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Kit.
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Raisins secs . .
ANGLETERRE
Kit. Fr. KU. Fr.
Raisins secs. . • 3.368,095 4,081.150 2,892,431 2,732 250
Vint » » » »
(1) Avant 1857, l’exportation en France des vins et des raisins secs n'existait pas.
Soies. — L’élève des vers à soie est une des ressources les plus précieuses de l’agriculture. Les soies de Turquie sont très appréciées par les manufacturiers; elles sont expédiées principalement en France. Quoique le système des impôts exagérés réagisse sur cette production comme sur les autres, elle grandit ; mais l’exportation, qui pourrait être énorme, reste forcément restreinte.
L’élève des vers à soie réussit dans les provinces d’Europe où la température permet de cultiver le mûrier. Les environs d’Andrinople fournissent beaucoup de soie depuis quelques années. Les transports, qui ne peuvent être effectués qu’en employant les bêtes de somme sur un long parcours, occasionnent des difficultés nombreuses et privent les éleveurs d’Andrinople de débouchés avantageux.
Les provinces de l’Asie Mineure sont celles où le commerce de la soie est le plus étendu : Brousse, Smyrne, la Syrie, la Palestine, l’ile de Chypre, sont les centres principaux de la production.
Les besoins de la fabrication européenne augmentent chaque année; la Turquie, qui, à elle seule, pourvoirait à la demande en ne livrant que des soies de première qualité, qui pourrait arriver à avoir par la soie l’influence commerciale que les États-Unis ont acquise par le coton, laisse l’Europe aller acheter à la Chine des soies de qualités inférieures.
L’introduction en France des soies de Chine ne remonte pas au delà de 1852, époque à laquelle 83 balles furent envoyées en consignation, comme essai. On estime à plus de 30,000 balles grégées ou moulinées, pe-
sant à peu près 1,550,000 kil., d’une valeur d’environ 90 millions de francs, l’importation actuelle qui a lieu par la voie de l’Angleterre au détriment de notre navigation et de notre exportation. En 1844-45, la Chine expédiait à l’Europe 6,500 balles; en 1858-59, ses envois ont atteint 86,000 balles (1).
L’exportation des provinces ottomanes a donné :
FRANCE
K il. Fr. Kil . Fr. Kit. Fr.
Soie» *c-om .... 595,091 39.212,001 582.869 30,886,117 559,811 31 871,815
Ilourre de soie. . . . 59,802 568,119 79,921 639,392 78.913 710.217
Soie en 0901 » . . . 551,813 12,760,699 717,019 13.116,312 1,100,198 21.210 956
OEufs de vers 1 soie. 21.951 1061.190 11,251 2 137 650 37,272 7,151 100
ANGLETERRE
Kit.
Fr.
Kil .
Fr.
Soie* grège a
liuurre de «oie et coc.
Bétail. — L’élève du bétail forme le principal revenu des habitants des campagnes, qui retirent aussi un certain profit des essaims d'abeilles.
La production des chevaux, des ânes, des mulets, des chameaux, des bœufs, des vaches, des buffles, des
(1) Voir pour les soies de Chine le rapport de M. Natalis Rondot, à la Chambre de commerce de Lyon , sur le commerce de la France avec la Chine. (Séance du 12 janvier 1800 )
chèvres, des moutons, des porcs, etc., suffit aux besoins et permet, en outre, de vendre un nombre considérable de têtes de bétail de ces diverses espèces, aux îles de l’Archipel ou dans les pays voisins.
Les laines, les poils de chevreau, les os et sabots de bétail, les peaux brutes, le miel, la cire, sont envoyés en Europe par toutes les provinces.
Laines (1). — Les laines occupent la première place parmi ces exportations.
Les laines de Roumélie (Turquie d’Europe), les meilleures, sont d’une qualité généralement estimée. Elles contiennent trois sortes : 60 0/0 de blanche, 20^0/0 de noire fine de première qualité, et 20 0/0 de grise de deuxième qualité. Elles sont vendues presqu’en totalité à la France, où les fabriques à peignes les utilisent.
