CAZA DE HAÏ
Orientation, division. — Le caza de Haï longe le ca-
nal de Ghatl-el-Haï. Il comprend deux nahiésqui sonlMéherdjé et Kairat-Sakar.
Autorités. — I/autorité administrative y est exercée par le caïmakam, sous-gouverneur du caza elles deux mudirs, directeurs des nahiés, respectivement assistés de conseils administratifs composés, sous leur présidence, comme il est dit plus haut.
Population. — Sa population totale est de 45,000 habitants, comme suit :
Musulmans . | ^w^^^^^^^^ .* .' .* .' .* .* [ iS^lZ \ **'^^^ ^^^•
Israélites 100 —
Total . . . 45,000 hab.
Chef-lieu. — Haï est le chef-lieu du cazà, résidence officielle du caïmakam et le siège des autorités civiles et militaires et des divers services publics.
Population. — Sa population, comprise dans le chiffre cidessus de celle du caza, est de 5,000 habitants^comme suit :
Musulmans .] ^?""' ^^ o\ka i 4,900 hab.
r Chiytes 3,750 )
Total. . . 5,000 hab.
De construction nouvelle comme toutes les autres villes du sandjak de Muntéfik, Haï compte déjà, outre le serai du gouvernement, la caserne et Thôpital militaire, 2 mosquées, dont une pour les sunnites et l'autre pour les chiytes ; 1 baiu public, 7 han ou hôtelleries, 1. bazar contenant 400 boutiques, 5 cafés, 800 maisons en briques et 300 séri/é. La garnison de Haï se compose d'un détachement de 300 hommes du ?iizani ou armée
active. La population s'occupe du commercef des céréales et d'agriculture.
Ecoles. — Il y a dans la ville de Haï 3 écoles primaires fréquentées par 50 élèves, comme suit :
Musulmans sunnites : 2 écoles primaires; 30 élèves ; 2 maîtres. Israélites 1 — 20 — i —
Total 3 écoles primaires; 50 élèves; 3 maîtres.
Les Arabes chiyles de ce caza ne s'occupent nullement de rinstruclion de leurs enfants.
Climat. — Le climat du caza de Haï et de ses 2 nahiés est agréable etsalubre.
NAHIEDEMÉHEROJÉ
Il n'y a dans le nahié de Meherdjé, situé à 11 kilomètres du chef-lieu de caza, ni constructions quelconques, ni mosquées, ni écoles. Lemudir demeure sous la tente comme tous les habitants, qui sont des Arabes chiytes, cultivateurs et éleveurs de bestiaux.
NAHIÉ DE KALFAT-SAKAR
Le nahié de Kalfat-Sakar a pour chef-lieu la ville de même nom, dont la population, comprise dans le chiffre sus-énoncé de celle du caza de Haï, est de de 2,000 habitants, comme suit :
Musulmans sunnites 50 hab.
— chiytes 1,950 —
Total. . . 2,000 hab.
Cette petite ville, de nouvelle fondation, comme toutes celles, du sandjak de Muntéfik, possède un bazar de 150 boutiques, 2 han ou hôtelleries et 5 cafés. Elle a un serai pour le mudir et 5 beaux jardins aux alentours. Par sa position, entre les deux cazas de Haï et de Chattra, elle semble destinée à servir de lien entre ces deux circonscriptions et à devenir une importante place commerciale.
Antiquités. — A peu près à moitié chemin de Kalfat-Sakar à Haï, on rencontre une localité assez vaste, couverte de monticules, souslesquels onsuppose que doiventse trouver des ruines antiques dont la principale serait Hài-el-Ouassel^ ville renommée dans rhistoire du pays. On voit sur cet emplacement la porte d'un palais, que les Arabes de cette contrée appellent el- Ménarah,
SANDJAK DE NÊDJD OU DE HASSA
Orientation, limites. — Le sandjak de Nèdjd est situé au sud-est du vilayet de Bassorah par 44"30' à 47 50' de longitude est et 26«20' à 29" de latitude nord. Il est limité au nord parle merkez-sandjak de Bassorah; à l'est, par le golfe Persique; au sud et à l'ouest par les vastes déserts de T Arabie et de Chamiyé ou de Syrie.
