DROITS PERÇUS
SANDJARS
de
aunaelle
Forêts
Kiloin. carrés
Nombre d'arbres
Piastres
Castamouni .
Bolou
Sioope
KaDghéri (1)...
Totaux . . .
Ce tableau sera plus loin décomposé aux chapitres spéciaux de chaque sandjak, en indiquant respectivement le nombre, la superficie des forêts afférentes à chaque caza, leur peuplement, les coupes annuelles* Tusage de leurs produits, etc.
(1) Il n'y a pas de forêts régulièrement exploitées Hans le sandjak do Kanghéri.
426 VILAYET DE CASTAMOUNl
Outre les diverses exploilalions résultaol du tableau ci-dessus, telles que bois en grumes pour charpente, scieries, chauffage, etc; écorces pour tanoeries, goudron, charbon, elc : il faut aussi noter un grand commerce de loupes de différents arbres des forêts des sandjaks de Sinope et de Bolou, très-riches en ce genre de productions si recherchées en Europe, et les produits variés des cueillettes forestières : glands, noix de galle, châtaignes, etc., très considérables.
Faune. — Les animaux sauvages qui fréquentent ces forêts sont principalement les loups, les renards et les lièvres, qui donnent lieu à un commerce assez important de peaux pour fourrures. On y rencontre aussi beaucoup d'ours, de sangliers et de chèvres sauvages, cerfs, daims et chevreuils. Le gibier à plumes se compose principalement de perdrix d'espèce commune et de celte grosse espèce particulière au pays, déjà citée plusieurs fois, ainsi que de francolins, faisans, gelinottes, coqs de bruyère et de toutes sortes d'oiseaux chanteurs. La huppe et les pies sont très communs, et certaines contrées forestières sont visitées par des échassiers de diverses espèces.
Salines. — Les salines du vilayet de Castamouni, très importantes, sont exploitées par l'administration des revenus concédés à la dette publique ottomane, qui les a classées parmi les dépendances de son nazaret ou direction générale d'Angora.
On compte dans le vilayet de Castamouni deux mudirièts ou directions de salines relevant du nazarèt d'Angora. Le premier de ces deux mudirièts est formé de la mine de sel gemme de Kanghéri^ située dans le sandjak et le merkez-caza de même nom, à 16 kil. environ au sud-est du chef-lieu, à 96 kil. sud de Castamouni et à 80 kil. au nord-est d'Angora. Le second mudirièt se compose des deux sahnes de Kotchètch et de Ketchèch^ dites salines « d'Iskélèb » , de celles de Tditali, de Yèrlou et de BourffUy ainsi que de trois autres situées dans le vilayet d'Angora dont on n'a pas par conséquent à s'occuper ici. Les quatre
premières sont artificielles et la ciuquième est uu petit lac ou plutôt un bassin naturel alimenté, comme les quatre autres, par une source salée. Toutes cinq sont situées dans le caza d'Iskélèb^ dépendance du merkez-sandjak de Casfumouni et à 160 kil. environ au nord-est d'Angora.
Saune DE kanghéri. — La mine de sel gemme de Kanghéri mesure, dans sa plus grande étendue, 450 m. du sud-est au nordouest et 1 15 m. en moyenne du nord-est au sud-ouest. Les traditions locales veulent que sa première exploitation date de 10 siècles sans interruption; mais un cubage du vide de la mine, opéré vers 1886 par M. Henri Couteaux, ingénieur de l'administration de la dette publique, lui fait penser que cette date ne remonte pas au-delà de 400 ans. L'historique delà saline n'est d'ailleurs bien connu qu'à partir de l'affermage de son exploitation, en 1837, et adjugé alors au prix de 6,000 piastres par an.
Treize ans plus tard, en 1850, le prix de l'affermage était plus que décuplé, et, en 1857, il fut adjugé pour 10 années à une compagnie dirigée par M. Zarifi, moyennant 115,000 piastres par an. Le prix du sel fut alors fixé à 6 paras l'oke, soit un peu plus de 0,02 centimes le kilogramme, tandis que jusque-là les ventes s'étaient faites à la charge, soit 2 piastres, environ 46 centimes la charge d'un chameau, et 60 paras ou environ 0,34 centimes la charge d'un mulet. Le gouvernement, voyant que la compagnie réalisait de beaux bénéfices, résihaen 1861 soncontrat d'aflfermage et prit en mains l'exploitation directe qu'il concéda en 1878, à l'administration des six contributions indirectes.
Aujourd'hui, l'administration des revenus concédés à la dette publique ottomane obtient de cette exploitation les résultats suivants :
Quantités extraites. Montant des ventes. Kilogr. Piastres
Année 1893 2,031,137 2,342,608
soit environ 538,000 fr.
