an
Toi*
mm
Total p^R iêiïS..-.
Apiculture. — L'élève des abeilles, dans les 4 sandjaks
(1) Ce Ulileau sera plus loin décomposé, p&r races eL par espèces d'anioiaui, daas les chapitres des sandjaks, pour indiquer les quanUlès reipectivei affireoles i
du vilayet de Castamouni, fournit un miel el une cire fort estimés, dont la production moyenne annuelle est évaluée comme suit :
Miel 220,000 kil.
Cire 36,800 —
Fleuves, rivières. — Les principaux cours d'eau qui arrosent ou circonscrivent ce vilayet sont 2 fleuves : ]e Kkil- Irmak (Halys) et le Filias-sou (Billœus), el leurs affluents les plus importants qui sont : pour le premier le Tatdi-tchài ou Gueul-lrmaAj appelé aussi Bagh-dèrè, el ]e Dèvrèk-sou, et pour le second VAratch-sou ou Soghanli-sou .
Parmi les cours d'eau de moindre importance, qui sont fort nombreux, il faut citer le petit fleuve bartin-sou (Parthénius), à cause de son importance historique.
Le Kizil'lrmak [\\^\^i)^ qui a été décrit, dans son ensemble, dans la notice du vilayet de Sivas(TomeI, page 639), circonscrit la limite orientale du vilayet de Castamouni, le long de laquelle il court à partir de l'extrémité méridionale du cazade Kalèdjik, récemment annexé au vilayet d'Angora, en dirigeant son cours vers le nord-est. Il atteint ainsi l'est du caza d'Iskélèb. le sandjak d'Amassia où il pénètre, passe à Osmândjik, caza dépendant du vilayet deSivas,et rejoint, après un circuit d'environ 75 kil., le merkez-sandjak de Castamouni entre Hadji-Hmra et Karghi. Arrivé là, il reprend sa direction générale au nord-est, longe le caza de Boyâbâd jusqu'à l'intersection de sa limite avec celle du vilayet de Trébizonde et va se jeter dans la mer Noire en aval de Bâfra. Il accomplit, durant ce trajet, un parcours total d'environ 395 kil., dont 235 kil. sur la limite du vilayet de Castamouni, 75 kil. dans le vilayet de Si vas et 85 kil. dans le vilayet de Trébizonde. Il reçoit sur sa rive gauche 2 grands affluents : le Dèvrèk'Son et le Tatai-lchai ou Gueul-lrmak.
Le premier de ces 2 affluents prend sa source au fond d'une vallée étroite et longue, entre les monts Kanlar-dagh et Saridagh, au nord-ouest du sandjak de Kânghéri, dans le merkez-
434 VILAYET DE CASTAMOUNI
caza de même nom, qu'il parcourt entièrement de l'ouest à Test. Il y arrose de nombreux villages et reçoit les affluents d'une innombrable quanlitéde sources qui descendent des montagnes. Le Dèvrèk'Sou passe ensuite dans le caza de Tossia en poursuivant son cours dans la même direction, entre des sommets de 1,000, 1,200 et 1,600 mètres d'altitude appartenant à la même chaîne, puis il entre enfin dans le nahié de Karghi, dépendance de ce caza, et il y déverse ses eaux dans le Kizil-Irmak^ après un parcours total d'environ 150 kil.
Le Tataï-tchdi ou Gueul-lnnak^ descend des montagnes a nord-ouest du merkez-sandjak de Castamouni, au petit villag de Tchibouq. Dirigeant son cours vers l'est, il passe successive ment à Tafaï, à Castamouni , à Tach-keupru ; puis son cours fié chit du nord-est au sud-est. Il entre alors dans le sandjak de Sinope, et après avoir arrosé, durant un parcours total d'environ 180 kih les chefs-lieux et les villages de 4 cazas, ses eau vont grossir \e Kizil-Irmak enlre Béïli-keuï et Hasan-keuï.
