‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure;Chapitre 123 sur 144 · PARAS PARAS · texte numérisé non relu

PARAS PARAS

Harem-iskèlèS'i (échelle de Ilarem) .

Scutari (grande et pelile échelle) . .

Kouskoundjouk

Beylerbey 60 40

Tchênghèl'keuï 70 50

Vani-keui 80 60

Kandili ) ,^^

Anatoli'Hîssar )

Kdnlidja 120 80

Tchiboukli 140 100

Pacha-Baghtchè 140 100

Beïcos )

Anatolî-kavak )

A partir du 15/27 mars 1893, on a commencé à percevoir sur chaque billet un droit de 10 paras (0 fr. 0575) au profit de divers établissements d'utilité publique.

Les bateaux de petit cabotage du Mahsousè desservent, dans la mer de Marmara, une zone qui commence, du côté de Touest, à l'extrémité sud du Bosphore, à Haïdar^Pacha, et se termine, du côté de Test, kPrinkipo (Rizil-Ada-si). Cetle zone est divisée pour le service en quatre lignes, qui sont :

1° Ligne des lies; composée des échelles de Prinkipo^ Khalki^ Antigone, Proti, Pèndik, Kartal, Mâltèpè, Djâdè-Bostân, Kalamich^ Moda et Cadi-keuï.

2** Ligne de Cadi-kéuï, directe.

S"" Ligne d'Anatolie^ composée des échelles de Khalki, Prinkipo, Mâltèpf^, Djâdè'Bostân, Kalamich et Moda.

4'' Ligne de Haidar-Pacha^ dont la plupart des baleaux coïncident avec le départ ou l'arrivée des trains du chemin de fer d'Anatolie.

Les horaires, et quelquefois aussi les itinéraires des services

616 VILAYET DE COiNSTANTlNOPLE

maritimes ci-dessus, varient suivant les saisons et sont publiés, en langue turque, française, grecque et arménienne le 1/13 de chaque mois. On les vend à bord des bateaux.

Montagnes. — Les montagnes du « cordon d'Asie » sont, comme celles du mutessariflik d'Ismidt, les dernières ramifications de la chaîne de l'Olympe de Bithynie qui vont expirer sur le littoral du Bosphore ou rejoindre en Paphlagonie les monts OlgassuSy dont la chaîne se rattache, à la hauteur de Trébizonde, aux monts Tchéchés. Les principaux sommets de ces divers petits rameaux ou contreforts sont, de restàTouestetdu sud au nord, le long de la mer de Marmara, à partir du golfe d'Ismidt jusqu'à l'entrée du Bosphore, dans la mer Noire, le Yèlkèn-dagh^ le mont jEtos ou l'Aigle, vulgairement appelé en turc Aïdos (530 m. d'altitude) le Kàich-dagh (406 m.); entre les deux, la colliuedeMdltèjjè ou colline du Trésor ; plus loin, en remontant vers l'ouest, le mont Boulgourlou, divisé en petit et grand Tchamlidja (202 m. et 240 m.), au pied desquels s'étend la ville de Scutari ; c'est, dit-on, l'ancienne Damatrys, où se trouvait le palais de même nom, b&li par les empereurs Tibère et Maurice, et le bois de Constantin l'Aveugle, fils d'Irène. Ses environs, alors comme aujourd'hui, étaient couverts de jardins et de maisons de plaisance. Les sources limpides qui arrosaient les « paradis » imités des anciens Perses par les princes et les seigneurs byzantins, circulent encore au milieu des belles vignes et des agréables jardins des pachas. Du haut du mont Boulgourlou, soit au grand, soit au petit Tchamlidja, on découvre de loin^ à perte de vue, les deux extrémités du Bosphore, à lest et à l'ouest, l'Asie et l'Europe, au nord et au sud, la mer Noire et la mer de Marmara. C'est un merveilleux spectacle que l'on ne se lasse jamais d'admirer, au lever du soleil surtout. Il est peu de promenades au monde aussi belles que celle des deux Tchamlidja. A 20 kil. environ au nord-est de Scutari se trouve le village de d'Além-dagh, et à iO kiU environ au nord-ouest de ce village, s'élève la montagne de même nom. Le village, situé sur un petit affluent du Riva, est principalement peuplé de bû-

cherons et de charbonniers, ainsi que deux autres villages voisins, un peu plus rapprochés de la montagne, connus sous le même nom. On peut estimer le nombre des habitants réunis de ces trois villages à 250 environ, tant musulmans que grecs orthodoxes, ces derniers en faible minorité. Les bûcherons et charbonniers sont depuis des siècles les principaux fournisseurs de bois de chauffage, de charpente et de charbon de bois de la ville de Scutari, où ils les transportent par araba (chariots grossièrement construits); ils vendent généralement à prix débattu le chargement complet. Quelquefois, mais bien rarement, ils vendent les chargements de charbon à Toke (1,282 gr.) également à prix àéhdXiM.VAlèm-daghy d'une très vaste superficie, est encore aujourd'hui tout couvert d'épaisses forêts de chênes, de hêtres et de sapins, semblables à celles du sandjak dlsmidt. — On a relevé sur YAlèm-dagh différentes altitudes, variant de 206 à 225 et 250 mètres. Un prolongement de cette montagne s'étend au nord jusqu'à l'embouchure du Riva^ et s'avance à 5 kil. du mont du Géant qu'il domine d'environ 50 m. A cet endroit, depuis de longues années, les montagnes ne sont plus couvertes que de broussailles.