Superficie. — Sa superficie totale est de 50,000 kilomètre carrés.
Division administrative. — Il est divisé administrativement en 3 cazas et en 3 nahiés, comme suit :
GAZAS
NAHIÉS
Nèdjii (uierkez-caza).
KatUr.
Kattif.
El-Mubaradj. — El-Djafer. El-Adjer.
Division militaire. — Divers détachements de troupes du nizam (armée active) sont répartis dans le sandjak de Nèdjd, comme suit :
600 hommes à Houfouf, chef-lieu du sandjak. 300 — à Kaltar 300 — à Kaltif
Ces détachements font partie du Vl* corps d'armée, dont le quartier-général est à Bagdad.
Les populations du sandjak de Nèdjd ne fournissent pas de contingent à l'armée ottomane.
Autorités civiles. — Les autorités administratives sont le mutessarif, gouverneur du sandjak, les deux caïmakams, sous-gouverneurs des cazas de Kaltar et de Kattif, et les trois mudirs^ directeurs des nahiés. Chacun de ces six fonctionnaires est assisté d'un conseil administratif.
Autorités religieuses. — A l'exception des nàib et mollah appartenant au gouvernement ou à l'armée, il n'y a pas d'autre autorité civile, religieuse ou judiciaire que celle des chéiks ou chefs de tribus.
Tribtinaux. — Les tribunaux institués dans tout l'empire ottoman depuis la réforme, et basés sur un ensemble de lois conformes au droit moderne des États européens les plus civilisés, avaient été mis en vigueur dans le sandjak de Nèdjd. Les populations locales, incapables d'apprécier les avantages de ces bienfaisantes institutions, n'ont pu s'y soumettre, et un iradé impérial, promulgué depuis peu, ordonne d'y renoncer dans ce pays, et de juger dorénavant suivant la loi du Ghé/i.
Il n'y a plus d'autres tribunaux, dans le sandjak de Nèdjd, conformément à ce décret, que le grand conseil administratif présidé, comme il est dit ci-dessus, parle mutessarif, gouverneur, et celui du Hakem-el-Chéri-Chérif , c'est-à-dire le tribunal islamique présidé par le cadi ou le nàib. 11 ne peut être fait appel aux sentences de ces tribunaux que devant la cour suprême de Constantinople ; mais, comme il est dit plus haut, les procès entre indigènes sont jugés par leurs chéiks sans aucun appel, à la façon des Bédéwis ou Bédouins nomades du désert.
Population. — La population totale du sandjak de Nèdjd esl évaluée 250,000 habilants, comme suit :
Musulmans sunnites .... 225,050 hab.
— chiytes 24,950 —
Total. . . 250,000 hab.
