‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 153 sur 178 · EXTRAITES · texte numérisé non relu

EXTRAITES

VALEUR

EN FRANCS

Mines de chrome . .

— de maDganèse

francs environ 56

tonnes 20.050

Total

Il I

MUTESSARIFLIR DE BIGHA

CiiiiF-LiiiU : DARDANELLE

Orientation, limites. — Le mutcssariflik de Bigha est UQ sandjak relevant direclemenl de l'aulorilé adraînislralive centrale, c'est-à-dire du Ministère de l'intérieur, sans dépendre d'aucun vilayet. Il est situé à Textrémilé occidentale de l'Asie ottomane, entre les 23H5'et 2o<>10' de longitude, et les 39'30'a 40o30' de latitude.

Ses limites sont, au nord, la mer de Marmara (Propontide); à l'est, le vilayet de Brousse; au sud, le golfe d*Adramit; h l'ouest, enfin, la mer Egée et le détroit des Dardanelles (Ilellespont).

Superficie. — Sa superficie totale est de 7,500 kilomètres carrés, ou 750,000 hectares. Cette surface se présente très approximativement comme suit :

Champs de céréales, plantes légumineuses, etc . . . . 41,117 hectares

Cultures. . < Plantation d'oliviers . . .

Vignobles

Chôuesà valloiiéo

A reporter

Forêts. — Les forêts de ce caza sont principalement peuplées de pins d'Alep cl Laricio, de cèdres, de styrax et de chênes. La superficie de celles qui sont exploitées par TÉlal ou sous sa surveillance, est, comme il est dit ci-dessus, de 1,080 kil. carrés. Les quantité de coupes annuelles et de la récolte d'écorces de pin sont en moyenne, comme suit :

Coupes annuelles . . . . 11,000 mètres cubes; Kcorces pour tanneries . 6,000 quint, métr.

Notices historiques, antiquités. — Telmissus

(Makri). — Le caza de Makri est composé de presque toute l'ancienne Lycie. Les restes de villes lyciennes y sont très nombreux. On sait que la petite ville actuelle de Makri occupe une minime partie de l'antique Telmissus, célèbre dès la plus haute antiquité par un collège de devins qui furent souvent consultés par les rois de Lydie et de Phrygie. Crésus leur envoya une députation au moment de déclarer la guerre aux Perses. Alexandre le Grand demanda au devin Aristandre, la révélation de son avenir. On voit encore près de Makri l'acropole de Telmissus, entourée de fortes murailles reconstruites successivement au moyen âge avec les matériaux antiques, parles Génois et par les chevaliers de Rhodes. Des inscriptions y sont encastrées. Le théâtre, situé près de la mer, a de très importantes parties en parfait état de conservatiou. De magnifiques sarcophages de pur style lycien, ornés de belles sculptures, forment, avec ce théâtre et des chambres taillées dans le roc et qu'on suppose avoir été habitées par la corporation des devins, les principaux attraits de ces intéressantes ruines.

Carmylessus (Lévissi). — Le cap voisin de Lévissi est celui que Ton nommait dans l'antiquité cap Carmylessus et près duquel était une ville de même nom que plusieurs savants croient avoir été bâiie jadis sur l'emplacement occupé aujourd'hui parla ville de Lévissi, toute moderne et n'ayant pas plus de 200 ans d'existence.

Xanthus ou Arna (Gunek). — Le hameau de Gunek, situé par 27* 2' de longitude et 36** 20' de latitude, au bord de la rive gauche du Kho^/a-ichaï {ancien fleuve Xanthus), à 8 kil. nord-ouest de Fournas, à 10 kil. sud-est de Keslep, chef-lieu du nahié d'Echèn, et à 7 kil. nord-est de Tenobouchure du fleuve précité, est à proximité des ruines de Xanlhus, ancienne capitale de la Lycie. Plusieurs des plus beaux monuments de cette ville ont été transportés en 1847 au Bristish Muséum. Leur célébrité est trop grande dans le monde savant pour qu'il y ait lieu de les décrire; mais il reste encore, autour de Tacropole et dans son enceinte, sur le véritable emplacement de Tancienne Arna, beaucoup plus de monuments archaïques du plus puissant intérêt.

Tlos (Douvar). — Douvar (le mur), village situé à 25 kil. au nord de Gunek, à 3 kil. est de la rive gauche du même fleuve, est bâti à 300 m. environ au-dessus de la vallée voisine, au milieu de Tacropole de Tlos, Tune des plus antiques et des principales villes de la Lycie, fondée par le héros Tlos, fils de Trémilus qui donna son nom aux Termites. On y remarque surtout la nécropole, où se voit, sur un tombeau en forme de temple, un bas-relief représentant Bellérophon monté sur Pégase, au sommet d'un roc, et combattant un léopard. Ce bas-relief, lors de sa découverte par MM. Spratt et Forbes, en 1847, portait encore des traces de polychromie. Un autre basrelief, découvert par eux dans la plaine, représente le siège de Tlos. Le théâtre, appuyé sur le flanc du rocher, près de grands édifices de l'époque romaine, est entièrement conservé.