Le mont du Géant ou de Josué (Youcha-daghi), 185 m. d'alt. est situé à Anatoli-Kavak, au coude que forme le canal de la mer Noire avec le commencement du Bosphore. » Selon les expressions mêmes du général G''' Andréossy, qui en a fait l'objet d'une élude particulière dans son « Voyage à l'embouchure de la mer Noire », le Youcha-daghi était connu dans la haute antiquité sous le nom de Dos d Hercule. Au sommet de cette montagne se trouve, dans une enceinte entourée de murs, plantée d'arbustes et de fleurs, au milieu d'un joli bouquet d'arbres, ce qu'on appelle vulgairement le « tombeau du Géant )),ou mieux « le tombeau de S* Josué » {Hazèrti-Youcha), précédé d'un oratoire musulman [mèsdjid) où brûle continuellement une lampe en signe de vénération pour ce saint, chef des Hébreux, considéré par les musulmans comme un nébi (prophète). M. Alexandre Timoni a découvert au tond d'une petite armoire pratiquée dans le mur de ce mèsdjid^ un écrit arabe

maritimes ci-dessus, varient suivant les saisons et sont publiés, en langue turque, française, grecque et arménienne le 1/13 de chaque mois. On les vend à bord des bateaux.

Montagnes. — Les montagnes du « cordon d'Asie » sont, comme celles du mutessariflik d'Ismidt, les dernières ramifications de la chaîne de l'Olympe de Bithynie qui vont expirer sur le littoral du Bosphore ou rejoindre en Paphlagonie les monts Olgassus^ dont la chaîne se rattache, à la hauteur de Trébizonde, aux monts Tchêchés. Les principaux sommets de ces divers petits rameaux ou contreforts sont, de TestàTouestetdu sud au nord, le long de la mer de Marmara, à partir du golfe d'Ismidt jusqu'à l'entrée du Bosphore, dans la mer Noire, le Yèlkèn-dagh^ le mont jEtos ou l'Aigle, vulgairement appelé en turc Aido$ (530 m. d'altitude) le Kaich-dagh (406 m.); entre les deux, la colline de ilid//^/>é ou colline du Trésor; plus loin, en remontant vers l'ouest, le mont Boulgourlou, divisé en petit et grand Tchandi' dja (202 m. et 240 m.), au pied desquels s'étend la ville de Scutari; c'est, dit-on, l'ancienne DamatrySy où se trouvait le palais de même nom, b&ti par les empereurs Tibère et Maurice, et le bois de Constantin l'Aveugle, (ils d'Irène. Ses environs, alors comme aujourd'hui, étaient couverts de jardins et de maisons de plaisance. Les sources limpides qui arrosaient les « paradis » imités des anciens Perses par les princes et les seigneurs byzantins, circulent encore au milieu des belles vignes et des agréables jardins des pachas. Du haut du mont Boulgourlou, soit au grand, soit au petit Tchamlidja, on découvre de loin^ à perte de vue, les deux extrémités du Bosphore, à l'est et à l'ouest, l'Asie et l'Europe, au nord et au sud, la mer Noire et la mer de Marmara. C'est un merveilleux spectacle que l'on ne se lasse jamais d'admirer, au lever du soleil surtout. Il est peu de promenades au monde aussi belles que celle des deux Tchamlidja. A 20 kil. environ au nord-est de Scutari se trouve le village de d'Além-dagh, et à 10 kiU environ au nord-ouest de ce village, s'élève la montagne de même nom. Le village, situé sur un petit afduent du Riva, est principalement peuplé de bû-

cherons et de charbonniers, ainsi que deux autres villages voisins, un peu plus rapprochés de la montagne, connus sous le même nom. On peut estimer le nombre des habitants réunis de ces trois villages à 250 environ, tant musulmans que grecs orthodoxes, ces derniers en faible minorité. Les bûcherons et charbonniers sont depuis des siècles les principaux fournisseurs de bois de chauffage, de charpente et de charbon de bois de la ville de Scutari, où ils les transportent par araba (chariots grossièrement construits); ils vendent généralement à prix débattu le chargement complet. Quelquefois, mais bien rarement, ils vendent les chargements de charbon à Toke (4,282 gr.) également à prix débattu. L'A/é/n-(/(/^A, d'une très vaste superficie, est encore aujourd'hui tout couvert d'épaisses forêts de chênes, de hêtres et de sapins, semblables à celles du sandjak d'Ismidt. — On a relevé sur VAlèm-dagh différentes altitudes, variant de 206 à 225 et 250 mètres. Un prolongement de cette montagne s'étend au nord jusqu'à l'embouchure du Rivaj et s'avance à 5 kil. du mont du Géant quM domine d'environ 50 m. A cet endroit, depuis de longues années, les montagnes ne sont plus couvertes que de broussailles.

