peaux
130,000 méscaux.
La difficulté des transports empêche la province d’Àndrinople d’exporter avantageusement ses produits. Si la rivière Maritza était canalisée jusqu’à Enos, le commerce de Philippopoli et d’AndrinopIe serait placé dans des conditions bien meilleures.
C’est en 1856, pour la première fois, qu’outre la quantité de graines de vers à soie obtenue pour les besoins des éleveurs du pays, environ 600 ocques furent vendues à l’exportation. On les paya depuis 1,000 jusqu’à 1,300 piastres l’ocque. Les bénéfices que les éleveurs obtinrent sur leurs graines les encouragèrent à opérer plus en grand, et la présence d’un certain nombre d’acheteurs français et italiens arrivés dans la province y contribua puissamment. L’exportation des graines de vers à soie , en 1857, peut être évaluée :
Andrinople et les villages environnants. . . . 7,000 ocques.
Philippopoli 450
Les autres localités voisines de ces villes . . . 1,400
Total 8,830
Au début, les prix furent de 1,000 à 1,200 piastres l’ocque ; plus tard , ils tombèrent à 950, puis à 900.
Maïs
Avoine
Graines oléagineuses (la récolte a manqué et a donné seulement pour la consommation locale)
Cire jaune
Peaux de buffles
— boeufs et vaches
Essence de rose
En 1858 , l’exportation des graines a été de 8,000 ocques. Dans le principe , les prix furent de 1 ,000 piastres à 900 , puis ils fléchirent jusqu’à 400 piastres l’ocque ; mais, en février 1859, les dépôts touchant à leur fin, les demandes d’Europe firent remonter les prix successivement jusqu’à 2,600 piastres l’ocque.
La récolte de 1859 donna :
Andrinople et ses environs 10,000 ocques.
Philippopoli et les autres localités. . . 6,000
Les premiers contrats avaient été passés au prix de 750 à 800 l’ocque ; mais l’arrivée d’acheteurs français et italiens les fit monter jusqu’à 1 ,500. Les prix retombèrent à 1 ,000 piastres à la fin de la saison.
La campagne de 1860 a été funeste pour les éleveurs d’Andrinople : les vers à soie n’ont pas réussi; on a eu des cocons en quantité moindre des deux tiers de ce que l’on était en droit d’espérer. Cette situation a fait craindre la maladie , et on n’a pas graine.
A huit et dix lieues d’Andrinople, àDomatico, Souffli, Ortakeuï, où aucune apparence de maladie ne s’est manifestée sur les papillons , on a graine considérablement, et l’on estime la production à 6,000 ocques.
Philippopoli et les villages des Balkans ont eu aussi une récolte abondante. Les deux tiers de leurs graines , dont la quantité n’est pas encore connue , ont été déjà exportés; l'autre tiers est resté entre les mains des propriétaires. Les premiers achats ont été traités aux prix
de 900 à 1 ,000 piastres l’oeque ; puis, lorsque la récolte générale a pu être appréciée, ils sont tombés à 500 piastres; actuellement le prix des meilleures qualités est de 400 piastres l’ocque. A ce cours, les éleveurs ne peuvent avoir que de la perte, puisque 18 à 20 ocques de cocons donnent une ocque de graine. Les mécomptes que les éleveurs éprouvent sont de nature à faire prévoir que la récolte des graines de vers à soie sera considérablement réduite en 1861.
IledeSamotraki. -La population, composée de2,400 Grecs et 40 Turcs, habite le village dont l’ile porte le nom. Elle s’occupe d’agriculture et de la fabrication du charbon de bois. Les habitants ont peu de rapports avec les étrangers. Le commerce appactient aux marchands de Cavalla (Albanie). L’ile est bien boisée, mais le commerce du charbon de bois dépeuple les forêts. Sa production est approximativement :
Froment 10,000 quilés.
Orge 20,000