‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 91 sur 178 · HO · texte numérisé non relu

HO

Vourla

Tchesmé

Scala-nuova ....

Boudroaiu

Mîikri

Totaux

soit 14,845 navires, jaugeant 2,049,284 tonneaux.

Phares. — Les phares établis sur le littoral du vilayet de Smyrne sont présentement au nombre de douze, comme suit :

Le phare de Dikili^ formé de deux feux blancs superposés ; il est situé à l'extrémité de la ville, à gauche en allant prendre le mouillage de Dikili.

Les deux phares de Phocée \ Tun situé à Textrémité S. 0. de nie Oglak et à gauche conduisant au port; il est formé de deux feux blancs superposés. — L'autre est situé à droite de l'entrée du port et est formé d*un feu rouge.

Le phare du cap Mernindjè à l'entrée du golfe de Smyrne, et à gauche; il se compose de deux feux fixes : blanc et rouge.

Les trois phares du golfe de Smyrne ^ savoir : 1° un phare flottant formé de deux feux blancs superposés, situé à l'extrémité du banc d'alluvions de l'Hermus, nommé Pélican-bouroun ; — V le phare de Sandjak-iskélessi^ formé de deux feux rouges superposés, est situé à l'extrémité de la pointe sur laquelle est bâtie la forteresse ; — 3° un phare flottant situé en face du précédent, formé de deux feux blancs superposés. Le navire qui le porte est mouillé par 9 mètres de profondeur et délimite la passe accessible aux navires d'un certain tonnage.

Le phare situé à rexlrémité du cap Kizil, à droite en entrant dans le port de Tchesmé. Il se compose d'un feu fixe blanc.

Le phare de Scala-nuova consistant en un feu fixe blanc et situé sur la pointe N. 0. de rUôtqui se trouve à droite en allant prendre le mouillage dans la rade.

Le phare de Bodroum sur la côte 0. à l'entrée du canal de Kos; il est formé de feux blancs superposés.

Le phare de Marmaris, composé de deux feux feux blancs superposés.

Enfin, le phare situé à gauche de la passe Est du port de Marmaris;il est formé d'un feu fixe rouge.

Transports. — Depuis que les chemins de fer de Kassaba et d'Aïdin desservent entièrement les deux grandes vallées de ÏHermus et du Méandre, celles du Gàique et du Cdistre, les transports sont devenus faciles et peu coûteux. Ces conditions, avantageuses pour ragriculture et pour le commerce, ne tarderont pas à s'améliorer de plus en plus, dès que les voies ferrées du vilayet de Smyrne se relieront à un plus vaste réseau, pénétrant profondément à l'intérieur du pays dans les grands centres producteurs.

Actuellement, sur les routes qui conduisent des lieux de production aux marchés ou aux stations de chemins de fer, les transports se font pour la plus grande partie à dos de chameaux; de moindres quantités sont chargées sur des charrettes ; dans les villages on se sert encore des « arabas », chariots de construction très primitive, traînés par des bœufs ou des buffles; mais ces grossiers véhicules se rencontrent rarement sur les chaussées.

Quant aux transports de voyageurs, les chemins de fer ont généralement la préférence, et il n'est point de petit village, de hameau où les habitants ne désireraient vivement disposer de ce genre de locomotion. Partout où l'on en est dépourvu, on peut cependant s'en dédommager au moyen de landaus commodes et rapides, excepté dans le sandjak de Mentéché. En efifet, la nature essentiellement montagneuse de cette partie du m 26

du vilayet n'a permis d'y construire jusqu'aujourd'hui que fort peu de chaussées carrossables, et Ton en est réduit à se servir simplement, pour voyager, de chevaux et de mulets.

Montagnes. — A peu près la moitié de la superficie du vilayet de Smyrne consiste en montagnes. Au nord, on les rencontre sur la limite qui sépare du vilayet de Brousse, les sandjaks de Smyrne et de Saroukhan où viennent expirer leurs pentes, au bord des belles vallées arrosées par les eaux qui descendent de ces montagnes. Au centre, s'étendent, à travers les mêmes sandjaks et ceux d'Aïdin et de Dénizli, d'autres chaînes dont les haut sommets encadrent les vallées de VHermus, du Càistre et du Méandre. Au sud enfin, le sandjak de Mentéché n'est pour ainsi dire qu'un vaste massif qui descend de l'est à l'ouest jusqu'aux rives de l'archipel ottoman et de la Méditerranée.

Les principaux sommets, sont, à partir du nord, le Madara dagh^ dont l'altidude est de 1,220 mètres, et le Djouvan-daghy entre lesquels coule le Madara-tchaï, au milieu d'une vallée de 25 kilomètres sur 12, bien cultivée par les habitants de 10 villages situés sur les deux rives.