Le mont du Géant ou de Josué (Youcha-daghi), 185 m. d'alt. est situé à Anatoli-Kavak, au coude que forme le canal de la mer Noire avec le commencement du Bosphore. » Selon les expressions mêmes du général Q»^ Andréossy, qui en a fait l'objet d'une étude particulière dans son « Voyage à l'embouchure de la mer Noire », le Youcha-daghi était connu dans la haute antiquité sous le nom de Dos d Hercule. Au sommet de cette montagne se trouve, dans une enceinte entourée de murs, plantée d'arbustes et de fleurs, au milieu d'un joli bouquet d'arbres, ce qu'on appelle vulgairement le « tombeau du Géant )),ou mieux « le tombeau de S* Josué » (Hazèrti-Youc/ia), précédé d'un oratoire musulman [mèsdjid) où brûle continuellement une lampe en signe de vénération pour ce saint, chef des Hébreux, considéré par les musulmans comme un nébi (prophète). M. Alexandre Timoni a découvert au tond d'une petite armoire pratiquée dans le mur de ce mèsdjid^ un écrit arabe

avec sa iradnclion en lurc dont ce savant polyglotte a donné luimême la traduction en français, rectifiée d'après le texte original, comme suit :

« C'est ici le lieu du fils de iVo?m, S* Josué, qui, s'il n'est « pas du nombre des apôtres, est du moins rangé parmi les « prophètes. Moïse, le porteur du salut, l'envoya au pays de « Boum. Un jour, avant la fin d'un combat que Josué livrait « aux habitants, le soleil se coucha. Le porteur du salut pour « les populations de Roum, S' Josué, se battant encore, le « soleil après s'être couché, se leva. Les peuples de Roum fu- « rent vaincus. Voyant ce miracle de S* Josué, porteur du salut, « lorsqu'il leur proposa la vraie foi, ils l'acceptèrent.

« Si quelqu'un, homme ou femme, nie cela, l'écrit en est « dans le lieu saint [béit el-mouçaddés); qu'il le consulte el soit « persuadé que S' Josué est prophète.

« Djéziré Moustafa Chakir Hâfez dé Chypre^ des successeurs « de fémir Vasif, en fan 1 23 1 . »

L'enceinte, appelée aujourd'hui vulgairement « le tombeau du Géant » et par les musulmans le « tombeau de Josué » était connue dans l'antiquité sous le nom de lit d'Hercule. Selon l'opinion la plus répandue, ce tombeau est celui d'Âmyens, roi des Bébryces, tué par Pollux au combat du Geste.

Le mont du Géant se termine par deux mamelons, l'un a 112 m. et l'autre 64 m. de hauteur perpendiculaire. Le fort de Youcha (Josué) est situé au bas du premier mamelon. Avec le château d'Europe qu'on voit près du fort de Rouméli-Kavak, sur la rive opposée, il défend l6 passage du canal, assez resserré en cet endroit.

A 1 kil. 600 m. du fort de Youcha, précisément en face du fort de Rouméli-Kavak, se trouve le fort d'Anatoli-Kavak, au pied du mont Hiéron (Yorous-daghi) , (129 m. d'alt.), au somme! duquel on voit les ruines d'un château byzantin bâti sur l'emplacement du temple antique de Jupiter Urius. Quelques beaux restes de ce temple, notamment le jambage de la porte principale, ont été heureusement conservés et subsistent intacts, encastrés dans le château du moyen-âge byzantin,

allribué à tort aux Génois, comme le prouvent, àrintérieur et à l'extérieur du château, de nombreuses plaques de marbre aux armes de Constantinople (la croix grecque fleuronnée surmontant le croissant de Byzance cantonnée des lettres grecques $X*n, initiales dont la signification bien connue de tous les Grecs orthodoxes est comme suit : ©w; XpuSou çr.vs». rxai (La lumière du Christ brille pour tous).

Industrie. — Lesînduslries du « cordon d'Asie » consistent principalement dans la meunerie et la minoterie; les huileries, les entreprises de fournitures municipales d'eau potable et de gaz; les grandes fabriques d'étoffes de luxe et autres, les brasseries; les distilleries de mastic et autres liqueurs alcooliques, les pressoirs à vins, les briqueteries, les tuileries, les fours à chaux, les boulangeries, la coutellerie, la sellerie, la tannerie, la teinturerie, la cordonnerie, la confection de vêtements à bas prix; la charbonnerie, les scieries de planches, la préparation des bois de charpente et autres industries forestières ; la chaudronnerie, les chantiers de construction maritime, de réparation d'avaries et de calfatage, etc.

