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Presque toutes les boutiques sont construites de manière

il vous répondra poliment, mais laconiquement : « Cinquante, cent piastres ! » Peu au fait des mœurs et des coutumes du bazar, vous croirez bien faire de marchander : « Comment , cent piastres ! y penses-tu? Un objet qui en vaut à peina cinquante! Je t’en offre moitié, si tu veux. » Pour toute réponse, il soulèvera légèrement son menton et se remettra à fumer. Vous insisterez en vain, il ne vous rabattra pas un para.

Il en est autrement avec les marchands, ou chrétiens ou juifs du bazar. De cent piastres , ils descendent successivement à quatre-vingts , à soixante, à quarante et même au-dessous. Règle générale : offrez à l’Arménien la moitié du prix demandé, le tiers au Grec, le quart au Juif. Mais pour le musulman , si vous avez envie de sa marchandise, résignez-vous à la payer le prix qu’il vous l’aura faite d’abord.

Comme on ne saurait déterminer un Osmanli à donner sa parole à faux , il ajoute une foi implicite à celle des autres. Faites serment devant lui que telle chose est vraie , il vous croira , fût-ce la chose la plus extraordinaire et qui répugne le plus à sa raison ou à son intérêt. Dernièrement un officier français se rend au bazar pour acheter du drap pa-

que l’acheteur, au lieu (l’entrer, se tient dehors ou sur le trottoir, tandis que le vendeur est dedans.

rcil à celui qu’un de ses camarades avait acheté la veille ; mais le marchand n’en avait plus. 11 va chez un autre, qui lui en demande un prix un peu plus élevé. L’officier se récrie en montrant l’échantillon qu’il a apporté. Le marchand considère l’échantillon , s’assure que la qualité de l’étoffe est la même, et propose à l’acheteur d’affirmer par serment qu’il dit la vérité quant au prix. Celui-ci, curieux de voir la fin de celte contestation , consent à faire le serment exigé ; alors le marchand lui abandonne le drap au même prix que son confrère.

Cette confiance dans la parole donnée, cette dignité, cette réserve, me plaisent, je l’avoue. Je ne sais pourquoi chez nous celui qui vend affecte de se placer au-dessous de celui qui achète. En Turquie, le vendeur marche de pair avec l’acheteur. II y a plus, on dirait qu’il fait son métier autant pour obliger que pour s’enrichir.

De fait , il ne s’inquiète pas beaucoup de sa vente, et regarde sans jalousie celle de son voisin plus favorisé. « Mon tour viendra demain, » pense-t-il. Lorsque la voix du muezzin se fait entendre , si le temps est mauvais, il fait ses prières et ses prosternations dans sa boutique1, au milieu des allants et des venants, avec le même recueillement que s’il

1. La prière mahométane, ou namas, se compose de génuflexions, r’k’a, et d’adorations, souddoud, qui consistent à se prosterner la face contre terre.

était dans le désert; ou bien il se rend à la mosquée voisine, laissant sa marchandise sous la seule garde de la foi publique.

Au retour, il trouve tout intact. Dans cette immense capitale, où le patron s’absente de sa boutique à des heures fixes et connues d’avance, où la porte des maisons , la nuit , n’est fermée que par un simple loquet , il ne se commet pas quatre vols par année. A Péra et à Galata , habités exclusivement par les chrétiens , il ne se passe pas de jour que l’on n’entende parler de vols et de meurtres.

La probité est la môme dans les campagnes. Écoutez le récit d’un voyageur anglais, dans une lettre adressée dernièrement au Daily-News :

« J’avais loué aujourd’hui un paysan bulgare avec son chariot à bœufs , pour transporter mon bagage et celui de mon compagnon, ancien militaire et Hongrois. Malles, portemanteaux, sacs de nuit, manteaux, fourrures et châles, tout était exposé au grand air. Voulant acheter du foin pour nous étendre dessus pendant la nuit (les lits sont ici un mythe), un Turc, poli s’il en fut, offrit de m’accompagner. Le paysan détela ses bœufs et les laissa avec tout notre équipage dans la rue. «. Il faut que quelqu’un reste là, >» dis-je en le voyant s’éloigner.