Tinara (Minareh). — Minareh, village situé au pied du versant orienlal de l'Anli-Cragus, à 20 kil. sud-est de Makri et à 7 kil. de la rive gauche de Khodjatchai (Xanthus), occupe un emplacement très voisin des ruines de l'antique ville de Pinara, l'une des six les plus populeuses et les plus puissantes de la confédération lycienne. Ces ruines, à peu près intactes, consistent en une roche colossale en forme de pyra-

Lit

MUTESSARIFLIR DE BIGHA

CiiEF-LiEU : DARDANELLE

Orientation, limites. — Le mutessariflik de Bigha est un sandjak relevant dircclemenl de Taulorilé adrainislralive centrale, c'est-à-dire du Ministère deTintérieur, sans dépendre d'aucun vilayet. Il est situé à l'extrémité occidentale de l'Asie ottomane, entre les 23H5'et 25«I0' de longitude, et les 39^30' à 40o30' de latitude.

Ses limites sont, au nord, la mer de Marmara (Propontide); à l'est, le vilayet de Brousse; au sud, le golfe d'Adramit; à l'ouest, enfin, la mer Egée et le détroit des Dardanelles (Hellesponl).

Superficie. — Sa superficie totale est de 7,500 kilomètres carrés, ou 750,000 hectares. Cette surface se présente très approximativement comme suit :

Champs de céréales, plantes

légumineuses, etc . . . . 4i,H7 hectares

C^///wr^*. . ^ Plantation d'oliviers .... 1,547 —

Vignobles 838 —

Chônes à valloîiéo 206,510 —

A reporter. 310,012 —

MUTESSARIFLIR DE BÏGHA

CiiEF-Lii- u : DARDANELLE

Orientation, limites. — Le mutcssariflik de Bigha est un sandjak relevant dircclemenl de Taulorilé adminislralive centrale, c'est-à-dire du Ministère deTintérieur, sans dépendre d'aucun vilayet. Il est situé à Fextrémité occidentale de l'Asie ottomane, entre les 23H5' et 25«10' de longitude, et les 39**30'à 40o30' de latitude.

Ses limites sont, au nord, la mer de Marmara (Propontide); à Test, le vilayet de Brousse; au sud, le golfe d'Adramil; à l'ouest, enfin, la mer Égôe et le détroit des Dardanelles (Hellespont).

Superficie. — Sa superficie totale est de 7,500 kilomètres carrés, ou 750,000 hectares. Cette surface se présente très approximativement comme suit :

Champs de céréales, plantes

légumineuses, etc . . . . 4i,H7 hectares

Cultures. . { Plantation d'oliviers .... 1 ,547 —

Vignobles 838 —

Chônes à valloiiéc 206,510 —

A reporter. 310,012 —

MUTESSARIFLIR DE BÏGHA

CiiEF-LiiilU : DARDANELLE

Orientation, limites. — Le mutcssariflik de Bigha est cm sandjak relevant dircclemenl de Taulorilé admînislralive centrale, c'est-à-dire du Ministère de l'intérieur, sans dépendre d'aucun vilayet. Il est situé à l'extrémité occidentale de l'Asie oltomane, entre les 23H5'et 25"10' de longitude, elles 39^30' à 40o30' de latitude.

Ses limites sont, au nord, la mer de Marmara (Propontide); à l'est, le vilayet de Brousse; au sud, le golfe d'Adramit; à l'ouest, enfin, la mer Egée et le détroit des Dardanelles (Hellespont).

Superficie. — Sa superficie totale est de 7,500 kilomètres carrés, ou 750,000 hectares. Cette surface se présente très approximativement comme suit :

Champs de céréales, plantes

légumineuses, etc . . . . 4i,H7 hectares

Cultures. . { Plantation d'oliviers .... 1 ,547 —

Vignobles 838 —

Chônes à vdloiiéo 206,510 —

A reporter. 310,012 —

MDTESSARIFLIR DE BMA

CiiEF-LiEU : DARDANELLE

Orientation, limites. — Le mutessariflik de Bigha est un sandjak relevant dircclemenl de Taulorilé administrative centrale, c'est-à-dire du Minislère deTintérieur, sans dépendre d'aucun vilayet. Il est situé à l'extrémité occidentale de l'Asie ottomane, entre les 23H5'et 25"I0' de longitude, elles 39**30'à 40o30' de latitude.