L'une des productions les plus remarquables parmi celles énumérées ci-dessus est le tchatma, sorte d'étoffe de grand luxe dont les fabriques de Scutari ont eu, jusqu'en ces derniers temps, la spécialité exclusive, mais qu'aujourd'hui la manufacture impériale d'Hèrèkè est parvenue à produire avec la même perfection. Cette magnifique étoffé, qui sert ordinairement à couvrir les sofas, se prépare sur commande avec la mesure exacte de chaque pièce de meuble. Les dessins sont à grandes fleurs veloutées, d'un tissu très doux et très épais, de couleur vigoureuse, se détachant sur un fond de brocart d'or ou d'argent d'une épaisseur beaucoup moindre, et formant ainsi alternativement des creux et des reliefs d'un effet très riche. Les procédés de fabrication, tenus cachés, sont, parall-il, lents et minutieux; les prix du tchatma sont élevés, quoique relativement modérés, et mettent cette étofife hors de la portée des petites bourses, par une exception rare chez les produits turcs de toutes

sortes, généralement d'un grand bon marché, non pas seulement relatif mais le plus souvent absolu.

Les étoffes de luxe : salins brochés, moires antiques, tissus rayés de longues files de fleurettes brodées, etc, etc., de Sélimiyè et d'Hèrèkè, ne sont pas moins remarquables et réunissent à toutes leurs qualités de fraîcheur, d^élégance, de solidité du tissu et des couleurs^ le mérite du prix modique.

On doit citer aussi les produits de la tannerie militaire de Béïcos qui fournit tous les cuirs et les toiles cirées nécessaires aux équipements de Tarmée ottomane. Cette tannerie a pour annexe une école de cordonnerie composée de plusieurs ateliers où se succèdent chaque mois des soldats de diverses armes, qui apprennent, tour à tour^ à confectionner de beaux et solides ouvrages sous la direction d'officiers habiles, anciens élèves d'un cordonnier français fort expérimenté, M. Bernard. La tannerie de Béïcos emploie comme ouvriers tanneurs et autres, deux compagnies de 90 hommes chacune, sous les ordres de leurs capitaines respectifs. Ce petit nombre d^ouvriers suffit à tous les besoins de Tarmée ottomane, dont chaque corps se trouve du reste pourvu d'excellentes matières premières fabriquées à la tannerie de Béïcos, et d'un nombre suftisant d'ouvriers formés dans ses ateliers et dans ceux de ses annexes.

M. Fellini, ingénieur italien, a inauguré^ près de Béïcos, à Indjir-keuï,en juin 1894, une tuilerie dont la fabrication comprend les briques à la façon turque, et les tuiles « dites de Marseille » Le four à briques peut livrer à la consommation ,30,000 briques par jour. 11 est à feu continu et contient 18 chambres de cuisson. Un premier échantillon retiré du four le jour de l'inauguration, en présence de S. K. Saïd-Bey, vice-président du Conseil d'État, de M. le commandeur Simondetti, délégué italien au Conseil de la dette publique^ et de plusieurs autres personnes parmi lesquelles se trouvaient divers spécialistes avantageusement connus, a été examiné et jugé de beaucoup supérieur aux produits similaires jusqu'ici fabriqués sur place. La terre d'Indjir-keuï est considérée d'ailleurs comme ne laissant rien à désirer, et peut-être la meilleure que Ton puisse rencontrer.

On doit citer également une nouvelle indusirie introduite récemment dans le pays par MM. RouUet père et fils, ingénieurs spécialistes, d^abord à Lampsaki^ dansle sandjak de Bigha, ensuite, et en ce moment même, sur le littoral de Karlaletde Pèndik. Cette industrie consiste dans la préparation des sardines et autres poissons^ ainsi que de légumes de toutes sortes en « conserves alimentaires ». Ces établissements, montés avec tous les perfectionnements désirables, sont appelésà une grande prospérité, vu l'abondance, la bonne qualité et le bon marché des matières premières ; ils rendront certainement de grands services dans la contrée et promettent de grandes facilités pour les approvisionnements militaires.

Commerce. — Le mouvement commercial proprement dit, dans les dépendances asiatiques du « cordon », se confond d'une part aveccelui de la ville de Consiantinople, et d'autre part avec celui du mutessariflikd'Ismidt. Il ne se fait, même à Scutari, malgré le grand nombre de ses han remplis des marchandises de tous les pays d'Asie, presque aucune opération commerciale. Tout le mouvement s'opère à Stamboul, à Galala, à Péra, à Ismidt et autres centres d'affaires. Les seuls articles qui donnent lieu aune circulation très active, à des achats, à des ventes, à des transports fréquents et considérables^ principalement à Scutari,à Cadi-keuï, à Kartal, à Guèbzé, à Béïcos, à Chilè et dans beaucoup de villages et hameaux perdus au milieu de la « mer d'arbres », sont les bois de charpente et les bois à brûler, le charbon de bois, et autres produits forestiers, (vaisselle de bois, outils, araba (chariots grossiers) etc, les filets, nasses et autres engins de pèche, le poisson frais, sec, salé et préparé en conserves, le gros et petit bétail sur pied; les fruits et plantes potagères : fraises, cerises, concombres verts, melons, pastèques; citrouilles, oignons, ail, raisin frais et sec, abricots, pêches, poires, etc.