« — Pourquoi? demanda le Turc surpris.

« — Pour garder nos effets.

•« — Ohî répliqua le musulman , ce n’est pas né- « cessaire ; ils pourraient demeurer là toute une « semaine, nuit et jour, personne n’y loucherait. » « Je me rendis à cette raison, et, quand je revins, je trouvai que tout avait été respecté. Notez bien que tous les soldats de l'Islam passent et repassent sans cesse.... Que ce fait soit proclamé aux chrétiens dans toutes les chaires de Londres, quelquesuns croiront rêver ; qu’ils se réveillent ! »

Rien de pittoresque, d’ailleurs, comme ces bazars, avec leurs mille rues voûtées, assez larges pour que des arabas remplis de femmes turques et arméniennes y cheminent à l’aise, et où sont réunies toutes les industries similaires : ici les pelleteries et les fourrures; là, l’orfèvrerie et la bijouterie ; plus loin , les tissus de soie et de coton , la confiserie , les essences, les livres, la gravure sur métaux, etc. Toutes ces industries, à l’exception de l’orfèvrerie et des tissus , sont entre les mains des Turcs. Les Grecs sont marchands de draps, tailleurs, cordonniers; les Arméniens, bijoutiers, horlogers, brodeurs , passementiers , fabricants de babouches ; les Juifs, courtiers, ferblantiers, fripiers, marchands de bric-à-brac, etc.

Ces diverses industries forment des corporations ou esnafs , sous la surveillance d’un chef choisi par elles et reconnu par la Porte.

Mais toutes les industries, comme tous les genres

<le commerce, ne sont point concentrés dans les bazars ; il y a encore les industries nomades , exercées par une classe spéciale d’individus, dont la physionomie et le genre de vie offrent certaines particularités curieuses à observer.

Ces individus sont désignés sous le nom de békiars (célibataires). Ce sont les Savoyards et les Auvergnats de la Turquie ; la plupart viennent des provinces de l’intérieur, et principalement de l’Anatolie, à Constantinople et dans les Échelles , où ils amassent, à force de labeurs, de patience et d’économie , un petit pécule qui leur sert à retourner plus tard dans leur pays natal et à s’y établir.

Leur nombre à Constantinople n’est pas évalué à moins de soixante-quinze ou soixante-seize mille, dont deux cinquièmes sont des Turcs , et le reste des Grecs et des Arméniens.

La plupart quittent leurs villages sans avoir ni profession ni but déterminés , et s’en remettant au hasard du soin de les pousser dans la voie qui doit être la meilleure pour eux. Le voyageur Fontanier parle de deux békiars arméniens qui s’étaient joints à sa caravane en quittant Erzeroum, et dont l’un était orfèvre , l’autre palefrenier. Il les retrouva au bout de quelque temps à Stamboul, le premier pâtissier , le second vendeur de tabac.

Néanmoins les békiars s’adonnent de préférence aux petites industries qui exigént un attirail et une

mise de fonds peu considérables, telles que celles de hammal (portefaix), saqqa (porteur d’eau), khalvailji (vendeur de khalva) , chekerdji (vendeur do sucreries), djiguerdji (vendeur de foies de mouton), etc.