Les galeries souterraines de ila mine de Kanghéri sont très
428 VILAYET DE CASTAMOUNl
curieuses à visiter. On y rencontre quantité de sources, de lacs, de ponts suspendus et autres beautés naturelles qui rendent l'excursion fort intéressante; mais il serait dangereux de s'y aventurer sans prendre des précautions : ainsi il est d'usage de semer de la paille hachée tout le long du chemin que Ton parcourt pour pouvoir le retrouver sûrement. Les ouvriers travaillent jour et nuit dans ces galeries, à l'exception de la nuit du jeudi au vendredi, car ils sont persuadés que durant cette nuit là des accidents tels qu'éboulements, chûtes mortelles et autres non moins à craindre ne manqueraient pas d'arriver.
KoTCHÈTCH, KETCHÈTCH. — Ccs dcux saliues, qui constituent ensemble la saline proprement dite <( d'iskélèb » , sont toutes deux situées au sud du chef-lieu de caza de ce nom, l'une à 2 heures (environ 10 kil.) et l'autre à 3 heures (environ 15 kil) de la petite ville d'iskélèb. Toutes deux sont établies au fond de ravins où coulent des sources salées dont on rassemble les eaux dans des réservoirs où elles subissent une première évaporation qui concentre leur salure, avant de passer dans les bassins où la cristallisation s'opère. Ces tables salantes sont, au nombre de 179, alimentées par deux sources d'inégale salure, à la saline de Kotchètch ; tandis qu'à celle de Ketrhètch^ divisée en deux exploitations séparées par une colline, il y a dans la première 2 réservoirs et 43 tables salantes, alimentées par 3 sources. Ce premier groupe porte le nom de Kara-déghin. Le second, appelé Tèk'dam^ se compose de 68 tables salantes, alimentées par 3 autres sources salées.
BouRGÂ. — Cette saline, située à 15 kil. environ de celle de Kotchètch et à 25 kil. au sud d'iskélèb, consiste en une sorte de petit lac ou bassin naturel d'un peu plus de 1 kil. de circuit, alimenté par une source salée intermittente qui coule durant les mois de mars, avril, mai, et quelquefois jusqu'au 15 juillet, si le printemps est très pluvieux.
Yèrlou, — Trois sources d'eau salée alimentant chacune un groupe distinct de tables salantes forment la saline de Yèrlou
428 VILAYET DE CASTAMOUNl
curieuses à visiter. On y rencontre quantité de sources, de lacs, de ponts suspendus et autres beautés naturelles qui rendent l'excursion fort intéressante; mais il serait dangereux de s'y aventurer sans prendre des précautions : ainsi il est d'usage de semer de la paille hachée tout le long du chemin que Ton parcourt pour pouvoir le retrouver sûrement. Les ouvriers travaillent jour et nuil dans ces galeries, à l'exception de la nuit du jeudi au vendredi, car ils sont persuadés que durant celte nuit là des accidents tels qu'éboulements, chûtes mortelles et autres non moins à craindre ne manqueraient pas d'arriver.
RoTCHÈTCH, KETCHÈTCH. — Ccs dcux saliues, qui constituent ensemble la sahne proprement dite « d'Iskélèb » , sont toutes deux situées au sud du chef-lieu de caza de ce nom, l'une à 2 heures (environ 10 kil.) et l'autre à 3 heures (environ 15 kil) de la petite ville d'Iskélèb. Toutes deux sont établies au fond de ravins où coulent des sources salées dont on rassemble les eaux dans des réservoirs où elles subissent une première évaporalion qui concentre leur salure, avant de passer dans les bassins où la cristallisation s'opère. Ces tables salantes sont, au nombre de 179, alimentées par deux sources d'inégale salure, à la saline de Kotchètch ; tandis qu'à celle de Ketvhètch^ divisée en deux exploitations séparées par une colline, il y a dans la première 2 réservoirs et 43 tables salantes, alimentées par 3 sources. Ce premier groupe porte le nom de Kara-déghin. Le second, appelé Tèk'dam^ se compose de 68 tables salantes, alimentées par 3 autres sources salées.
BouRGA. — Cette saline, située à 15 kil. environ de celle de Kotchètch et à 25 kil. au sud d'Iskélèb, consiste en une sorte de petit lac ou bassin naturel d'un peu plus de 1 kil. de circuit, alimenté par une source salée intermittente qui coule durant les mois de mars, avril, mai, et quelquefois jusqu'au 15 juillet, si le printemps est très pluvieux.
Yèrlou, — Trois sources d'eau salée alimentant chacune un groupe distinct de tables salantes forment la saline de Yèrlou
qui se trouve à l'ouest de Kotchèlch et au sud de la ville d'Iskélèb, à 10 kil. de Tune et à 20 kil. de l'autre.
Taïtah. — Une source salée assez abondante et dont Teau marque 25 degrés de salure, fournit aux besoins des 35 tables salantes de Tditah^ établissement situé à Touest de Kotchëtch, comme le précédent, et à 40 kil. environ au sud d'Iskélèb. Le sel qu'on y récolte est très recherché pour son excellent goût.
La production et le revenu annuels des salines du mudiriet d'Iskélèb situées dans le caza de même nom et précitées, sont comme suit :
( Iskélëb (CotcAètcbetKtteh^teh)
Année 1306 (1890-91) | Yèriou
f Taïtah