Historique. — Cette population, qui se divise elle-même et se désigne sous les noms du musulmans chiytes et sunnites, abusant surtout de cette dernière appellation, est en réahté composée en grande majorité de sectaires wahabites que les autres musulmans méprisent souverainement. A l'exemple des karmates et autres sectaires qui, avant eux, ont à diverses époques ravagé l'Asie sous prétexte de réformer l'islam, et que les Khalifes arabes ou ottomans ont successivement soumis ou exterminés, les wahabites, habitants du Nèdjd, prétendirent, il y a près de deux siècles, rétablir le Koran dans sa pureté primordiale. Ils eurent bientôt un grand nombre d'adeptes parmi les tribus qui vivent principalement de pillage, et voulurent alors imposer leur nouvelle croyance et se rendre maître du monde islamique. Sous le règne de Mahmoud II, ils étaient déjà devenus assez puissants pour conquérir toute l'Arabie. Les deux principales villes saintes des musulmans, Médine et La Mecque, étaient tombées en leur pouvoir. Sultan Mahmoud II, kalife des musulmans et empereur des ottomans, ordonna au grand Mehemet- Ali, alors vice-roi d'Egypte, de délivrer ces deux villes etde mettre fin à la révolte des Wahabites. Celui-ci, dont l'autorité était sans cesse menacée par les beys mamelouks, invita ces derniers à la fête de l'investiture de son fils Tossoun, nommé généralissime de l'armée égyptienne, et les fit cerner par ses troupes qui les massacrèrent tous, àTexceptioud'unseul, qui réussit à s'échapper en faisant sauter à son cheval une brèche de la citadelle du Caire. L'armée, commandée par Tossoun-Bey, partit aussitôt pour l'Arabie et reprit successivement toutes les villes conquises par les wahabites. Cette guerre dura quatre ans jusqu'à la délivrance de Médine et La Mecque dont les clefs furent envoyées à
Constanlinople, après le gain de la bataille de Safrah Un Irailé fat alors conclu avec le chéik suprême des tribus wahabites. Celui-ci, n'ayant pas voulu obéir à la clause par laquelle il s'était engagé à se rendre auprès du sullan pour implorer son pardon, fut, deux ans plus tard, assiégé dans sa capitale par Ibrahim-Bey, successeur de son frère Tossoun dans le commandement général de l'armée égyptienne. Fait prisonnier, le chéik rebelle fut envoyé à Constanlinople et décapité.
Les habitants de Nèdjd, qui se révoltèrent encore, furent réduits une première fois par Midhat-Pacha, gouverneur-général du vilayet de Bagdad, en 1870. Un sandjakde ce môme vilayet fut alors formé des circonscriptions de Hassa et de Kattif.
En 1876, ce sandjak, s'élant encore une fois soulevé, Rédif- Pacha, alors gouverneur-général de Bagdad, envoya Nasser-Pacha-el-Saadoun, ancien chéik suprême des Muntéfiks, pour rétablirl'ordre. Nasser-Pacha prit la voie maritime, en compagnie du chéik Bézih-el-Araer, fils de l'ancien gouverneur de Hassa, tandis que son propre fils, Mézièd-el-Saadouti, partait par la voie de terre à la tête de 1 ,000 cavaliers de la tribu des Muntéfiks et de 1 ,000 chameaux chargés de provisions. Ils se rencontrèrent aux portes de Hassa ou Houfouf, investirent cette ville, délivrèrent la garnison ottomane que les habitants avaient fait prisonnière, et retournèrent à Nasériyè après avoir apaisé l'insurrection et avoir fail nommer chéik Bézih en qualité de mutessarif du sandjak de Nèdjd. Mais quelques mois s'étaient à peine écoulés, que les troubles recommencèrent et nécessitèrent une nouvelle expédition de Nasser-Pacha et de son fils Mézièd. Ils s'emparèrent une seconde fois de Hassa et donnèrent aux habilants une leçon d'une telle sévérité que jamais le moindre bruit de révolte ne s'est fait entendre depuis.
Chéik Bézih-el-Araer ayant été jugé incapable de gouverner ce sandjak, Mézièd-el-Saadoun, fils de Nasser-Pacha, fut nommé mulessarif pour le remplacer, et se trouvait à ce poste en 1884, lorsque le vilayet de Bassorah fut institué, et que le sandjak de Nèdjd, compris alors dans cette nouvelle province, cesse d'appartenir au vilayet de Bagdad. Ainsi qu'il a été dit plus haut,
Nasser-Pacha devint gouverneur-général du nouveau vilayel. Déj,à, au retour de l'expédition de Hassa, il avait été promu à la dignité de Mirimiran équivalent à l'ancien lilre d'Emir-elumara en récompense de ce succès et du désintéressement avec lequel il avait refusé la somme de 10,000 livres turques, soit environ 230,000 francs, qui lui avait été offerte en remboursement des frais de cette même expédition.