On peut citer Scutari comme le marché de bois et de charbon le plus important du « cordon d'Asie ». Les ventes y ont lieu en deux principaux endroits; l'un situé dans le haut de la ville et

Taulre eu bas; le premier de ces emplacements se trouve à l'entrée de Sculari par les quartiers de Yéni-makallé ei deSéiamsiz^ sur la grande roule qui conduit à Tchamlidja et sur les routes adjacentes, autour de Tenceinte du cimetière arménien. Chaque vendredi et chaque dimanche, il s'y rencontre en moyenne 300 araba de charbon et 20 à 30 araba de bois à brûler. Le prix d'un araba de charbon, traité de gré à gré» au comptant, varie entre 8 et 15 médjidié; moyenne 11 médjidié (220 piastres) soit environ 46 fr. Celui d'un araba de bois à brûler est de 40 à 50 piastres, soit environ 10 fr. en moyenne. Si l'acheteur manque sur place ou si las prix dont sont tombés d'accord les vendeurs ne lui conviennent pas, ceux-ci promènent leur marchandise dans la ville et s'en défont toujours à leur avantage en plus ou moins de temps. On peut donc évaluer le produit annuel de ces ventes de charbon et de bois, comme suit :

'6\j200 araba de charbon, au prix moyea de 46 fr 1,435,200 fr.

2,600 — de bois à brûler au prix moyen de 10 — 26,000 —

Total EN FBANCS. . . 1,461,200 fr.

Les araba de bois à brûler sont formés tout simplement, sans clous ni cordes, de l'enchevêtrement de ce bois lui-même, débité en très longues bûches. Pour le livrer à Tacheteur, on lire deux de ces bûches et tout s'écroule; d'un côté tombe le bois, de l'autre, les roues, léger fardeau que l'attelage, 2 bœufs ou 2 buffles, rapporte allègrement à la forêt.

Le second emplacement des ventes de bois à brûler et de charbon, à Scutari, est le vaste espace située entre la mosquée de Mihr ou A)îdk Soulthdn et les deux débarcadères des bateaux à vapeur du Chirkèt4 Hdiriyè. Sauf l'absolu nécessaire à la circulation du public, tout cet espace est rempli :

1' Par 2 ou '3 cafés, \ boutique de changeur, marchand de tabac, 1 boutique d'épicier; les bureaux des phares, de la capitainerie du port, de l'office de santé, la station postale et télégraphique; 1 grand dépôt particulier de grains, de bois façonnés de toile à voile, e le, 1 bain de mer public, les barraquements

des receveurs des bateaux à vapeur du percepteur des taxes sur les bestiaux et les fruits, et du douanier, 3 places de cdik^ { càik-hané [dhvx pour les barques lirées sur le rivage), les directions des compagnies de l'éclairage au^gaz et des eaux de Sculari et de Gadi-keuïy le casino des officiers auquel sont annexées quelques boutiques, et enfin la poste au chevaux;

2* Par un grand chantier de calfatage et autres réparations navires et de barques ;

3*» Par trois emplacements qui s'étendent devant la mosquée et les greniers d'abondance, en laissant libre un espace large d'environ 15 à 20 mètres qui sert à la circulation et à une place de voitures publiques.

Ces trois emplacements, mesurant ensemble 2,600 mètres carrés, constituent un chantier de bois de chauffage bien entretenu et des piles de 7 à 800 stères de beau bois de chêne, de hêtre, de frêne et de châtaignier en pièces de grosseurs diverses longues d'environ 2 m. 50. Quelques piles de billes plus longues, mesurant de 0,50 centimètres jusqu'à un mètre et plus de diamètre, forment une réserve de choix pour la charpente. Tous ces bois viennent ducaza de Chilè appartenant au a cordon d'Asie » et du port de Kèrpè (Calpé de Xénophon) sur la mer Noire. Les mêmes places expédient aussi àScutari quelques grands càik de charbon qui restent en permanence dans ce port, tant que dure la vente au détail de leur chargement.

Il arrive également à Scutari, chaque année, aux approches de l'hiver, un bâtiment d'assez fort tonnage chargé de charbon du Mont-Athos. Ce charbon, très recherché des gens de métier pour certains usages, n'est pas apprécié en général pour le chauffage. On trouve qu'il brûle trop lentement, puis il coûte relativement cher. Aussi, pour ne pas perdre leur temps, les marins grecs, qui sont associés, déchargent promptement le navire, louent une boutique pour y mettre le charbon, et, laissant à terre un ou deux hommes pour le vendre au mieux des intérêts communs^ se hâtent de retourner charger pour une autre place. Deux mois plus tard^ ils apporteront des cognacs

grecs et reprendront leurs compagnoDs lestés de bonnes liyres turques.

