N06UY
iO
SHOduVO
an
iO
es
BHOÔHVO
Bd l-Cd
ao
eo
ao aA
en
8II0ÔHV9
00 eo ^4 ^^4
CO
a :2 ce
ce
■o ce
Ces totaux répartis par cotnmuaautés, se préseatent comme suit :
COMMUNAUTÉS
MiisuliUtiDs .......
Armciiiciisgrôgoricui»
ECOLES
GAUr.OISS FILLES
ELEVES
ToiAUX PAU KCOLKS..
GARÇONS
Filles
Totaux pak
COimUNAUTKS
ÉCOLES
Total général
ELEVES
Climat. — Le climat est généralement sain, mais la température peu agréable. En effet, durant Tété, la chaleur est d'autant plus suffocante qu'en maintes localités, notamment aux environs de Kara-Hissar, entourée de chaînes de collines assez élevées, rien ne vient la tempérer; les arbres et la verdure y font presque complètement défaut. D'un autre côté, Fhiver est ordinairement rigoureux. La neige tombe en abondance et fréquemment, de sorte que la gelée se maintient longtemps et nuit souvent aux plantations, principalement aux semis de pavots à opium faits en automne, qui sont une des plus importantes richesses du pays.
Production agricole. — On peut estimer en année moyenne la production agricole du sandjak de Kara-Hissarà 4,273,031 hectolitres de céréales et 14,318,315 kilog. d'autres produits divers, parmi lesquels on remarque 351,000 kilog. d'opium, le plus estimé de TAsie-Mineure, comme suit :
Hectolitres
Blé 2.962.000
Orge 180 000
Seigle 160.110
Avoine 55.286
Métcil 98.788
Maïs 90.000
Millet 95.000
Divers 31.847
Kilogrammes Fèves 1.060.060
Haricots ....
Pois chichcs , Leotilles.....
Vesce ,
Graine de lin ,
Sésame
Coton
Opium
Tabac
Huile d'olive
Vin
Chanvre
Miel
Cire
Raisin sec
Raisin frais 1.000.000
Figues 45.000
Fruits divers 2.000.000
Vallouée 4.950.000
Kilogrammes
Châtaignes
Noix
Coconi!
Soie
Poil de chèvre .
Poil de mohair.
Laine
Divers
Mines et minières. — On ne connait pas de mines dans lesandjak de Kara-Hissar; cela tient sans doute au manque absolu d'explorations de cette contrée A défaut de mines proprement dites, on sait du moins fort bien que les carrières de Synnadoj dont la célébrité fui grande dans l'antiquité, ne sont pas fort éloignées de la ville même de Kara-Hissar, où Karl-Rilter reconnaît remplacement de l'ancienne Sy^inada. Ces magnifîques carrières, encore exploitées du temps des empereurs byzantins, sont situées sur l'un des flancs do la vallée voisine d*E)ski-Kara-Hissar^ à 30 kilom. environ au nord-est du cheflieu dusandjak. Ce bourg, où l'on trouve beaucoup d'antiquités, est reconnu pour être l'ancienne petite ville de Docimia, qui donna aussi son nom au marbre de ces carrières, célébré par les poètes latins comme l'emblème du luxe et de la richesse, sous les noms de marbre « phrygien » ou « mygdonien », de marbre de « Docimia » et surtout de « Synnada ». Les carrières de ce marbre, d'un blanc lucide, avec des taches presque circulaires d'un rose vif veiné de bleu, de lilas et de violet foncé, sont encore aujourd'hui très riches. Leur exploitation pourrait redevenir fructueuse. Il est vrai que les voies antiques qui ont servi jadis au transport en Europe de ces splendides matériaux,
chantés h l'envi par Claudien, Juvénal el d'autres poêles illustres décrits et admirés par Strabon, Pausanias et Paul le Silentiaire, n'existent plus depuis bien des siècles. Mais elles vont être bientôt remplacées^ avec avantage, par la voie rapide et économique des chemins de fer en construction de Eski-Chèhrà Koniah, et de Alaschèhr-Ouchak-Kara-Hissar.