Il n'y a dans le sandjak de Nèdjd aucun chrétien ou Israélite que ceux qui peuvent se trouver attachés à l'armée ou aux fonctionnaires administratifsen qualité de médecins, d'ingénieurs, elc, et quelques Israélites qui parviennent à y pénétrer àla suite des détachements de troupes ottomanes, pour vendre aux soldats qui les prennent sous leur protection, des liqueurs qu'ils importent de Bouchir. Sur cinq chrétiens qui se sont hasardés dans l'intérieur du sandjak, trois ont été assassinés ; les autres ont pu se sauver en prenant la fuite.
La population peut se diviser en trois classes principales : la première, composée de gens riches ou aisés, vivant du produit de leurs propriétés ou de leur commerce; la seconde, de ceux qui exercent des métiers, le commerce de détail ou l'agriculture; dans la troisième, on peut ranger les tribus qui vivent sous la lente, soit de l'élève des bestiaux, soit, quand l'occasion peut se rencontrer, de vols et de pillages.
Tous les habitants des villes et des campements sont uniformément vêtus comme les Bédéwis ou Bédouins du déserf, c'està-dire d'une chemise de toile blanche plus ou moins grossière et d'un aba dont la finesse et l'ornementation sont en rapport avec leur rang. Ils sont coiffés d'un kéfïé, pièce de soie ou de coton de couleurs vives, à longues franges en cordelettes, terminées par des houppes, qu'ils se posent sur la tête sans la maintenir, comme le font les Bédéwis au moyen d'un agcd^ sorte de couronnes en grosses tresses en poil de chameau. Les habitants des villes, toutefois, se distinguent de ceux des campagnes et du désert parles naleyn^ sorte de sandales de bois élevées sur de hauts socles aux deux bouts, qu'ils ne quittent jamais. Tous ont continuellement un gros bâton à la main.
Les principales Iribus qui résident dans le sandjak de Nèdjd sont celles des el-Adjérnan, des el-Morah, des Béni-Adjer^ Béni- Khaled. Béni-Hassan^ el-Motter^ el-Harb eielDjafer. La Iribu des Selcb qui vit dans le désert de Chamiyé ou de Syrie fréquente aussi beaucoup ces contrées. On rencontre surtout toutes ces Iribus aux environs de Hassa et aux alentours des chefs-lieux des deux autres cazas.
Chef-lieu. — Houfouf ou Hassa, chef-lieu du sandjak et du merkez-caza de Nèdjd, résidence du mutessarif, gouverneur, et principal quartier des troupes ottomanes, siège des déparlements administratifs et des divers services publics, est située à 1 00 kilomètres au sud-ouest de la ville de El-Kattif, et à 480 kilomètres au sud-est de celle de Bassorah, chef-lieu du vilayet. C'est l'ancienne capitale du chéik suprême des Iribus du pays, qu'on appelait communément le sultan du Nèdjd.
Population. — La population de cette ville, comprise dans le chiffre ci-dessus de celle du sandjak, est de 42,600 habitants, tous musulmans sunnites ou du moins se disant tels, mais pouvant plutôt être considérés en grande partie comme wahabites. Ils ne fréquentent point les mosquées turques, et les fonctionnaires et soldats ottomans n'entrent pas dans les leurs qui sont extrêmement nombreuses, et se distinguent de toutes les autres parce qu'elles n'ont pas de minarets. Parmi ces innombrables mosquées, il y en a trois grandes, dont une avec un minaret construite parle gouvernement ottoman pour les sunnites, et les deux autres, sans minarets pour les indigènes. L'une de ces dernières, bâtie par un ancien chéik suprême ou sultan de Nèdjd, est un magnifique édifice orné de 250 colonnes en pierre. La seconde, qui porte la date 1047 (1631 de J.-C.) est attribuée à un pacha nommé Ahmed.
Hassa se divise en deux parties : la ville proprement dite et les faubourgs.