Les bâtiments charbonniers du Mont-Athos sont d'environ 200 tonnes, à raison de 750 piastres la tonne ; la valeur de la cargaison d'un de ces bâtiments est donc de 140,000 piastres^ soit environ 34,000 fr.

Il y a lieu d'ajouter ici la vente de charbon de bois de trois cents boutiques au petit détail, à raison de 50 piastres par jour en moyenne, soil'par an 5,400,000 piastres, 1,240,000 fr.

Le charbon de càik se vend, en moyenne, 15 paras Toke. Chaque chargement peut être estimé à 30,000 okes, valant en totalité 11,250 piastres, ou environ 2,550 fr.

On compte environ 20 arrivages semblables par an, à Féchelle de Scutari, soit une vente annuelle, en moyenne, montant à la somme de 225,000 piastres, ou environ 51,700 fr.

On estime le prix moyen du tchéki (176 okes ou 230 kilogr.) déboisa brûlera 19 piastres. Il s'en vend par jour, en moyenne, 300 tchéki , soit une valeur de 5,700 piastres . La vente moyenne annuelle s'élève donc à la somme totale d'environ 2,050,000 piastres, soit 470,000 fr.

A l'ouest du chantier de bois qui vient d'être décrit, entre le casino des officiers, la poste aux chevaux et le ca'tXr-Aan^, devant la grande échelle ou débarcadère du ferry-boat^ des caik à 2 et S paires de rames et des mahone^ se trouve la vaste place dont le centre est embelli par la fontaine carrée, déjà citée plus haut, l'un des nombreux chefs-d'œuvre d'architecture de Sultan Ahmed III (1703-1716). C'est sur cette place, autour de cette fontaine, que se tenait autrefois, durant deux heures chaque matin, au point du jour, un marché pour la vente en gros des fruits et légumes de la saison, à l'exclusion de tous autres. Actuellement ce même marché se tient du matin au soir pour la vente au détail des mêmes articles au prix de la vente en gros, afin de favoriser la foule d'ouvriers en bâtiment que la réparation des dégâts causés par le récent tremblement de terre attire à Scutari. Le débit journalier du raisin tchaouchà\{ « de Scutari », naguère introuvable sur place, y est d*environ 50 çanihâr{le qanthar

de 44 okes, ou environ 56 kilogr. 450), à raison d'une moyenne de 45 paras Toke, soit 49 piastres et demi le kantar ou en lolalilé 2,475 piastres. La saison de vente des raisins dure environ 100 jours; il y a lieu d'en évaluer le produit total à 247,500 piastres, soit environ 56,900 fr.

La vente journalière dans les 150 boutiques de marchands de fruits, à raison de ^QQkantars en totalité, s'élève à la somme de 14,850 piastres, soit, pour la saison, 1,485,000 piastres ou 341 ,500 fr.

La saison de vente des citrouilles (très petite espèce de potiron bien moins profitable pour la consommation que la grosse espèce de Paris, mais d'un goût plus fin), des melons de toutes sortes, des pastèques, de l'oignon, de l'ail, dure environ six mois. Les opérations ont lieu sur des quantités beaucoup plus considérables que celles de la vente du raisin, car chaque famille a soin de faire d'importantes provisions de ces denrées qui se conservent tout l'hiver, époque de l'année à laquelle elles sont sujettes à de fortes hausses dont souffrent les imprévoyants. On peut estimer la valeur totale de leur vente, durant la saison, chaque année, à l'échelle de Scutari seulement, à la somme moyenne d'environ 4,000,000 de fr.

La vente au détail des mêmes denrées chez les marchands en boutique s'élève, en moyenne à 2,000,000 de fr.

Ainsi qu'à Péra et dans les autres cercles municipaux de Constantinople, tant à Stamboul que sur les rives du Bosphore, pendant la saison des fraises, ces fruits sont apportés matin et soir directement aux boutiques des marchands, ou bien colportés à travers les rues dans des paniers de bois tressé et suspendus à de longues perches portées horizontalement sur l'épaule. A chacune de ces perches sont enfilés par l'anse 1 0 à 20 paniers, 5 à 10 par devant, 5 à 10 par derrière^ contenant en moyenne chacun 2 okes 1/2, soit un poids total de 25 à 50 okes (32 à 64 kilos) de fraises, sans compter la perche et les paniers. Une perche fait la charge d'un homme qui la supporte très allègrement, môme en cas de colportage ; il est vrai que, dans ce cas, le fardeau s'allège vite. Trois à quatre hommes le malin, autant

le soir, approvisionnent tous les jours chaque marchand de fraises, ce qui fait environ une \ente journalière de 200 à 400 okes de fraises par marchand. On en compte environ 150 à Scutari,soit un total journalier moyen de 45,000 okes, d'une valeur moyenne de 4 piastres, donnant la somme totale de 180,000;?w^tres (environ 41,000 /r.) par jour.

