restaient sur les lieux à la fin de l’année
L’exportation de l’huile d’olive pour la France, qui, de 1837 à 1846, s’est élevée en moyenne à 4,495,755 fr. (valeur officielle), est tombée, de 1847 à 1856, à 3,207,032 fr., et la moyenne, de 1857 à 1859 compris, n’est plus que de 1,286,779 fr.
Si les charges excessives qui grèvent l’agriculture ont contribué à ce résultat, l’insouciance des cultivateurs, qui laissent disparaître les oliviers sans les remplacer, y a aussi une large part. 11 est très facile de repeupler les terrains où l’olivier croît dans d’excellentes conditions. Il suffirait, pour cela, que le Gouvernement ottoman obligeât chaque propriétaire à planter annuellement
un nombre d’arbres proportionné à l’étendue de son domaine. L’agriculteur turc n’a pas d’initiative, et le système des taxes et des impôts n’a pas été, jusqu’à ce jour, dénaturé à combattre cette disposition naturelle ; mais, en revanche , cet agriculteur exécute, sans les discuter, les ordres qui lui sont donnés par les autorités. S. E. Ismaïl Pacha, ancien ministre du commerce, nous a indiqué lui-même cette manière de procéder comme lui ayant parfaitement réussi. Lorsqu’il était gouverneur de la province de Smyrne, il fut frappé de l’état d’abandon qu’offrait la culture de l’olivier. Cherchant à y porter remède , il imagina d’annoncer à la population rurale qu’il avait reçu de la Sublime-Porte l’ordre de les obliger à planter annuellement deux mille oliviers. Personne ne songea à contester l’authenticité de la décision supposée; les plantations eurent lieu, et continuèrent régulièrement pendant qu’il gouverna la province. Ces arbres sont maintenant en plein rapport ; les propriétaires ignorent probablement que l’augmentation de leurs revenus est due à une supposition ingénieuse.
L’exportation des produits des arbres fruitiers a donné :
FRANCE