Ses limites sont, au nord, la mer de Marmara (Propontide); à Test, le vilayet de Brousse; au sud, le golfe d'Adramit; à l'ouest, enfin, la mer Egée et le détroit des Dardanelles (Hellesponl).

Superficie. — Sa superficie totale est de 7,500 kilomètres carrés, ou 750,000 hectares. Cette surface se présente très approximativement comme suit :

Champs de céréales, plantes

légumineuses, etc . . . . 4i,H7 hectares

Cw//w;w. .{ Plantation d'oliviers .... 1,547 —

Vignobles 838 —

Chôues à vtvUoîiéo 206,510 —

A reporter. 310,012 —

MUTESSAIUFLIK DE DIGHA

Iteport. . . 310,012 —

Forets domaniales 106,901 —

IWrains incultes^ moaU^iics, pâturages,

terres en friche 243,087 —

Total. . . 7îiU,000 hectares ou environ 8,150,000 deunum*.

Division administrative. — Le sandjak do Digha est admînistrativemcnt divisé en 5 cazas et 8 nahiés, et Ton y compte 483 villages comme suit :

CAZAS

NÂHIÉS

VILLAGES

Kalè-i-SuItaDiô daneltes

(Dar-

l© Eren-kenï

Biirha

20 Dimétoka. — 3» Tchan. — 4« kaid-iiiijiia. . Ko i^^f «fAg, ... 6® Tchardak. - * t r . - . . . . . . ^ * t . • -

Lampsaki

Ezioè

70 Baîramilch. ^ 8» Koum-kalô ...

Alvadjik

5 razas

8 nahiés

Division militaire. — Le mutessarîflik de Bîglia est le qiiarlier-général d'un corps de Iroupes d'environ 6,000 hommes répartis entre les diverses forleresses et casernes du détroit des Dardanelles et de TArchipel, sous le commandement en chef d'un général de division {féri/î), gouverneur militaire du sandjak et commandant supérieur des forteresses précitées. Il a sous SOS ordres immédiats 2 régiments d*arlillerie à pied et 1 régiment du génie en garnison dans la province. Ces troupes ne sont pas assujetties à des exercices fatiguants et sont bien nourries ; leur habillement et la régularité de leur solde laissent parfois h désirer, dit-on dans le pays. Cependant la parfaite satisfaction de tous les besoins des troupes semble être assurée,

(i) Un deunum écal» 9 ares 1930

puîsqiie le gouverneur civil est tenu de verser chaque année au gouverneur militaire, pour pourvoir aux dépenses nécessaires à son service, la somme de 70,000 livres turques, soit environ 1,600,000 francs, représentant plus de la moitié du revenu brut de la province, circonstance qui donne parfois lieu à certains tiraillements entre ces deux hauls fonctionnaires.

On emploie de préférence les soldats du rédif(%^ contingent militaire) aux travaux de défense et autres ouvrages sans cesse élevés sur les deux rives du détroit, sous la direction d'officiers allemands au service de la Turquie, et la haute surveillance du général Assaf-Paclia, membre de la commission d'inspection des forteresses de Tempire ottoman.

Les forts et les batteries sont armés de canons Krupp d3 gros calibre, entretenus en bon état.

Ces fortifications sont au nombre de 16 principales, dont 6 sur la côte d'Asie dans le mutessariflik de Bigha, et 10 sur la côte d'Europe, dans le vilayel d'Andrinople, saudjak du Gallipoli, comme suit :

Côte d'Asie.

Kalè'i'Sultaniê ou Tchanak-Kalè (Dardanelles). C'est une ancienne forteresse de 1"^ ordre que Ton transforme et augmente actuellement. On rappelle vulgairement : Château fort d'Asie;

Kown-Kalè ;

Hamidiêj fort récemment construit;

Bledjidiê; ancienne batterie de Keussébournou;

Naghara (ancienae Abydos).

Cûte d'Europe.

Sid'îil-Bahr;

Avouzlar ;

Medjidièy de construction récente ;

Namazièh ;

Kilid-Bahr (ancien château-fort d'Europe) ;

Déirmen-boitmou ;

Tc/iam-ùournoti ;

Miudos (batterie de) ;

692 MUTESSAUIFLIK DE BIGIIA

Bokali'Kalè ;

Kilia-tepéj ancienne Sestos.

Ces ouvrages sont, de chaque côlé, reliés entre eux par une roule stratégique et par une ligne télégraphique. Oulre que de nouveaux ouvrages sont projetés sur les deux côlcs, cet armement est encore comploté par de nombreuses redoutes établies dans la presqu'île de Gallipoli et qui sont destinées à mettre les forts du détroit à l'abri d'une attaque à revers eu cas d'un débarquement soit dans le golfe de Saros, soit sur la côte eu face de l'île d'imbros.