La Roumélie comprend trois divisions : la Rulgarie, la Thrace, la Macédoine, auxquelles nous ajouterons l’Albanie et la Thessalie. La Bulgarie nourrit des troupeaux nombreux, surtout dans la partie N.-E., voisine du Danube, nommée Dobrutscha. Les pâturages y sont abondants.
Pendant l’été, les Mokans autrichiens s’y rendent avec leurs troupeaux, et, l’hiver venu, ils se retirent en Transylvanie, où ils vendent leurs laines. On peut évaluer la production dans cette province à 1,500,000 ocques.
Elle comprend trois qualités :
1" Zigay, laine fine;
2' Stogos, moins fine;
(i) J. Jooris, rapports déjà cités.
3' Tzourkana, ordinaire.
La majeure partie de la laine fine (400,000 à 300,000 ocques) provient des Mokans autrichiens ; elle se vend en Transylvanie.
La consommation locale est de 300,000 ocques.
LeZigay, en laine fine, s’exporte: pour la Transylvanie et l’Autriche, 200,000 à 250,000 ocques ; le reste va à Marseille et Trieste.
La laine exportée n’est pas lavée.
La Macédoine, la Thessalie et l’Albanie produisent 2,500,000 ocques de laine, dont un tiers seulement est exporté. La plus grande partie de l’exportation est expédiée à Marseille ; le reste sur l’Angleterre, l’Égypte et Smyrne, où on le charge pour l’Amérique du Nord.
L’exportation de la Macédoine par Salonique et les autres ports s’élève à 700,000 ou 800,000 ocques, presque toutes laines blanches. La laine n’est pas lavée.
L’exportation de la Thessalie par Yolo est de 300,000 ou 350,000 ocques en destination de Smyrne, où arrivent les ordres d’achats d’Europe. Les prix varient suivant les qualités et les demandes. Les laines de la banlieue de Salonique sont plus estimées que celles de l’Albanie, excepté celles de la Guégarie (haute Albanie), qui sont très soyeuses. Après la tonte, lorsque la laine est transportée en ville, les négociants européens et ottomans, réunis en séance, fixent un prix auquel tous doivent se conformer.
La Thrace, située au delà des Balkans , comprend le territoire d’Andrinople, Phillipopoli etSophia. Les pâturages n’y sont pas aussi abondants que dans la Bulgarie
et la Macédoine, parce que la culture y est plus étendue. Cependant, la ville d’Andrinople est encore un marché assez considérable. En 1858, son commerce a été :
Laines en suint 200,000 ocques, exportation en France.
— — 150,000 — consommation locale.
• — pelades 40,000 — pour Marseille.
Les laines d’Andrinople se chargent dans les ports de Bourgas, Enos et Rodosto. On évalue la production de la Thrace et de l’ouest de la Bulgarie h 2,500,000 ocques, dont deux tiers sont exportés en France, et un tiers consommé sur les lieux.
On opère rarement le lavage de ces laines, à cause de l’absence de moyens mécaniques et de la cherté de la main-d’œuvre.
La bonne qualité des laines d’Andrinople contient 40 à 45 pour O/O de laine fine.
Les laines d’Anatolie sont inférieures aux laines de Roumélie ; elles sont encore moins soignées et donnent plus de déchet. La production de l’Anatolie est beaucoup plus difficile à déterminer que celle de la Roumélie, à cause de l’impossibilité de recueillir des renseignements précis à l’intérieur, où a lieu principalement l’élève du bétail. Il faut établir des calculs approximatifs d’après les exportations des ports principaux.
Le marché le plus important de l’Asie Mineure est Smyrne. On estime son chiffre d’exportation annuelle à 1,540,000 ocques, dont la moitié va aux États-Unis, le restant en France et en Angleterre.
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Les principales qualités sont :
15 0/0 de fine 30 0/0 —
La laine de Caïssar, donnant. . .
— d’Asion-Cara-Hissar. . .
— de Jerli (env. de Smyrne).
— d’Angora
Cette dernière est employée à la fabrication des tapis d’Ouchok dits de Smyrne.
La laine exportée est généralement en suint; quelquefois elle est soumise à un lavage à froid, qui produit un déchet de 33 pour 0/0.