A l'ouest du vilayet de Castamouni et au sud du sandjak d
Bolou, on rencontre les sources du Filiassou {B'iWœus) ^ le plu large et le plus rapide des fleuves de l'ancienne Bithynie, a milieu des vastes et épaisses forêts qui couvrent les flancs de hautes montagnes de la chaîne de l'Ala-dagh, entre 2 sommet principaux de cette chaîne nommés Boli-dagh et Sémin-dagh, à proximité du hameau de Gunâï. A partir de son origine jusqu'à son embouchure, ce fleuve coule dans la direction du sudouost au nord-est. Il passe d'abord à Bolou, chef-lieu du sandjak, puis à Dèvrèk, chef-lieu du caza de Hamidiyé, et côtoie ensuite la limite occidentale du caza de Bartin, où se trouve située son embouchure, dans la mer Noire, à Filias, petit groupe de cabanes de pêcheurs avoisinant les ruines de l'antique ville de Tium. 11 reçoit près de Dèvrèk, sur sa rive droite, son principal affluent : le Soghanli-sou, appelé aussi Aratch-sou, et plus loin, su r sa rive gauche , un autre affluent, sans nom, dont les deux sources ont reçu toutes deux le même nom de : Kara-pounâr (la source noire). L'une émerge du pied de l'Ova-dagh qui borne la plaine d'Héraclée, et l'autre des derniers contreforts du Guéïnèk-
dagh. Le parcours total du Filias-sou est d'environ 140 kil.
Son affluent principal, le Soghanlisou ou YAratch-son peut être considéré comme non moins important, car la longueur de son parcours esta peu près égale, et il reçoit, de son côté, un affluent considérable : le Hammàmli-tchaï, ou Oulou-tchài (la grande rivière). Quoi qu'il en soit, VAratch-sou prend sa source à 20 kil. environ à Test d'Aratch, chef-lieu du caza de même nom, près de Gaslamouni. Il se dirige de Test à Touest, passe à Aralch, à Baltchik-Uissar, un peu avant lequel se trouve le confluent de VAratch'SOu et du Hâmmamli-tchdi, 11 atteint ensuite Ak-tach, Karabiklar, côtoie le Déré-Fondouk-dagh (montagne delà prairie aux noisettes) et se jette dans le Filias à quelques kil. de Dèvrèk^ après avoir parcouru un trajet total d'environ 135 kil.
VOuloU'tchaï ou Khammâmli-tchài, affluent de VAratch-sou^ prend ses deux sources dans la vallée qui sépare TÈrèn-dagh de l'Ala-dagh, l'une près de Guèrèdè, chef-lieu du caza de même nom, et l'autre à Tchaouchlar. Il passe h Baïndir, nahié du caza de Tcherkèch et rejoint son confluent avec VAratc/i-sou à travers la belle plaine de Hadjilar-Ovasi. Son parcours total, dans la direction du sud au nord, s'étend sur une longueur d'environ 100 kil.
Parmi la multitude des autres cours d'eau qui, suivant la saison, tantôt serpentent doucement sur les pentes des montagnes à travers les herbes et les fleurs de la prairie, et tantôt roulent leurs flots torrentueux de roche en roche et vont inonder les vallées, aucun ne mériterait d'être cité si ce n'était le Bartin-sou^ que son ancien nom de Parthénius rend digne de l'intérêt qui s'attache aux souvenirs classiques. Quoique moins humble en réalité que le Pactole si vanté, le Bartin-sou ne semblait pas être destiné par la nature à devenir célèbre. Son parcours total, à partir de sa source au pied du Dèvrènt ou plutôt Dèrbènt-dagh jusqu'à Guzèldjé, port de Bartin,oùil se jette dans la mer Noire n'est que d'environ 68 kil. — 11 se dirige d'abord du nord-est au sud-ouest durant les 23 premiers kil. de son parcours dans la vallée de Bartin, jusqu'à une petite distance du hameau d'Oav-
436 VILAYET DE CASTAMOUNI
djima; là, faisant un coude brusque dans la même direction que cette vallée, il conlinueà laparcourirpour gagner au nord-ouest son embouchure à Guzèl ou Guzèldjé où il arrive après avoir passé d'Ovadjima h Yun-Han, à Balamba et enfin à Bartin.
Tous les divers cours d'eau précités sont 1res poissonneux, mais on y pêche fort peu, car le poisson d'eau douce, bien qu'il soit excellent, n'entre pas dans l'ahmentation publique d'une manière générale, par suite de préjugés locaux absolument mal fondés. Ces mêmes cours d'eau sont navigables sur plusieurs points où on les utilise pour le flottage des bois coupés dans les forêts du voisinage et pour quelques autres transports à peu près aussi primitifs. Selon toute apparence, il ne serait ni bien difficile ni trop coûteux de surmonter les obstacles qui entravent actuellement la navigation régulière sur ces fleuves et rivières. On créerait ainsi des voies de communication éminemment économiques pour le commerce local qui se trouverait dégrevé de frais de transports onéreux à l'excès.
Lacs, marais. — Il n'y a pas de lacs proprement dits, ni de marais dans le vilayet de Caslamouni.
Routes, chemins. — On compte dans ce vilayet, 11 routes carrossables, dont la longueur totale est de 1,023 kil., comme suit :