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I.ES SOCIÉTÉS FRANÇAISES

A côté de l’enseignement public, il existe en Tunisie des Sociétés qui collaborent à l’œuvre entreprise par la France et qui ont pour but l’instruction, l’éducation, la culture des lettres, des sciences et des arts.

L’Alliance française tient chronologiquement la première place. Elle est trop connue en France pour y insister. Son comité régional, fondé en 1884, a créé à Tunis l’œuvre des cantines scolaires et les bibliothèques populaires, sans compter les fournitures, les prix, les livres de classe qu elle a distribués.

LES SERVICES SCIENTIFIQUES ET L’INSTRUCTION PUBLIQUE

La Chorale et l’Harmonie française ont développé à Tunis le goût du chant et de la musique.

L’Union française de la jeunesse a importé à Tunis l’œuvre si intéressante des cours d’adultes le soir, d’un caractère professionnel et pratique.

Enfin, sans oublier le Cercle tunisien et la Ligue de l’enseignement, aujourd’hui disparus, faisons une place spéciale à l’Institut de Carthage, qui, né en 1893, tient aujourd’hui le premier rang parmi les Sociétés françaises à Tunis. Les organisateurs ont voulu créer un groupement capable de répondre aux besoins intellectuels de la Régence. La Société est divisée en trois sections : sciences historiques, sciences physiques, lettres et arts. L’Institut a commencé dès janvier 1894 la publication d’une revue tunisienne très appréciée des géographes. Deux fois, sous scs auspices, ont été ouvertes des expositions artistiques qui ont réussi au delii des espérances. C’est l’Institut enfin qui a pris l’initiative d’inviter l’Association française pour l’avancement des sciences à venir à Tunis tenir son congrès en 189G.

Raoul Versim,

Ancien élève de l’École normale supérieure,

Ancien professeur au lycée Carnot de Tunis,

Professeur agrégé de rhétorique au lycée d’Aix.

CAMPEMENT DE SOLDATS FRANÇAIS SOUS LES MURS DE SFAX (p. 354).

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