SU
Fr.
Gommes pures.
Fruits médicin.
Huile d'olive. •
Fruits secs. . •
ANGLETERRE
Ai».
Fr.
K il.
Fr.
Figues
Amandes . . .
Huile d'olive .
Scammonée . •
Cal , 250
Bois DE CONSTRUCTION, DE TEINTURE ET D’ÉBÉNISTERIE. —
Les bois de construction sont très abondants; les forêts situées à quelque distance delà mer restent inexploitées faute de moyens de communication. On n’exploite que celles qui sont voisines du littoral; elles approvisionnent la marine du commerce, les arsenaux des marines militaires de Turquie et d’Égypte, et fournissent en même temps aux villes de l’empire les bois de construction pour les maisons, le bois à brûler, et le charbon de bois.
Les capitaux européens qui. auraient pu être dirigés vers l’exploitation des forêts de la Turquie ont été arrêtés jusqu’à ce jour par deux obstacles : la défense d’exporter les pièces de grandes dimensions propres aux constructions navales, et les conditions que le Gouvernement mettait à l’exploitation elle-même.
Nous avens vu (page 69) que le principe qui forme la base de la législation en matière d’impôts et de propriété, est que le fonds appartient à l’État. Ce droit de propriété, appliqué aux terres cultivées , est encore pltis applicable aux forêts abandonnées. Actuellement, le Gouvernement livre les forêts à qui veut les exploiter , sous la seule réserve d’un droit de 3 p. 0/0 , perçu sur le produit de la
vente des bois. Il est facile de comprendre comment les riches forêts de la Turquie restent en dehors de l’action des capitaux européens , bien que la France et l’Angleterre demandent à l’Inde le bois de teak , au Honduras l’acajou, à l’Italie le chêne, etc., nécessaires à la construction de leurs vaisseaux. La sortie des pièces de fortes dimensions étant prohibée , on est obligé de les vendre aux arsenaux turcs et égyptiens, et il est impossible d’écouler ailleurs la partie la plus avantageuse des produits forestiers. Les Européens, n’ayant que ce marché limité , ne trouvant pas dans la propriété du sol des conditions de sécurité suffisante , restent à l’écart. Routes, moyens de transport, tout manque , tout est à créer par ceux qui entreprendront l’exploitation. Ils ne peuvent l’entreprendre qu’avec un droit de possession incontestable sur les forêts et la permission de vendre les bois de premier choix sur les marchés étrangers, où ils trouveraient un placement avantageux.
L’empire ottoman est arrivé à un état financier tellement précaire, qu’il est obligé de faire des concessions, afin de se créer des ressources. Son attention s’est portée sur les forêts ; en attendant que le droit de propriété puisse être octroyé aux Européens, conformément aux termes du H atti-humayoun, il cherche à offrir les garanties désirées. Il est disposé à accorder l’autorisation d’exploiter sous forme de baux à durée illimitée , et à lever l’interdiction qui frappe l’exportation. Elle serait libre, quelles que soient les essences et les dimensions des pièces de bois. S. E. Edhem Pacha, ministre du commerce, nous a dit, quand nous avons eu l’honneur de traiter avec lui cette question , que la Sublime-Porte tlon-
fierait toutes les garanties, toutes les sécurités et toutes les facilités que les Européens peuvent demander. Le bon vouloir du ministre n’est pas douteux ; mais nous craignons que ses efforts ne restent stériles. Il nous paraît difficile que l’industrie européenne accepte la réglementation administrative que nous avons trouvée dans le projet de cahier des charges qui nous a été communiqué en juillet 1860. Nous n’avons pas laissé ignorer notre impression au ministre qui nous faisait l’honneur de nous consulter. Une industrie naissante a besoin de liberté: l’enserrer dans des règlement» étroits , c’est la condamner à périr. Le Gouvernement ottoman ayant tout à gagner à la mise en exploitation de ses forêts, doit, d’après nous, se borner à accorder le droit d’exploitation garanti soit par un bail à durée illimitée, soit sous une autre forme, à la seule condition d’acquitter un faible droit de sortie sur les produits forestiers expédiés à l’étranger. Il n’augmentera pas considérablement ses recettes par cette combinaison, nous le reconnaissons; mais les routes se feront, les moyens de communication se perfectionneront, et l’agriculture reparaîtra dans les localités voisines des routes nouvelles ; alors les revenus de l’État s’accroîtront en proportion de l’accroissement de la richesse publique.
Vignes. — La culture de la vigne, déjà assez répandue , est en voie de progrès sensible. Elle est faite sans soins, nous pourrions ajouter sans intelligence; on ne tient compte ni de la nature des terrains , ni des qualités des ceps. Les vendanges sont opérées avec la même incurie.
Les meilleurs vins de la Turquie d’Europe sont ceux de la Macédoine. L’Asie Mineure , les îles de l’Archipel, donnent des vins capiteux ou liquoreux pour la plupart, parmi lesquels celui de Chypre jouit d’une haute réputation depuis l’antiquité.
Si les agriculteurs soignaient mieux les vignes , s’ils foulaient les raisins avec précaution et discernement, s’ils surveillaient la conservation des récoltes , les vins , dont le goût est généralement mauvais par suite des procédés employés, seraient agréables. Alors les agriculteurs trouveraient sur les marchés d’Europe des prix avantageux.
Les ravages de l’oïdium et les mauvaises récoltes successives, surtout en France, ont donné à la Turquie un nouveau genre de commerce extérieur : celui des vins et des raisins secs , avec lesquels on fabrique une boisson fermentée. L’élévation du prix des vins communs lui a permis d’acquérir de suite une certaine importance.
La récolte de Smyrne et de ses alentours a produit ( 1858 ) :
Raisins rouges , y compris les sultanines. . . 110,000 qx.
Raisins noirs 150,000
260,000 qx.
Le port de Smyrne a exporté :
Dans les provinces turques. . 13,820 qx. valant 1,353,000 P.
A l’étranger 121,395 18,480,000
Le port de Cesmé :
Dans les provinces turques. . 1,500
A l’étranger 27,650
Total de l'exportation de la province de Srayrne 164,365 qx.
De plus, le port de Smyrne a exporté en 1858 :
Vin 26,680 qx. valant 3,192,800 P.
Esprit-de-vin (consommé dans
la province 5,030 1,364,100
Il nous a été impossible de compléter d’une façon satisfaisante les renseignements particuliers aux autres localités viticoles ; ceux qui précèdent montrent que la culture de la vigne acquiert une extension notable.
Les provinces ottomanes ont exporté :
FRANCE (t).
Lit.
Fr.
Lit .