La durée de la saison de vente des fraises étant, à Scutari, d'environ 60 jours, la somme totale de son produit s'élève en conséquence à i 0^800,000 piastres^ soit environ 2,480,000 /r.

La cerise de Scutari, très renommée, ne paraît sur place qu'en très petite quantité, mais on en peut estimer la vente en gros sur le marché précité, pour la saison entière, soit en 90jours,àlasommetotalede20,000,000/?2a5/r(?5ou4,600,000/r.

En résumé, la valeur du produit des ventes de charbon, bois de chauffage, raisins frais, potirons, melons, pastèques, oignons, ail, fraises et cerises, sur le marché de Scutari (iX* cercle de Constanlinople) peut-être estimé très approximativement à 16,761 ,800 /r., comme suit :

Vbntb annukllb Charbon de bois

Àatour du cimetière arménien 1.461 200 fr.\

Au chantier du port (caïk) 51.700 r

— — (navires du mont Athos) . . . 34.500 ( 2.787.400 fr.

Petit détail dans 300 boutiques 1.240.000 )

Bois à brûler

Autour du cimetière arménien 26.000

Au chantier du port 470.000

Ventes dk saisons

Raisins frais

Au marché pour la vente en gros (détail) 56.900 > ^g ^q

Chez les marchands en boutique — 341.500 )

Melons j pas lègues ^ citrouilles, potirons, etc.

Au marché du port (vente en gros) 4.000.000 i g qqq qqq

Chez les marchands en boutiqu« (détail) 2.000.000 )

Fraises Vente au détail 2.480.000

Cerises Au marché du port (vente en gros) 4.600.000

Total. . . 16.761.800 fr.

Tous les chiffres de venle énoncés ci-dessus se rapportent exclusivement à la production du « cordon d^Asie » et à la consommation locale du IX° cercle municipal de Conslantinople (ville de Scutari et ses faubourgs). Quant au mouvement commercial proprement dit, il se confond avec celui du commerce de la ville de Conslantinople, pour une certaine part indéfinie, et avec celui du sandjak d'ismidt pour le reste.

VHP CERCLE MUNICIPAL

(KANLIDJA)

Orientation. — Le village de Kanlidja, qui constitue, avec quelques dépendances, le VIII** cercle municipal de la ville de Gonslantinople, est situé sur la rive asiatique du Bosphore, à 10 kil. 700 m. nord de Scutari et à 5 kil. 100 m. sud de Béïcos, chef-lieu du caza du même nom, au sud-ouest duquel est enclavé Anaioli'Hissar.

Il est administré par 1 mudir^ directeur du cercle, président du conseil municipal, dont Télection est soumise à la sanction du préfet de la ville de Conslanlinople qui nomme directement lemudir. Celui-ci dispose d'un personnel administratif, composé d'un mohdsèbèdji^ chef de comptabilité, et d'un tahrirat kiatibi, chargé de la correspondance, ayant sous leurs ordres les employés nécessaires à l'expédition des différents services administratifs, relevant de ladite municipalité.

Population du VIII* cercle. — La population totale du Vlll« cercle municipal de la ville de Constantinople (Kanlidja et dépendances) est de 25,183 hab., comme suit :

U0IIIIE8 rsllMBS TOTAL

Musulmans 8,183 7,613 15,796

» Bulgares (dits Pomaks) et Tchèrkéi, . 600 400 1,000

Grecs orthodoxes 2,000 1,387 3,387

Arméoiens grégoriens 2,180 l,if00 4,080

Israélites 70 50 120

Étrangers , 600 200 800

Total. . . 13,633 1,550 25.188

Ce chiffre de 25,183 hab. comprend la population des bourgs et villages maritimes d'Ana/n/i-Hmar, Tchènghèl-keui, Koiiléli-kichla, Vani'/œinj Kdndili^ Kânlidja, Rifaat-Pacha ketii, etc., ainsi que de quelques villages et d'un grand nombre de tchiftlik (fermes) dans Tinlérieur.

Anatoli-Hissar est ainsi nommé à cause du château fort qui domine ce bourg et qui, selon toutes probabilités et conformément à l'opinion émise par le patriarche Constantius, a élé bâti par Sultan Bayazid lldérim en 1393, sous Manuel II Paléologue, pour faciliter la prise de Constantinople, qu'il assiégeait alors. Il donna à ces murailles le nom de Guzèl Hissar on Beau-Château. Plus tard, quand ill'eût abandonné, en 1402, pour aller avec toutes ses forces essayer de repousser l'invasion de Timour-Leng (Tamerlan), les empereurs grecs y ayant enfermé des prisonniers d'Élat, il fut appelé le château du Léthé (fleuve de l'oubli). En ce temps-là, comme aujourd'hui, il était situé visà-vis d'une autre forteresse élevée par ces souverains sur la rive européenne et qui, selon Grégoras, portait le même nom. Ce dernier château a été remplacé par celui qui existe encore actuellement sous le nom de Rouméli-Hmar et qui fut bâti par Mohammed 11 el-Fatih un peu avant la prise de Constantinople.

