RECETTE
kilogrammes 3.198.894
piastres 843.589
Année moyenne. — Bourffa
Totaux....
soil environ 265.000 fr.
Le revenu total et net des salines du vilayet deCastamouni, Bst en moyenne, comme suit :
Saline de Kânghéri (sel gemme) 273,1 32 fr.
— d'Iskélèb (sel de sources salées). . 265,000
Total . . . 538,132 fr.
Tabacs. Le tabac est cultivé dans la plupart des cazas du llayet de Castamouni et plus spécialement dans ceux du san- Ijak de Sinope, dont les produits sont égaux en qualité aux meii- 3urs tabacs de Samsoun et de Bâfra. Toutefois, la culture du ibac a été très délaissée depuis l'institution de la Régie et la >roduction est descendue au-dessous de la récolte moyenne an-
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térieure à cette institution ; mais elle tend à se relever. Actuellement, onTévalue en totalité, en chiffre rond^ à 200,000 kjlog.
. — On compte dans ce vilayel 5 sources d'eaux minérales assiduement fréquentées par les habitants des alentours, qui ont tous une entière confiance en leurs efTels curatifs. Toutes cinq sont situées dans le sandjak de Bolou. Deux se trouvent à proximité de son chef-lieu ; une troisième près du village de Tchitak, dans le caza de Gueuïnèk ; la quatrième est à Parli, dans le caza de Médressi, et enfin la cinquième émerge à il kil. de Duzdjè, chef-lieu du caza de même nom. On ne sait pas quelle est la minéralisation de ces eaux, dont aucune analyse n'a pu encore être faite, mais leur efficacité est notoire.
Agriculture. — La propriété de la plus grande partie des terres est entre les maiusdes musulmans^ qui les font cultiver par des ortaqdji^ et vivent de leurs produits. Les principaux propriétaires se trouvent parmi les fonctionnaires du gouvernement, les membres des conseils administratifs ou des tribunaux, auxquels leur haute position facilite beaucoup la gestion de leurs importants domaines. Les petits employés sont aussi possesseurs de petites parcelles de peu d'étendue.
Les habitants des campagnes sont tous, sans presque aucune exception, agriculteurs, pour la plupart ortaqdji^ c'est-à-dire cultivateurs pour le compte des propriétaires. Ceux-ci doivent, après une entente amiable qui n'est pas sanctionnée par un contrat légal, leur prêter l'argent, les grains, les bœufs et le matériel nécessaire à leurs travaux. Vortaqdji laboure, prépare la terre, fait les semailles et attend la récole. Alors l'a^Aa (c'est ainsi qu'on nomme le propriétaire rural) prélève d'abord la dtme des produits, qu'il met de côté, et une quantité de grains égale à celle qu'il a avancée pour l'ensemencement. Ce qui reste est partagé entre lui et l'ortaqdji.
Malheureusement^ il arrive souvent que la part de ce dernier se trouve insuffisante ; Yagha lui fait en ce cas l'avance, à re-
prendre sur la récolte de TaDoée suivante, de la quantité de blé ou de maïs qui lui permettra de subsister avec sa famille jusqu'au temps de cette récolte, dont les éventualités aggraveront peut être encore la situation de lortaqdji. Aussi est-il extrêmement rare que ce dernier parvienne à jouir d'une modeste aisance et jamais il n'arrive^ quelles que soient son activité et sa frugalité, à posséder la moindre parcelle de cette terre que son travail fertilise au seul profit de Vayha.
Rien n'est d'ailleurs plus primitif que les méthodes et les ins* truments d'agriculture en usage dans le vilayet de Castamouni. La fécondité du sol y supplée généralement, et malgré Tétat borné des connaissances du cultivateur, de l'infériorité de son ou* tillage, la récolte est toujours abondante et surpasse de beaucoup les quantités nécessaires à la consommation. La production agricole donne lieu à des exportations de céréales, de bestiaux et de fruits et légumes, ainsi que de quantités importantes de laine, poil de chèvre mohair et autres produits accessoires, quoique le défaut de bonnes routes rende les transports très onéreux. Les frais de ces transports sont tels, en effet, que de Kànghéri à Castamouni, par exemple, ils doublent le prix des denrées. Ainsi le kilé de blé acheté à raison de 40 à 45 piastres à Kànghéri, se vend de 90 à 95 piastres à Castamouni. La dislance entre ces deux villes est de 90 kil. en ligne directe, mais, en réalité, elle est de 24 heures turques, soit environ 132 kil. à cause des longs détours nécessités par la configuration du terrain et des obstacles à surmonter.
Après les céréales, les haricots, lentilles et autres graines légumineuses et la graine de lin, les principales cultures sont celles du coton, dont la récolte annuelle peut être évaluée en moyenne à 500 tonnes environ, et celle du tabac. Celle-ci, comme il a déjà été dit plus haut page 429, est en décroissance depuis l'établissement de la régie, mais elle tend actuellement à se relever.
La culture de la vigne donne d'assez bons résultats dans les sandjaks de Bolou, de Castamouni et de Kànghéri. Une maladie ayant attaqué les vignobles du sandjak de Sinope, qui donnaient