Les hammals sont ordinairement des Turcs ou des Arméniens de l’Anatolie. Cette classe de békiars est fort nombreuse et ne comprend pas moins de quatre ou cinq mille individus, divisés par chambrées ( odas ) et places sous la surveillance d’un chef ( hammal-bachi ). En effet, les rues de Constantinople , à l’exception d’un petit nombre et pour de courtes distances, ne permettant pas la circulation de charrettes chargées de matériaux pesants ou volumineux, ces transports se font à dos d’homme ou à l’aide de chevaux et d’ânes. Les hammals se tiennent aux abords de toutes les échelles de Topkhané et de Calata , ou à l’entrée des khans où sont établis les comptoirs des négociants. C’est de là qu’ils partent, tantôt isolément, pliant sous un poids de cinq ou six quintaux, tantôt par troupes de huit, douze ou seize hommes, transportant en commun, à l’aide de longues perches posées sur leurs épaules, et en marchant au pas de course, des barriques d’une dimension colossale. 11 est quelquefois dangereux de se trouver sur le passage de ces trains, surtout quand ils évoluent pour entrer dans une rue transversale, et, malgré le cri de gtiarda !

yuarda! poussé par les hammals, le passant n’a pas toujours le temps ou l’adresse nécessaires pour éviter leur contact.

La probité des liammals est plus sûre encore que celle de nos Auvergnats. Ce sont eux qui transportent les groups d’espèces des comptoirs de Galata aux navires en partance, et vice versa , et il est, je crois, sans exemple qu’un colis ait jamais manqué à l’appel. Il est vrai qu’ils sont aidés en cela par l’honnêteté proverbiale de la nation. Un négociant de Galala revenait de Stamboul avec un sac de deux mille piastres en becliliqs *. En débarquant à l’échelle de Topkhanè, le sac crève, les pièces tombent et s’éparpillent sur le quai ; quelques-unes même roulent jusque dans la mer. La foule se précipite; les kaïkjis plongent dans l’eau. Le propriétaire, inquiet, suit tous ces mouvements; puis il se rassure en voyant que de toutes parts les piastres, au fur et à mesure qu’elles sont retrouvées, sont réintégrées dans le sac. Un hammal prend alors le sac, le charge sur son épaule, et accompagne le négociant jusqu’à sa demeure. Celui-ci, après avoir payé au hammal le prix de sa course , s’empresse de compter les bechliqs : il n’en manquait pas un seul.

Les sagqas sont les porteurs d’eau de Constanti-

I. Pièces de cinq piastres en argent d’un titre très-inférieur.

nople. Munis d’une outre de cuir, qu’ils portent suspendue en écharpe, ils vont puiser l’eau aux fontaines publiques alimentées par les bends ( réservoirs), et en approvisionnent les maisons des particuliers qui ne sont point pourvues de fontaines ou de citernes. La meilleure eau est celle de Belgrade, village au nord de Constantinople, dans une fraîche vallée , au milieu de magnifiques forêts. L’avant-dernier ambassadeur à Vienne (c’était, je crois, Chékib efendi, qui vient de mourir), ne pouvait point en boire d’autre; et il faisait venir, à grands frais , sa provision de Constantinople par le Danube.

Les chekerdjis et les khalvadjis parcourent les rues et les lieux de réunion en portant devant eux de petites tablettes couvertes de sucreries et de confitures de toute espèce. Le khalva est une pâte particulière faite d’amandes , de miel et de parfums, dont les Turcs sont très-friands.

Le bagage des djiguerdjis consiste en une longue perche qu’ils portent sur l’épaule, et d’où pendent des lambeaux de foie ou de mou qui attirent autour d’eux une multitude de chiens et de chats affamés. De bonnes âmes leur achètent leur marchandise et la distribuent à ces pauvres bêtes , dont la charité musulmane se reprocherait l’abandon comme une offense envers Dieu.

Mais aucune de ces professions ambulantes ne

saurait se comparer, comme importance ou comme nombre, à celle des kiatibs, ou écrivains publics, et des caïkjis.

Les kiatibs (on donne également ce nom aux copistes des diverses administrations) se recrutent exclusivement parmi les Turcs; aussi ne doivent-ils pas être compris au nombre des békiars. De plus, cette profession suppose certaines études préalables, qui en font presque une profession libérale. Un kiatib est un lettré; il a droit au titre d’efendi.

