en élève à 100.000 francs en moyenne.
Fer, fonte, fil de fer, acier en barre. — L’importation atteint 1.300.000 francs, dont 800.000 francs représentent le commerce avec la France, qui vend surtout des rails; le reste vient principalement de la Belgique, qui tient la tète dans la vente des fers bruts, fers étirés en barres et fer d’angle à T, tôle et fer-blanc.
Houille. — L’importation s’élève à 600.000 francs, dont les deux tiers fournis par l’Angleterre. La France n’en a vendu que pour 30.000 francs.
Chaux, ciments, plâtre, briques, tuiles, etc. — La France a presque le monopole de tous ces articles, dont l’importation est importante; mais en Tunisie on ne tardera pas à fabriquer sur place la chaux et le ciment.
Marbre. — Il vient d’Italie, malgré l’existence des carrières de marbre de Chemtou, qui ne peuvent en fournir à aussi bon compte que l’Italie .
Métaux précieux. — L’or et l’argent pour la bijouterie viennent de France.
Pétrole. — La consommation en augmente tous les ans ; l’importation on a été de 570.000 francs en 1895. Il vient de Russie et d’Amérique en transit par Malte, et coûte très bon marché (0 fr. 10 à 0 fr. 15 le litre).
Bois de construction et bois ouvrés. — La France importe pour 100.000 francs de planches et madriers de sapin, sur une importation totale de bois qui atteint 1.500.000 francs; la Suède et la Norvège en fournissent pour 700.000 ou 800.000 francs
Bouteilles. — Cet article est fourni par la France.
Gobeleterie. - — La gobeleterie vient de France pour 95.000 francs, sur une importation totale de 150.000 francs. Le reste vient d’Autriche et de Belgique.
Glaces. — Les glaces viennent surtout de France, soit pour 40.000 francs en 1895.
Fils de lin, de coton, de laine, de soie et bourre de soie. — L’importation de ces différents fils a été de plus de 800.000 francs en 1895. Les fi ls de lin viennent d’Italie; ceux de coton, d’Angleterre; et ceux de laine, de France.
Soies grèges et moulinées, teintes, bourre et frisons. — La Tunisie en achète pour plus d’un million par an; les soies fines viennent de France pour près de 750.000 francs, les autres viennent d’Italie.
Tissus. — La consommation des tissus, qui constituent la branche la plus importante des importations, augmente tous les ans; elle a atteint le chiffre de 8.567.000 francs en 1895, dont 1.643.000 francs à l’actif de la France. L’Angleterre tient une place prépondérante dans la vente des tissus de coton (5.000.000 de francs), tandis que les tissus de laine et de soie sont surtout fournis par la France (600.000 francs). Le tissu de laine molleton, destiné aux costumes des Arabes et des Israélites indigènes, est un important article d’importation.
Vêtements confectionnés. Lingerie cousue. — - La France occupe un très bon rang dans la vente de ces produits. Elle vend pour 100.000 francs de lingerie cousue et pour 600.000 francs de vêtements confectionnés, sur une importance totale de 1.300.000 francs.
Bijouterie , orfèvrerie , horlogerie. — L’importation totale de tous ces articles, dont la France fournit la moitié, s’élève à 350.000 ou 400.000 francs. Le reste est fourni par l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. Il faut noter qu’à Tunis on fabrique de la joaillerie et de la bijouterie dont les formes et types sont adaptés au goût des indigènes. Les bijoux en or de fabrication tunisienne sont au titre de 0.875, ceux en argent au titre de 0.900. Il se vend annuellement pour 90.000 francs de montres en Tunisie.
Bimbeloterie. — La bimbeloterie est importée pour une valeur de 300.000 francs, dont 250.000 francs, d’après les statistiques des douanes, seraient à l’actif de la France.
Coutellerie, ferronnerie, quincaillerie, ouvrages en cuivre et acier, serrurerie. — L’importation, qui dépasse 1.500.000 francs, semblerait être faite exclusivement par la France; mais une partie de ces articles est d’origine allemande et belge.
Chapellerie. — Les chapeaux de paille et de feutre, dont l’importation est de 50.000 francs, sont principalement expédiés par la France.
Meubles, baguettes, moulures. — L’importation, qu’on peut estimer à 300.000 francs, est faite principalement par 1 Italie, dont les meubles ne sont pas solides, mais à très bon marché. L’Autriche fournit des sièges en bois courbé.
Papiers de toutes sortes, livres, gravures, caries à jouer. — La France vend les deux tiers tle l’importation, qui atteindra bientôt 600.000 francs.
Machines et mécaniques de toutes sortes, chaudières , pièces détachées et organes. — La France est presque seule à fournir les machines, dont elle a importé en Tunisie pour 760.000 francs en 1895, sur une importation totale de 980.000 francs.
Produits chimiques et compositions diverses. — Ces produits viennent surtout de la France, qui, en 1895, a vendu pour : 193.000 francs de produits chimiques; 250.000 francs de teintures préparées; 80.000 francs de couleurs, vernis, encre et crayons; 140.000 francs de savons et parfumerie, et 124.000 francs d’épices, chicorée et médicaments composés.
Essences et sucs végétaux. — L’importation de ces produits s’élève a 100.000 francs. Les Arabes aiment beaucoup les parfums.
Allumettes. — La Tunisie consomme surtout des allumettes-bougies, qui se vendent très bon
marché, soit au prix do 5 centimes la boite de 130 à 100 allumettes. L’importation représente une valeur de 200.000 francs environ.
Bougies. — La France a presque le monopole de cet article, pour lequel la Belgique cherche à lui faire concurrence et dont l’importation s’élève à 200.000 francs.