Forêts. — Il y a dans le sandjak de Kara-Hissar de belles forêts de chênes, de pins laricio et de pins sylvestres, dont 14 d'une superficie totale de 3,751 kil. carrés sont exploitées par rÉtat ou sous sa surveillance. Six de ces forêts sont situées dans le merkez-caza de Kara-Hissar et les huit autres dans le caza de Bolvadin. La superficie des premières est de 1,326 kil. carrés 0t celle des secondes de 2,425 kil. carrés. Leurs peuplements sont identiques. Toutes servent uniquement aux besoins de la consommation locale qui s'y procure surtout d'excellents bois de construction, façonnés sur place en poutres et en planches.
Tabacs. — La culture du tabac produit annuellement en moyenne, 45,000 kilog. de feuilles d'une qualité peu estimée dite a Kara-tutun » ou tabac noir, consommé seulement par les plus pauvres habitants des diverses localités productrices. La consommation des classes riches leur est fournie, soit par la Régie, soit surtout par les contrebandiers des sandjaks voisins, où la culture du tabac donne des produits de qualité supérieure et à meilleur marché que ceux vendus par l'administration.
Agriculture. — L'état général de l'agriculture est assez prospère. Ainsi qu'il a été déjà dit page 229, les cultures les plus répandues sont celles des céréales et du pavot à opium. Le merkez-caza de Kara-Hissar, dans les années de bonne récolte, dirige à lui seul sur Smyrne, voie de Dinaire ou d'Alachèhr, à dos de mulets et de là par chemin de fer, jusqu'à 2,000 couffes d'opium, chacune d'environ 90 tchéki de 250 dirhem, soit environ 112,000 okes (143,680 kilog.); ce qui re-
présente plus du tiers de la production totale du sandjak. Dans quelques mois, lorsque la jonction de la ligne ferrée de Smyrne à Alachèhr sera opérée jusqu'à Rara-Hissar, et celle de Eski- Chèlir à Konîah, tous les produits de cette contrée trouveront un écoulement facile et économique ; la production augmentera nécessairement dans une grande proportion surtout pour l'o* pium.
Après le merkez-caza de Kara-Hissar, les principaux lieux de production de Topium sont le caza de Bolvadin tout entier, les uahiés de Ghéïkier et de Ghéïkhiu, dans le caza de Sandikii et plusieurs villages du cazad*Aziziyé où Ton récolte en abondance un opium de qualité tout à fait supérieure.
Ces mêmes localités produisent de grandes qualités de céréales dont la majeure partie est dirigée sur Smyrne par la même voie que les opiums, à dos de chameaux. Une autre partie, moins considérable, est expédiée à Brousse ; le meilleur froment, qui est compris dans ces derniers envois sous le nom de Émir- 4lagh'bogdai{h\é de la montagne de l'Émir) se récolte près d'Azi- 2iyé (Mouslidjé).
La plupart des autres cultures, également très productives, :notamment celles du coton, des fèves, des pois chiches, des liaricots, de la vallonée, des raisins et fruits de toute espèce, donnent des récoltes aussi remarquables par leur qualité que par Heur abondance, et qui trouvent toutes, malgré les frais de transport dont elles sont grevées, par suite de la rareté des routes ^carrossables, un débouché sûr à Smyrne.
A Tchaï, dans le caza de Bolvadin, les terrains en plaine ^lant peu nombreux, la culture du pavot à opium^ du coton et du maïs n*a pas grande importance ; celle du froment est presque nulle. En revanche, sur les coteaux rocailleux, s'étendent de beaux vignobles, dont la population, quoique entièrement musulmane, tire pourtant grand profit par la production considérable de raisins secs noirs très estimés sur le marché de Smyrne. De plus, quelques grecs dlsbarta et de Bourdour viennent y passer quelque temps dans la saison des vendanges, pour fabriquer des vins et des eaux-de-vie qui sont consommés dans les vilayets et sandjaks voisins.
Bestiaux.' — On estime la production annuelle àe l'élève du bétail dans le sandjak de Kara-Hissar, en moyenne à 948,000 têtes en totalité, comme suit :