C'est à cet endroit, où les deux rives du Bosphore sont le plus rapprochées, que Mandroclès de Samos jeta sur ses eaux, par ordre de Darius fils d'Hystaspes, 508 av. J.C, un pont où 700,000 Perses passèrent d'Asie en Europe sous les yeux de leur souverain qui contemplait leur passage du haut d'un trône taillé dans le roc, sur l'emplacement aujourd'hui couvert par les fortifications de Rouméli-Hissar.

A l'exception du château de Bayazid 7/rfénm (la foudre), Anatoli- Hissar n'a plus rien de remarquable que le Gueuk-sou, (l'eau bleue ou l'eau du ciel), qui prend sa source dans VAlèm-daff/i^ coule doucement à travers la charmante prairie à laquelle elle donne son nom, et vient se jeter dans le Bosphore au pied des tours du château, après un parcours total de 10 à 12 kil. de l'est à l'ouest. Celte jolie rivière, aux bords encadrés de verdure est une des principales prises concédées à la compagnie

des eaux de Sculari-Cadi-keuï. Tout près de la mer, dans la prairie, s'élève une fonlaine de marbre à quatre façades, devant chacune desquelles un jet d'eau jaillit et retombe en fine pluie irisée, avec un incessant et doux murmure, au milien d'un vaste bassin. Le toil pittoresque à l'ancienne mode turque, étendseslarges auvents soutenus par quatre fines colonnettes de jade et couvre d'une ombre fraîche tout le monument. A droite, les maisons rouges d'AnatoIi-IIissar surgissent dans la verdure , des collines couvertes d'attrayants bosquets, retiennent plus loin la vue qui s'en détache avec peine. A gauche, enfin, ce site enchanteur est encore embelli par un kiosque impérial, près duquel un pont bordé de groupes de beaux platanes, de peupliers, d'ormes, de tilleuls, conduit au gracieux village de ^«/zc/ï/i situé à proximité. Les habitants du VIll* cercle sont, pour la plupart, des fonctionnaires, des employés du gouvernement, des négociants aisés, des marchands de Constantinople en villégiature, et des ouvriers de divers étals. Quelques-uns cullivent les jardins environnants. D'autres font métier de louer des « araba », sorte de chariots traînés par des bœufs, aux familles turques de Sculari, de Tchamlidja et autres localités, pour la promenade au Guenksou^ très fréquentée par les dames musulmanes de toutes les conditions. Les riches y viennent, en élégant équipage àTeuropéenne, escortés d'eunuques noirs et d'écuyers cavalcadant aux portières; mais la classe moyenne préfère toujours l'antique o nraba », que les mères ont grand soin, aussi bien en prévision de durs cahots, que pour faire étalage de leur aisance, de garnir abondamment de matelas superposés, de piles de coussins, d'épais tapis sur lesquels s'entasse joyeusement toute la petite famille, ne cessant point de chanter, déboire de Teau, de croquer des bonbons, de manger des pois chiches grillés et autres friandises tout le long du chemin, bien abritée du soleil par un grand vélum, formé de couvertures à larges raies éclatantes, traînée doucement par deux bœufs blancs pomponnés de rouge ou deux buffies noirs ornés de fronteaux en verroterie bleue.

STATIST[QUE DESCRIPTIVE 631

Ecoles. — Les élablissemenls scolaires du VIIl" cercle municipal de la ville de Gonslantinople, sont au nombre de 21, dont 2 écoles spéciales; qui sont : i école préparatoire militaire et 1 école de médecine, toutes deux à Koulèli [Qèchla-i humâyoun^ c'est-à-dire : caserne impériale) et fréquentées par 350 élèves appartenant à diverses communautés; ces élèves sont presque tous internes et complètement à la charge de l'État qui donne des emplois dans l'armée ottomane, à leur sortie de l'école, à tous ceux qui ont terminé leurs études. Les autres écoles sont primaires et fréquentées par 1,029 élèves, dont 822 garçons et ^207 filles, soit en totalité, pour les 21 écoles du VIII^ cercle municipal delà ville de Constantinople, 1,379 élèves, dont 1,172 garçons et 207 filles, comme suit :

2 écoles spéciales ouvertes à tous, sans Musulmans \ distinction de race ni de religion . .

il écoles primaires

Grecs orthodoxes : 3 écoles mixtes comptées pour 6 cidessus

Arméniens : i école mixte à Kandiii, comptée pour 2 ci-dessus

Total. . .

Ensemble. .

ECOLES ELEVES

0 ARÇONS

FILLES

Page 1