‹ La TunisieChapitre 134 sur 157 · francs pour · texte numérisé non relu

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2. Il me semble que si le Protectorat n’existait pas, la France néanmoins aurait intérêt à maintenir en Tunisie, où il y a beaucoup d’Italiens, l’autorité morale du clergé français (60.000 fr. à l’archevêcbé de Cartbage), à avoir des services postaux sur la côte d’Afrique (Tripoli d’ailleurs, que compte le rapporteur, n’est pas en Tunisie) (total, 52.000 fr.) ; il est certain que la garantie d’intérêt du chemin de fer (2.500.000 fr.) n’est pas le fait du Protectorat. Si les deux régiments de Tunisiens, etc.

Le budget français a été allégé depuis quelques années de certaines charges qui ont été transportées au budget tunisien. C’est ainsi que le ministère des Affaires étrangères de France, qui avait payé 212.300 francs en 1887, n’a que 113.600 francs à son compte en 1896. 11 est juste de reporter au budget tunisien les dépenses qui sont d’un intérêt purement tunisien; mais il convient de le faire avec discrétion, peu à peu, dans la mesure où le permettront les ressources du pays protégé, dont il importe de maintenir l’équilibre budgétaire.

La France a voulu devenir la protectrice de la Tunisie, parce qu elle a senti qu’un intérêt majeur de politique générale la poussait à le devenir. Il n’est pas étonnant qu’un grand Etat ait à faire des dépenses de politique générale; assurément l’argent affecté à la Tunisie n’est pas le moins bien placé.

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