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Papoutche, sorte de pantoufles sans quartier

2. C'est-à-dire un peu avant le coucher du soleil, les Turcs ayant l’habitude de compter les heures de la journée d’un coucher de soleil à l’autre.

service, il était plus que suffisant. Un couteau à manche de nacre et un petit pot en porcelaine muni de son couvercle marquaient seuls la place de chaque convive. Point de couverts, ni d’assiettes, ni de verres à boire; des cuillers en huis, que l’on apporte au fur et à mesure, servent à prendre le riz , la crème et les autres mets liquides. Pour le reste, les doigts tiennent lieu de fourchettes.

Cette absence des ustensiles les plus indispensables ne laissait pas que de m’inquiéter un peu; mais je me gardai de rien laisser voir de mon embarras : c’eût été un oubli de ma propre dignité autant qu’un manque d’égards envers mon hôte, et je m’assis tranquillement sur mon tabouret, me promettant d’avoir l’œil sur mes voisins, afin de faire comme eux.

A un signal donné par Osman aga en frappant ses mains l’une contre l’autre1, un serviteur parut, et les plats, apportés un à un sur la table, commencèrent à défiler avec une rapidité et un pêle-mêle à dérouter toutes nos habitudes gastronomiques et à faire reculer d’horreur un Brillat-Savarin. Ce fut d’abord une succession de légumes, bames, laitue, tomates, aubergines, assaisonnés de différentes manières; puis du caviar, du

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