‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure;Chapitre 121 sur 144 · CN · texte numérisé non relu

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A Texception de quelques écoles catholiques, des écoles spéciales de la plupart des communautés et de la totalité de celles des Musulmans, tous les établissements scolaires primaires énumérés ci-dessus, sont mixtes, c'est-à-dire que les garçons et les filles y sont admis, soit dans les mêmes classes où ils sont instruits simultanément, soit dans des locaux séparés, mais voisins et faisant partie d'une même habitation. Les écoles de la communauté arménienne et celles des Filles de la Charité, sont dans le second de ces deux cas. Bien entendu l'usage des classes mixtes n'est admis d'ailleurs que pour des élèves externes, sauf les enfants en bas âge.

u — A très peu de différences près, le climat des dépendances directes de la partie asiatique du vilayet de Constantinople est le même que celui de cette ville. Il est devenu très sain depuis l'institution des quarantaines et du « cordon » qui a donné son nouveau nom à cette contrée, naturellement salubre, malgré les brusques variations de température qui se produisent à chacune des sautes de vent si fréquentes dans le Bosphore. Déjà, en 1844, M. Alexandre Timoni, auteur d'un ouvrage sur ce détroit, faisait remarquer que, lors de la construction de la belle et grande caserne de Haïdar-Pacha, élevée par le Sultan Mahmoud II qui lui donna le nom de Sélimiyèh, en inémôiPô de son père Sélim IH, la vieille caserne de Koulé-Baghtchèssij située entre Vani-heui et Tc/iènffkél-&euiayB.n{élé convertie en un hôpital pour les pestiférés, on ne put trouver l'occasion de la faire servira cet usage. La stricte observance des quarantaines avait suffi pour délivrer Gonstantinople et ses environs du cruel fléau de la peste que sa permanence eût pu faire croire endémique. Lors de la dernière épidémie de choléra, on a vu, pendant plus d'une année, cette même contrée rester indemne, grâce à l'application rigoureuse du même système prophylactique, tandis que toutes les autres parties du pays étaient ravagées par la maladie. Ce fut seulement quand les précautions se relâchèrent un peu de leur première sévérité, que le fléau parvint à s'insinuer dans l'intérieur du « cordon », où le chiffre

de la mortalité resta néanmoins bien au-dessous de ceux qui s'étaient produits partout ailleurs, soit à l'étranger, soit en Turquie.

L'hiver et Tété sont également doux à Gonstantinople et dans ses dépendances directes, en Europe et en Asie. Pas de froids rigoureux, pas de chaleurs excessives. L'historien Théophane raconte, il est vrai, « qu'en 763, dès le mois d'octobre, la mer Noire gela jusqu'à 30 coudées de profondeur et que la glace s'éleva en outre de 20 coudées par l'amoncellement des neiges ». Il ajoute « qu'à la débâcle qui eut lieu en février 764, des glaçons semblables à des montagnes furent entraînés dans le Bosphore, s'entassèrent dans la Propontide et couvrirent les rivages et les lies jusqu'à Âbydos ». Beaucoup de gens, dit encore Théophane, w traversaient à pied de Chrysopolis (Scutari) à Galata ». Il y eut ensuite, par compensation, des chaleurs telles que les sourcestarirent, les pluies ayant cessé. On a vu, plus tard encore, deux autres années presque aussi extraordinairement exceptionnelles, et de nos temps mêmes, à l'époque de la guerre de Crimée (1 854), sans arriver à un tel degré, le froid fut extrême. La neige, qui ne cessa de tomber en grande abondance durant près d'un mois, s'éleva au-dessus des maisons, dans plusieurs quartiers, et intercepta complètement les communications, notamment à Pancaldi, où le directeur et créateur des phares ottomans, M. xMichel. aujourd'hui S. E. Michel Pacha, resta bloqué avec une partie de son personnel pendant tout ce temps. On se visitait et on faisait par les toits des échanges de pommes de terre, de charbon et autres denrées de première nécessité. Dans les quartiers où la circulation était restée possible, le charbon se vendait 10 piastres (environ 2 fr. 30) l'oke (1 ,282 gr.), et il était défendu d'en délivrer à un seul acheteur plus de 10 okes (12 kilogr. 820 gr.) à la fois.

Mais ce sont là des événements lointains, ne se produisant qu'à de si rares intervalles que bien des générations se succèdent sans avoir jamais soupçonné la possibilité de rien de pareil.

Le temps moyen de Conslantniople et de son « cordon » est

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tout à fait différentde ces anomalies. Voici comment l'enregistre robservaloire impérial météréologique :

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