Le sultan Abdul-Medjid
2. Les poètes ottomans ne terminent jamais une pièce de vers sans y glisser leur nom , soit directement, soit d’une manière détournée, comme s’ils s'adressaient à un autre personnage.
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Je ne dirai rien de la marine ottomane , sinon qu’elle est loin d’avoir réalisé les mêmes progrès que l’armée de terre. Elle manque de capitaines , de matelots expérimentés. Mais le courage, le dévouement patriotique sont les mêmes à bord des vaisseaux que dans les rangs de l’armée. On l’a vu ît Sinope. Que de glorieux traits , perdus pour la postérité , demeureront enfouis dans l’horreur de ce grand désastre ! En voici un dont le héros vit encore. Il servait en qualité d’artilleur à bord de la frégate d’Osman pacha. Pendant le combat , un boulet lui emporte le bras droit ; il ramasse sa mèche de la main gauche , et continue à pointer. Celle-ci est emportée par un second boulet ; il tombe épuisé par la douleur et par la perte de son sang; les chirurgiens s’approchent pour le saisir; il résiste : « Avec mes dents, » s’écrie-t-il. Heuy reusement une syncope survint et on put l’emporter.
J’avais toujours un peu douté du trait de Cvnégyre , rapporté par Hérodote ; me voilà bien forcé d’y croire.