La province d’Angora est renommée pour les magnifiques toisons de ses brebis et de ses chèvres. La laine des brebis est employée à la confection des beaux tapis de l’Orient ; le poil de chèvre est exporté principalement en Angleterre.
On évalue à 2,300,000 ocques l’exportation totale des laines et poils parles ports de Smyrne, Samsoun et Constantinople.
Àïdin produit en laines 300,000 ocques , sur lesquelles la qualité fine entre pour deux tiers, et en poil de chèvre 175,000. Presque tout se transporte à Smyrne pour l’exportation.
La province d’Alep fournit 400,000 ocques, dont un dixième se consomme sur les lieux. L’excédant est chargé à Alexandrette, à destination de Marseille, Livourne et New- York.
La production de la province de Bagdad et de la Mésopotamie est difficile à préciser ; elle provient des tribus
nomades. On évalue qu’elle livre 300,000 ocques à l’exportation.
La province de Syrie, qui s’étend depuis Tripoli jusqu’à l’Égypte, produit une quantité considérable de laines. Il est aussi embarrassant d’en indiquer le chiffre que de déterminer la quantité énorme de bétail dont l’élève, dans les provinces de l’intérieur, forme l’unique richesse des tribus arabes.
Le port de Latakié exporte 230,000 kil.
— de Tripoli 300,000
La province de Damas 800,000
Ce qui donne une exportation de. . 1,350,000
La province de Damas dirige ses laines sur Beyrouth, où on les lave à froid, avec un déchet de 60 pour 0/0. Après cette opération, elles sont exportées en France, en Angleterre et aux États-Unis.
La Caramanie, qui s’étend depuis le golfe de Satalie jusqu’au golfe d’Alexandrette, sur la côte et dans l’intérieur jusqu’aux environs d’Angora et de Sivas, produit 200,000 ocques de laine, contenant trois quarts de noire et grise, et un quart de blanche. L’exportation a lieu par le port de Mersina pour Marseille, Livourne et Smyrne.
La province de Koniehfournitannuellement2, 000,000 d’ocques de laines blanches, contenant de 3 à 4 pour 0/0 de noires. Ces laines arrivent à Smyrne et à Samsoun, d’où on les expédie en Europe et en Amérique.
Les laines de la haute Asie comprennent celles du Kur-
distan , de la Géorgie , des provinces du littoral de la mer Noire; elles ont pour débouchés les ports de Trébizonde et de Samsoun.
La laine de Géorgie est appréciée à cause de sa blancheur et de sa finesse; elle est courte et souvent mélangée de poils morts.
Celle de Kurdistan est grise ou rousse, de qualité inférieure, impropre à la manufacture; elle sert à faire des tapis de feutre sur les lieux.
Il est impossible d’évaluer la production de la haute Asie.
Les provinces ottomanes ont exporté en produits provenant de l’élève du bétail :
FRANCE
Kit.
Fr.
Kit.
Fr.
Ml.
Fr.
Laines en masse. . . 5,381,374
10 Ml, 795
Poil de chevreau brut 130, 6G7
SOSjlOl
Peaux brutes .... 1,288,270
Peaux de lièvre brut. 31 G24
Viandes salées. . . . 152,060
Os et sabots de bétail. 1,333,617
ta
Cornes de bétail brut. »
ta
Cire jaune ou brune . »
ta
ANGLETERRE
Ml. Fr. Kit. Fr.
Laine* Je mouton et
d'agneau 577 556 1.332 950 170,352 356,100
Poil, de c bèrre. .. 1,278,138 8,188,123 1,083,110 11,009,080 Peaux d'agn. brute*. 38,317p. 23 975 26 077 p. 28,923
Les richesses agricoles que nous avons énumérées ne sont pas les seules ; il en est d’autres qu’il serait facile d’acclimater ou de développer, telles que le colza que l’on commence à cultiver, et la betterave qui permettrait à la Turquie de fabriquer chez elle, non-seulement le sucre nécessaire à sa consommation , mais aussi une portion considérable des sucres, provenant principalement des ports anglais, qui sont expédiés en Perse et au delà, par transit.