DEGRÉ DES ÉCOLES
écOLES
éLËVRH
Musulmans
École secondaire de earcous
Ecoles Drimaires — '
Grecs orthodoxes . . .'
1 Ecoles secondaires de garçons
1 — primaires —
— — de filles
Arméniens Grégoriens
Ecole orimaire de crarcons
Catholiques étrangers
Israélites
École orimaire de ffarcons
— secondaire —
Totaux
llyaà Ménémèn une station télégraphique à service intérieur, c'est-à-dire où la langue turque est seule en usage.
Les maisons ainsi que les magasins du bazar, sont pour la plupart construits soit en pierre, soit en pierre et en bois. Quelques maisons seulement sont en pisé. L'aspect de la ville, dominée par la colline où s'élèvent 10 à 12 moulins à vent, est assez agréable. Les rues principales sont larges, assez bien alignées et éclairées au pétrole. Ménémèn est le marché où se vendent
488 VILAYET DE SMYliNE
les produits de tous les villages environnants. A cet effet, il 8*y réunit, chaque lundi, une population nombreuse. Ce marché est aussi fréquente par les commerçants de la ville de Smyrne, qui n'est qu'à 32 kilomètres, et d'où ils peuvent venir par le chemin de fer en 1 h. 1/4. Ménémën est aussi en communication avec Pergame par une route carrossable de 76 kilomètres.
C'est à Ménémèn que commence la dérivation des eaux du Ghédiz, dont Tembouchure, ainsi qu'il est dit plus haut dans le chapitre spécial de la ville de Smyrne, a été déplacée afin de garantir son port contre l'ensablement qui menaçait d'une façon imminente. La nouvelle embouchure du fieuve se trouve aujourd'hui reportée beaucoup plus haut, vers le nord, à la limite des deux cazas de Ménémèn et de Fotcha. Les 20,000 hectares de terrains d'alluvions qui forment la fertile plaine de Ménémèn sont maintenant à gauche de YHermiis (Ghédiz), comme cette ville même auparavant séparée d'eux par le fleuve.
Les environs de Ménémèn produisent d'excellents melons, qui se conservent facilement tout l'hiver. La principale et, pour ainsi dire l'unique culture de la plaine, est celle des céréales, assez productive dans ces terrains alluviaux, enrichis par les dépôts du Ghédh,
Lefké. — Lefké, village situé au bord de la mer, à 23 kilomètres sud-ouest de Ménémèn, est l'ancienne ville de Leucae, choisie comme place de guerre par Aristonic, fils naturel du dernier roi de Pergame, lorsqu'il disputa là possession du royaume aux Romains. Les alluvions ont, dans la suite, réuni au continent l'île où était bâtie Leucae.
CAZA DK TCHESMÉ
. — Le caza de Tchesmé, composé d'une partie de l'ancienne presqu'île d'Erythrée, est situé à l'ouest du sandjak d'Aïdin, en face l'île de Chio. Il est limité
au nord, par la baie de Tchesmé et le nahié de Karabouroun du Merkez-caza de Smyrne, à Test par le caza de Vourla, au sud par l'archipel ottoman, et h Touesl parle canal de Chîo.
Superficie. — Sa superficie totale est de 507 kilomètres carrés, comme suit : *
Cultures 1 55 kilom. carrés.
Pâturages 45 —
Montagnes 305 —
Forêts 2 —
Total : 507 kilom. carrés.
Division administrative. — Il est subdivisé en un nahié qui est Alalchata, et l'on y compte \ 3 villages, dont 1 0 dans la circonscription du chef-lieu et 3 dans celle du nahié.
Autorités. — L'autorité administrative y est exercée par le caïmakam et le mudir, respectivement assistés de leurs conseils administratifs.
Population du caza. — Sa population totale est de 28,057 habitants, comme suit :
Musulmans 20,307 hab.
Grecs-orthodoxes ..... 7,200 —
Étrangers 500 —
Israélites 50 —
Total : 28,057 hab.
Chef-lieu. — Tchesmé, chef-lieu du caza, résidence ottîcielle du caïmakam et siège des services publics, est située sur la rive orientale du canal de Chio, à 9 milles sud-est de la ville de Kastro, à 70 kilomètres ouest de Smyrne, et à 35 kilomètres ouest de Vourla. Son port naturel est vaste et sûr ; des flottes considérables peuvent facilement s'y mettre à l'abri, et Ton y a
4ÎK) VIFAYET DR SMYRNE
vu plusieurs fois séjourner plusieurs escadres à la fois. Il esl relié par la voie lerreslre à Smyrne, au moyen d'un chemin qui peu h peu est transformé en route carrossable, passant par Alatchata ol Vourla, avec embranchements sur plusieurs autres localités voisines. La longueur totale de cette voie avec ses embranchements esl de 105 kilomètres, dont 40 sont transformés en chaussée.
Population. — La population de la ville de Tchesmé, comprise dans le chiffre précité de celle du caza, estde 5,550 habitants, comme suit :
Musulmans 4,000 hab.
Grecs-orthodoxes 1,000 —
Etrangers 500 —
Israélites . 50 —
Total : 5,550 hab.
Tchesmé est une ville moderne ; on ne connaît rien dans son passé qui se rattache, soit aux temps antiques, sjit aux moyen âge. Son port, garanti contre les vents d'ouest par Tîle de Chic, a tout à fait remplacé l'ancien port d'Erythrée, moins bien abrité, et celte ville antique a cessé peu à peu d'exister; une très petite partie de son emplacement se trouve seule occupée par le village grec de Rythri, bâti hors de ses murailles. Tchesmé ne compte pas plus de t,200 maisons, toutes bâties en pierre, blanchies à la cbaux, avec destoils en terrasses et quelques palmiers ça et là autour des minarets de ses mosquées. Ses principales rues sont éclairées au pétrole. Celte petite ville ne saurait certes pas plus que Rythri, compenser la perte d'Éry- Ihrée ; toutefois son port n'est pas sans quelque importance commerciale. Les importations et exportations faites annuellement parcelle voie, fournissent en moyenne à la douane, à raison de 8 0/0 sur la valeur des premières et 1 0/0 sur celle des secondes, une recette totale de 4,000 livres turques; soil, environ,
92,000 francs, dont plus des deux tiers sont prélevés sur les exportations (à raison de 1 0/0, ad valorem).
Navigation. — Mouvement maritime du port de Tchesmé, du 1/13 mars 1891 au 28 février 1892 :
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