Le Démirdji'dagà, où le Koum-ichài prend sa source, limite au nord-est le sandjak de Saroukhan. De cette montagne et des autres sommets du même groupe, plus éloignés dans la direction du nord, tels que le grand plateau d' Ouzoun-Yàila et le mont Ilidja-dagh, descendent au sud de la vallée du Koumtchaï des ondulations formant une chaîne peu élevée, d'une étendue d'environ 65 kilomètres de l'est à l'ouest et de 32 kilomètres du nord au sud. Cette chaîne, qui touche à la vallée de VHermus et fournit à ce fleuve un grand nombre de petits affluents, séparément sans importance, se nomme le Kara- Hassan-dagh. Elle s'approche de Magnésie en venant mourir sur la rive droite du fleuve.

Sur la rive gauche de THermus, où s'élève Magnésie, au pied du mont Sipyle, le Manissa-dagh dont l'altitude atteint 1 ,800 mètres, s'étend la première chaîne, qui sépare la grande

vallée de THermus de celle du Caïstre. Les principaux sommets de celte chaîne, outre le Manissa-daff h soni, en face de celui-ci, de Taulre côté de Bournabad,le Taktali'dagh, le Mahmoud-dagh et le Bouz'dagh'^ ce dernier est ainsi nommé parce qu'il approvisionne de neige, durant Tété, la ville de Smyrne. Tout ce groupe constitue l'ancien Tmolus^ dont les pentes méridionales ferment au nord la vallée du Caïstre^ tandis que ses pentes septentrionales ferment au sud celle deYIIermus.

A son extrémité orientale, le Tmolus (Bouz-dagh) vient se rattacher au Messogis^ aujourd'hui nommé Kesta7ié-dagh^ ou mont des châlaignes. Cette seconde chaîne centrale sépare la vallée du Cuistre de celle du Méandre. Ses versants septentrionaux et les versant méridionaux du Tmolus forment autour de ces deux vallées une ceinture complétée par la chaîne transversale qui s'^end de l'embouchure du Caïstre jusqu'au golfe de Smyrne.

La chaîne du Messo gis part de l'est, à Dinaire, dans le vilayet de Brousse et va le long de la rive droite du Méandre gagner, à travers les sandjaks de Dénizli, d'Aïdin et de Smyrne, les bords delà mer, où elle se termine par le mont Mi/cale, aujourd'hui Sarnsoun-dagh . Les principaux sommets sont, XAli-dagh^ le Djéviz'daghoM mont des noix, et le Djoum'a-dagh.

Avant de décrire la troisième chaîne centrale, qu'on pourrait nommer la chaîne du Laimus^ et qui limite la rive gauche du Méandre et les vallées qui viennent s'y rattacher du côté du sud, il convient d'indiquer les petites chaînes transversales qui suivent la direction des bords de la mer. Il a été déjà question plus haut de celle qui réunit à l'ouest les chaînes du Tmolus et du Messogis en complétant l'enceinte de la vallée du Caïstre.

A l'extrémité opposée, sur l'embouchure du Caïstre, s'élève YAlamam-dagh ou mont Pactyas des anciens. De l'autre côté de cette embouchure, sur la rive gauche, se trouvent les anciens monts Prion et Thorax (aujourd'hui Gumuch-dagh) au pied duquel sont les ruines de Magnésie du Méandre.

Une autre petite chaîne est celle du golfe de Smyrne et de l'ancienne presqu'île d'Erythrae, aujourd'hui Tchesmé. On y

remarque surtout, à Feutrée du golfe, sur le cap noir ou Kara- Bournotiy le Bouz-dagh dont Taltilude est de 1 ,190 mètres, et au fond du golfe, à Test de l'isthme, le Khil-dagh dont font partie les deux pitons que les Turcs nomment <c lki-Kardach^> ou les deux frères. Les Grecs de Smyrne leur donnent le nom d'Adelphi (frères), et la marine française celui de « Deux-mamelles>y.Le mont Pct^w^, dont l'altitude n'est que de 130 mètres, qui touche et domine à l'est la ville de Smyrne, est le dernier contre fort au nord-est du Kizil-dagh.

Les trois sommets ou plutôt les trois groupes les plus remarquables de la chaîne du Latmus sont : à l'extrémité orientale, au sud de la ville de Dénizli, le Baba-dagh (mont Cadmus) premier groupe qui se prolonge jusqu'à la rive droite de la rivière Arpa-sou, et forme la limite orientale de la petite vallée de Harpasa. Au centre, un second groupe, le Madaran-dayh^ borne ft l'ouest cette même vallée et s'étend jusqu'à celle où coule la rivière Tchina qu'il limite du côté droit. Le troisième groupe, enfin, partant du côté gauche de la vallée de Tchina, s'avance encore plus à l'ouest et vient terminer la chaîne du lac Bafa, au-dessus duquel se dressent les cinq pitons droits et dénudés qui lui ont fait donner son nom actuel de Bech-parmakdagh ou a mont des cinq-doigts »; c'est le mont Latmus proprement dit. Son altitude est d'environ 1,500 mètres.