Des torpilles sont aussi immergées dans le détroit, dans l'espace compris entre Koum-Ralè et Tchdnak-Kalè.

Autorités civiles. — L'autorité administrative est exercée dans le mutessariflik de Bigha : 1^ par un mutessarif, gouverneur, qui réside aux Dardanelles, chef-lieu du sandjak et du merkez-caza; 2"* par les 4 caïma/cams^ sous-gouverneurs des autres cazas ; 3© et par 8 miidirs^ directeurs des nahiés.

L'organisation administrative actuelle date du mois d'août 1 888. C'est un retour à l'état de choses qui avait déjà été institué précédemment lorsque, vers la fin de 1876, la ville dos Dardanelles (Kalè-i-Sultaniè) avait cessé d'être le chef-lieu du vîlayet des îles de l'Archipel ottoman, pour devenir, comme aujourd'hui, celui d'un sandjak indépendant des vilayets. Celle situation dura jusqu'en mars 1881, date de la réunion du sandjak de Bigha au viiayet de Karassi. Celui-ci ayant été supprimé et réduit au rang de sandjak compris dans le viiayet de Brousse, le sandjak de Bigha en fut alors détaché et de nouveau constitué en mw/^^^ûW///A relevant directement du Ministère de l'intérieur.

Autorités religieuses. — Les autorités religieuses de ce sandjak sont, pour les musulmans, le mufti résidant à Kalèi-Sullanièy et les cadi, ndib et imam résidant dans les chefslieux des cazas et des nahiés.

Les Grecs orthodoxes, les Bulgares, les Arméniens grégoriens ont des prêtres appartenant à leurs communautés respectives. Les Arméniens protestants et les protestants étrangers

n'ont ni temple ni ministre. Les catholiques latins^ résidant aux Dardanelles, ont un curé, membre du clergé latin de Constantiuople, et les Israélites ont des rabbins ou khàkh&m.

:. — Aux chefs-lieux du sandjak et de chaque çaza, résident des naïb et cadi qui jugent selon les prescriptions du bidayèt (droit moderne) et du chér'i (droit islamique). Le mufti qui réside à Kalè-i-SuItauiè préside le tribunal du chô'ri de cette ville et prononce en tout procès relevant de la juridiction islamique. Il est nommé à cet effet par S. M. S. le sultan sur la proposition du chéik ul-Islam (ministre du culte). La durée de son mandat est de deux ans.

Outre ce tribunal^ dont ressortissent seuls les musulmans, il existe aux Dardanelles :

1** Un tribunal civil de première instance présidé par le ndibet composé de trois membres dont deux musulmans et un non musulman, siégeant en qualité déjuges.

2"» Un tribunal correctionnel et criminel^ composé aussi de trois membres dont deux musulmans et un non musulman, siégeant comme juges sous la présidence d'un fonctionnaire spécial du Ministère de la justice, qui porte le titre de « djézâ-réïs ». Un procureur impérial est nommé près ce tribunal.

3® Un tribunal de commerce, présiJé par le nàib et composé, outre les trois membres du tribunal civil, de deux juges spéciaux dont un musulman et un non musulman.

Chacun de ces trois tribunaux^ lorsqu'il s*agit d'une cause entre sujets ottomans et étrangers, se transforme en un tribunal mixte, où siègent deux délégués elle drogman du consulat intéressé.

Le tribunal présidé^ dans chaque chef-lieu de caza, parle na'ib applique selon le cas la juridiction du bidayet ou celle du chérH^ ne connaît pas des causes qui sont du ressort des tribunaux criminel et de commerce du sandjak.

Douanes. — L'administration des douanes a une agence centrale aux Dardanelles, c'est-à-dire au chef-lieu du mutessariflik de Bigba. Cette agence a 24 dépendances dans les petits ports ou criques, le long du détroit. Les droits perçus

694 HUTESSARIFLIK DE BIGIIA

par l'af^ftnce cenlralo des Dardanelles, en 1891, ont été de i 904,974 piastres, soil environ iSSOuO Trancs.

Dette publique ottomane. — L'administra lion des revenus concédés â la Dette publique ottomane possède aux Dardanelles un mudir'iet (direction}, duquel dépendent 1 i memouriels (sous-directions). Les revenus et frais réalisés en 1307, soit du 1 mars 1 89 1 !iu 29 février 1 892, ont été comme suit :

Maïiloâ

Sid-ul-Balir

Ârla-tepA

Uuramilch

Gneukiu

L&mpsnki

yéuilceuï

Êren-lteni

Behraoïchah (bbIiiic) . ..

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