Les écrivains ont, en général, leur boutique aux abords des bazars et des mosquées. Accroupis sur leurs talons, ayant devant eux une petite table carrée de six pouces de haut , sur laquelle ils appuient leur papier, à moins qu’ils ne préfèrent écrire sur leur genou , la ceinture garnie d’un encrier de laiton muni d’un long étui aplati, où sont renfermés les kalsm (plumes de roseau) et le canif, ils attendent, les besicles sur le nez, que la pratique vienne ; et ils ne chôment pas, vu le petit nombre de gens en Turquie qui savent écrire. En effet, on ne compte pas moins de sept espèces différentes d’écritures, correspondant chacune à un usage particulier, tels que le nessik , qui s’emploie uniquement pour la transcription du Coran et des livres sacrés; le divani , usité dans les firmans et les actes officiels; le rikâ ou écriture cursive, etc. Tantôt c’est

un békiar qui veut faire donner de ses nouvelles à sa famille; tantôt un artisan qui désire présenter un placel au grand vizir; d’autres fois, une mère qui demande au kiatib de lui tracer un verset du Coran sur un petit morceau de papier qu’elle suspendra, en guise de nusha (amulette), au cou de son enfant malade. Ordonnance , placet , lettre , autant d’écritures diverses. Quelquefois, mais plus rarement, les fleurs jouant un plus grand rôle que le papier dans ces sortes d’affaires, la missive cache un rendez-vous ou quelque intrigue d’amour. Un matin, de très-bonne heure, ùne femme, la figure entièrement cachée par son yachmak , s’arrêta devant l’échoppe d’un kiatib , sur la place qui entoure la mosquée de Yéni-Djami. « Efendum, ditelle, je voudrais écrire à mon frère, qui demeure à tel endroit.

— Dicte toi-même, répondit le vieillard; je remplirai fidèlement tes intentions , avec l’aide de Dieu. »

Cependant, au bout de quelques instants, il posa son kalem sur la tablette qui lui servait de pupitre, et s’adressant à sa cliente ; « Hanem , dit-il d’une voix grave et sans lever les yeux , à qui écris-tu ainsi?

— Ne te l’ai-je pas dit ? répondit la jeune femme saisie d’un tremblement subit; à mon frère.

— A qui appartiens-tu?

— Je suis la femme de tel efendi.

— Sait-il que tu es dehors à cette heure?

— Il est en voyage.

— Où demeures-tu ?

— Dans tel quartier.

— Eh bien , pourquoi ne t’es-tu pas adressée à tel kiatib , ton voisin ? c’est un homme habile.

— Oui, babarn (mon père), mais sa boutique n’était pas ouverte , et je suis pressée. »

Le vieil écrivain prit la feuille de papier à moitié écrite et la déchira en plusieurs morceaux.

« Eh bien ! que fais-tu ? s’écria la jeune femme de plus en plus troublée. Crains-tu que je ne veuille pas te bien payer? »

Et , en disant ces mots , elle tire avec empressement son mouchoir de son sein, et cherche d’une inain tremblante le coin où, suivant l’usage, elle a lié les pièces de monnaie pour la dépense du jour.

« Cela n’est pas nécessaire. Crois-moi , hanem , retourne dans ta maison ; cela vaut mieux que d’écrire ainsi à ton frère, quand ton mari est absent.

— Oui, babam. »

Et la pauvre femme , se levant de la natte où «die s’était accroupie, reprit lentement le chemin de son logis; le vieil écrivain la suivit des yeux jusqu’au bout de la rue, et reprit tranquillement son tchibouk.