Celte chaîne abaisse ses versants septentrionaux vers la belle vallée du Méandre et fixe au midi ses limites, ainsi qu'il est déjà dit un peu plus haut.

Bien que les riches cités qui s'y pressaient autrefois n'existent plus et qu'il ne reste aujourd'hui de Colossae, d'Aphrodisias, de Harpasa, de Myssa, de Tralles, Priène, Milet qu'un nom dans l'histoire et quelques ruines, la vallée du Méandre n'a pourtant pas tout à fait perdu son antique prosprité. C'est la contrée la plus fertile du vilayet. Toute sa partie supérieure est remplie de vastes champs de blé et de belles cultures de chênes « vélani », et à partir de Kouyou Jjak où elle s'élargit, le figuier, la vigne, l'olivier, le cotonnier, l'oranger, le citronnier, le sésame, le maïs, les fèves, le tabac, la garance, la réglisse, et mille autres

richesses agricoles y abondent, à tel point que chaque année les bras manquent pour amasser et emmagasiner les récoltes. Les vallées latérales de Tchina et d'Arpa qui s'y relient du côté du sud, sont aussi très renoipméespour leur fécondité.

Mais au delà de la chaîne du Latmus, plus on s'avance vers le sud, et plus Taspect du pays change. Il n offre plus, pour ainsi dire, qu'un grand massif montagneux couvrant de l'est à l'ouest le sandjakde iMentéché presque en son entier. Ces montagnes sont les deux groupes, contreforts de la grande chaîne du TauruSy que les anciens appelaient le Cragus et VAnti- Cragus. Us appartenaient à la Lycie et à la Carie. Les principaux sommets de ces groupes sont, à partir de la limite commune des vilayels de Symrne et de Koniah, à l'est du sandjak de Mentéché, d'abord YAk-dagh^ marquant cette limite même sur la rive gauche du Kodja-tchaï (Xanthus); c'est l'ancien Cragus proprement dit; son altitude est de 3,050 mètres. De l'autre côté de la vallée s'étend le groupe opposé, VAnti-Cragus, auquel appartiennent le Karadja-dagh, le Karlal-dagh (altitude 2,600 mètres) VEldjik-dagh (2,060 mètres d'allitude) et le ManduS'dagh qui est l'ancien Massicytus ou Anti-Cragus proprenjent dit, situé à l'est du golfe et de la ville de Makri (Telmissus); son altitude est de 2,000 mètres.

Ces montagnes vont se relier en remontant vers le nord, h celles de l'ancienne Carie^ comprise aussi dans le sandjak de Mentéché. Celles-ci s'étendent du côté de l'ouest en arc-decercle commençant au sud près de Moughla, à l'ouest de cette ville, passant devant Bodroum(Halicarnasse) etMilas (Mylasa)et aboutissant au mont Laimus [Bech-parmak-dagh). Du côté de Test, elles vont aboutir au Boz-dagh dont les pentes méridionales limitent à droite la vallée du Dalamari'tchàH^nàw^).

Parmi les sommets de moindre altitude, on peut citer, à l'ouest du Marmaris, le mont anciennement nommé Phénix, dont l'altitude est au sud de 690 métrés et au nord de 1,200 mètres.

Deux vdlées assez étroites existent à peu près seules dans le massif tout entier de l'ancienne Lycie et de l'ancienne Carie,

celles du Dalaman (Indus) et du Khodja-ichài (Xanthus). Dans toutes les autres parties des contrées montagneuses situées au sud du Méandre^ on ne rencontre que des gorges sinueuses, des pentes abruptes sans culture, couvertes pour la plupart d'épaisses forêts de pins, de chênes rouvres et de platanes, où le voyageur ne peut que difficilement pénétrer.

Prodmts industriels. — Tapu dits de Smyrne. — Le centre le plus important de la fabrication des tapis de <c haute laine », dits « de Smyrne », est le village d'Ouchak, ancienne cité phrygienne d'Acmonia. Ce village appartient au vilayet de Brousse, mais les tapis qu'on y fabrique sont dits de Smyrne, parce que cette grande place commerciale est le marché des sortes toutes spéciales d'Ouchak et des trois centres principaux du vilayet de Smyrne, qui sont Gueurdèz, Koula et Démirdji, cazas du sandjak de Saroukhan, situés dans cette contrée que les anciens nommaient Catacécaumène.