La ville proprement dite est à son tour divisée en trois grands quartiers délimités par des murs d'enceinte. La première en-
ceinte, nommé el-Koiit, est réservée aux troupes ottomanes. La seconde, que Ton appelle el-Naatar, est habitée par le gros delà population, et la troisième, ^/-/?«/?/i, est le séjour de la noblesse de Hassa. Il y a dans cette ville 7,000 maisons construites en pierre (on n'emploie point la brique dans les constructions de ce sandjak), une caserne, un hôpital militaire où se trouve Tunique bain qui existe dans le pays, un bazar contenant 200 boutiques, 2 hans ou hôlelleries et 20 cafés.
La garnison de Hassa est renouvelée de deux en deux ans, au minimum. En effet, les troupes qui sont envoyées au Nèdjd s'y considèrent comme en exil à cause de la grande chaleur du climat et des privations qu'elles ont à endurer, quoique leur solde soit payée avec bien plus de régularité que partout ailleurs et que les habiiants du Hassa leur soient sympathiques. Ces troupes, ainsi qu'il a déjà été dit plus haut, ne relèvent que du commandementduVP corps d'armée auquel elles apparliennent, et n'ont pas à obéir au mutessarif, gouverneur, qui dispose directement d'un petit corps de 500 zaptiés ou soldats de police, tant cavaliers que fantassins.
La seconde partie de Hassa que l'on appelle les faubourgs, se compose de 80 villages entourés de grands et beaux jardins remplis de dattiers, de figuiers, de grenadiers et de pêchers dont les fruits renommés surpassent les pêches les plus belles et les plus savoureuses de Tlrak. Ces jardius sont, tout autour des arbres et partout où se trouve du terrain libre, semés de djet pour la nourriture des vaches, et c'est à peine si l'on y réserve une petite place à la culture des légumes.
On fabrique dans ces faubourgs de fort jolies nattes, qui sont exportées à Bahrein.
Des foires ont lieu aux alentours tous les jours de la semaine ; la plus renommée est celle qui se tient chaque jeudi à Mubaradj, chef-lieu du nahié de ce nom. Les grandes opérations qui se traitent dans ces foires consistent en ventes de bestiaux que la plupart des Arabes échangent contre les divers articles à leur usage .
Il y a chaque semaine à Hassa un départ de la poste aux
dromadaires pour ei-Katlif, mais il n'y a pas encore de fil télégraphique dans le sandjak de Nëdjd.
Ecoles. — Dès le moment de la soumission définitive du sandjak de Nèdjd, le gouvernement s'est efforcé d'y répandre rinslruction. Trois écoles ruchdiè ont été fondées, l'une à Hassa ou Houfouf, l'autre à Kattif et la troisième à Kattar. Mais les populations locales, ennemies de tout enseignement qui ne leur est pas donné parleurs propres mollahs^ le sont à bien plus forte raison de celui qu'on donne dans les ruchdiè, suivant les programmes secondaires adoptés chez les nations les plus éclairées. Aucun enfant indigène n'a jamais fréquenté ces écoles, dont les seuls élèves appartiennent aux familles de fonctionnaires, employés ou militaires, et les indigènes continuent obstinément à envoyer leurs enfants aux écoles de leurs propres mosquées, où ils apprennent à lire et à écrire en langue arabe et à réciter le Abra/î.
On peut, outre les trois ruchdiè précités, évaluer très approximativement le nombre des mosquées à 259. Les écoles primaires qui dépendent de ces mosquées sont au nombre de 241, avec environ 3,480 élèves ; ce qui, pour le sandjak entier, donne un total de 244 écoles pour les deux degrés d'enseignement et 3,540 élèves, comme suit :
GAZAS ET NAHIËS
Nèdjd (merke2-caza). .
mile de Houfouf) . . . Nahié de eUMubaradj .
— de Djafer
— de Adjer
Ca2a de Hatlar
— de Kattif.
Totaux