ICO »

Les calkjis ou conducteurs de caïques (c’est le nom donné à ces milliers de bateaux qui sillonnent à toute heure du jour le canal et le port, et qui sont comme les fiacres de Constantinople) forment la corporation la plus considérable , bien que leur nombre ait beaucoup diminué depuis rétablissement de la compagnie des bateaux à vapeur du Bosphore, il y a quatre ou cinq ans. Rien de plus gracieux que ces espèces de pirogues élancées, faites en forme de navettes, longues de quinze à vingt pieds sur trois et demi au plus dans leur plus grande largeur, terminées par deux becs à l’arrière et à l’avant (ce dernier trèsaffilé et armé d’un petit éperon), sculptées intérieurement et couvertes de dorures à l’extérieur. Rien de plus pittoresque aussi que l’attitude et le costume des rameurs, avec leurs larges pantalons, leur tête rasée, leur poitrine recouverte seulement d’une chemise en soie de Brousse, assis sur le milieu du bateau, faisant face à la poupe, et armés chacun de deux avirons qu’ils plongent de concert dans l’eau en les ramenant de l’avant à l’arrière avec une vigueur et une dextérité merveilleuses. En remontant le Bosphore, le calque suit aisément un cheval au trot, et, à la descente, il lui laisserait prendre peu d’avance sur lui , fût-il mis à l’allure la plus allongée.

En jour (c’était quelques années avant la révo-

lution française), on vantait , en présence d’un baïle (ambassadeur) de Venise , l’habileté des bateliers turcs et la rapidité qu’ils savaient imprimer à leurs caïques ; on n’hésitait pas à les proclamer supérieurs à ceux de toutes les autres nations. Le représentant de la sérénissime république prit feu à ces mots et revendiqua la supériorité en faveur des gondoliers de Venise, offrant de parier ce que l’on voudrait pour ses nationaux. Le chevalier d’Ainshey, ambassadeur d’Angleterre , releva le gant et paria pour les Turcs. Les enjeux étaient considérables. On prit jour au printemps suivant , pour donner au baïle le temps de faire venir des gondoliers de choix. Les Turcs furent vainqueurs.

Outre les caïques publics qui stationnent aux diverses échelles et qui sont conduits par un, deux ou trois rameurs, il y a les caïques des particuliers, montés par des caïkjis attitrés qui font partie de leur maison , et munis de deux à cinq paires de rames, suivant le rang des propriétaires. Ce dernier nombre est le maximum fixé par les règlements pour les ministres d’État et les ambassadeurs. Le caïque du sultan est conduit par quatorze rameurs et surmonté d’un tendelet rouge.

Il y a aussi le pazar-caïk, qui est au caïque ordinaire ce que l’omnibus est au fiacre ou à la voiture de remise, et qui, moyennant quelques paras, transporte les passagers de Stamboul aux divers villages

qui bordent la Corne-d’Or et le Bosphore. Ici les sexes, les âges, les religions môme sont confondus.

« Musulmans, Grecs, Arméniens, Juifs, Francs mêmes, tous sont les bienvenus. Les femmes, voilées de leur yaehmak , se tiennent à la poupe avee leurs petits enfants dans leurs bras ou à leurs côtés ; les hommes occupent le milieu du bateau. Pas de conversation bruyante , d’éclats de rire indécents , de contes grivois pour passer le temps. On parle à voix basse , et souvent pendant tout le trajet il a régné le plus profond silence. A la proue sont quatre, six ou huit rameurs choisis, vigoureux, athlétiques. Chacun d’eux fait mouvoir une rame longue et pesante. Tous vont en mesure; la mer écume sous leurs coups redoublés. En voyant cette grosse barque et la population nombreuse qu’elle contient, on à peine à croire que leurs efforts puissent lui imprimer un mouvement si rapide , surtout quand les vents sont contraires. Alors la fatigue est extrême; la sueur ruisselle de leurs fronts basanés , de leurs larges poitrines. D’autres fois, car tout est compensation dans ce monde, les vents sont favorables et les courants peu rapides , les voiles suffisent et les rameurs restent les bras croisés'. »

Le genre de vie des caïkjis , leurs mœurs , leurs

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