On fabrique principalement à Ouchak deux sortes de tapis de grandes dimensions, qu'on appelle « sofraH » parce qu'autrefois une rosace qui en occupait toujours le milieu, marquait la place de la table (sofra). L'une de ces sortes est en laine tissée suivant les procédés ordinaires ; Tautre comprend les tapis de haute laine proprement dits. Le prix de ces derniers, sur place, varie entre 15 et 30 francs le mètre carré; les autres ne coûtent que 6 à 10 francs, suivant la beauté des dessins et des couleurs et les dimensions plus ou moins grandes du tapis. La chaîne et la trame des tapis d'Ouchak sont en laine de moutons à grosse queue dits karaman. Les hommes lavent cette laine à la rivière et les femmes la peignent et la tordent mollement lors du filage, de façon à permettre aux fils de diverses couleurs de se mêler légèrement sur les bords au gré des ouvrières, comme les différents tons sur un tableau. Le marché des laines filées et teintes, prêtes à être mises en œuvre par les tapissières, se tient chaque jeudi, de l'aube au coucher du soleil, au bazar d'Ouchak, qui se trouve alors rempli d'acheteurs venus sur des buffles, des chameaux et autres montures plus ou moins bizarres.

En effet, les laines filées ne sont plus aujourd'hui, comme autrefois, teintes par les tapissiers eux-mêmes, mais par des teinturiers spéciaux. Cependant, ils ont été obligés d'abandonner les drogues tinctoriales mises un instant à la mode par des tapissiers étrangers, et qui avaient rendu leur intervention nécessaire, car les teinturiers indigènes ne savaient pas les employer. Mais le goût bien prononcé de tous les amateurs de tapis orientaux pour les anciens modèles, a fail revivre l'usage des couleurs végétales, tirées de la garance, de la graine jaune, de la vallonée, produits du pays, et de l'indigo apporté par caravanes.

Plus de 3,000 ouvrières sont occupées à Ouchak à la confection des tapis, dans 1,000 maisons environ. Pour la plupart elles sont de la famille, mais un certain nombre de jeunes filles travaillent à la journée et gagnent environ 35 centimes par jour.

Les tapis de Gueurdèz sont en général de dimensions beaucoup moins grandes que ceux d'Ouchak. On y fait surtout des « sèdjadès » très finement tissés, de couleurs très harmonieuses, à l'imitation des tapis persans, et dont la chaîne est de coton comme la leur. Les dimensions de ces sèdjadès sont de 1",50 à 2 mètres sur 1",20. Les manufactures de Koula emploient pour la trame, comme celle de Gueurdèz de la laine de qualité supérieure à celle des tapis d'Ouchak. La chaîne est en fil de chanvre. On y fabrique des tapis des plus grandes dimensions connues, ainsi que des sèdjadès de même grandeur que ceux de Gueurdèz.

Après avoir négligé quelque peu ses produits durant quelques années, l'industrie tapissière du cazade Démirdji, encouragée par la reprise des affaires et la nouvelle faveur rendue aux anciens modèles orientaux, s'est remise avec ardeur au travail et produit d'excellents tapis, d'un tissus épais, serré, uniformément moelleux et très fort, La chaîne, comme celle des tapis de Perse et de Gueurdèz, est en coton.

On estime que les produits des trois centres de fabrication des tapis du sandjak de Saroukhan sont supérieurs à ceux d'Ouchak, surtout pour la durée. Leurs prix, il est vrai, sont

un peu plus élevés, caries tapis de qualité courante de Saroukhan ne valent pas moins de 20 à 30 francs le mètre carré. Les qualités supérieures se vendent de 60 à 100 francs le mètre carré et certains vieux tapis, devenus rares, atteignent des prix qui pourraient sembler exorbitants.

La moyenne de la production annuelle des tapis « dits de Smyrne » est comme suit :

GAZAS

Oucbak.

Gueurdèz Démirdji Koula . . .

Totaux des quantités.

QUANTITÉS

PICS CARnÉS

iOO.OOO

MÉTRÉS CARRÉS

Totaux db la valeur.

VALEUR

UVRBSTURQUBS

KRAXCS (llviTM)

Ces quantités sont transportées en gare à Alachèhr et Salikli, OÙ elles sont chargées pour Smyrne . Celles qui viennent d'Ouchak font le trajet en 5 à 6 jours, à dos de chameaux. Les tapis sont en ballots de 280 livres, recouverts d'éloflfe grossière en poil de chèvre. Les caravanes passent la nuit en pleine campagne, au pied de quelque colline, les conducteurs sous des tentes, les chameaux et marchandises au grand air. Les tapis, trop grands et trop pesants pour être embdlés, sont plies et jetés comme des couvertures sur des chameaux que l'on relaie de temps en temps.

Arrivés à Smyrne, les tapis sont déballés, étendus, battus, brossés, puis on en fait de nouvelles balles pesant 5 à 600 livres, destinées à l'exportation en divers pays, exportation qui, suivant valeurs, se répartit en moyenne comme suit :

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