Comparables à nos fermiers, métayers, etc
LA COLONISATION AGRICOLE EN TUNISIE
Ces terres, l’Etat les vend 10 francs l'hectare. Sur un hectare on ne peut planter, eu égard au faible volume d’eau qui tombe et à la quantité qu’en exige chaque olivier, plus de seize ou de dixsept oliviers, seize en plantations rectilignes et dix-sept en quinconce. Les arbres une fois plantés, il faut que le m’gharci vive. Dans le nord de la Régence, il pourrait vivre avec le produit des cultures de fèves qu’il fait parmi les oliviers; dans le Sud, ces cultures sont moins abondantes et surtout moins régulières, et le m’gharci vit principalement des avances que lui fait le propriétaire. Quand la plantation est terminée, le propriétaire a dépensé environ 50 francs, et, quand les arbres commencent à rapporter, il a dépensé environ de 600 à 700 francs. Mais cette somme représente pour une grande partie les avances remboursables du m’gharci. On fait alors le compte de chacun, m’gharci et propriétaire, et, pour s’acquitter, le m’gharci abandonne généralement une partie des oliviers qui doivent lui revenir après partage.