Goptchewitch, Macédonien und AU Serbien, Vienne, Seidul
se m bl an ce, sauf les titres de Serbe de Kastoria ou Femme serbe de Monastir, que M. Goptchewitch leur a uniformément attribués.
En outre M. Goptchewitch a dressé des tableaux complets, exacts, historiques, de la population dans chaque bourg, village, hameau, tchiflik des vilayets, sandjaks et cazas de la Macédoine. La Macédoine est peuplée de 992 000 Serbes, 188 000 Albanais, 75 000 Turcs, 47 000 Grecs, 90000 Valaques, 10000 Juifs et Tziganes. (Voir ci-après les comptes détaillés).
Dans la seconde moitié de son livre, M. Goptchewitch expose comment la Macédoine est non seulement serbe, mais encore ne doit, ne peut être que serbe. La philologie et l'histoire concordent pour établir les indéniables droits de la Serbie. Le pope Stoian ne nous avait pas trompés : gradschanin et non graschdanin !
La langue bulgare se distingue de la langue serbe et de toutes les autres langues slaves : 1° en ce que le substantif dans la première est toujours accompagné de l'article; chez les autres jamais; 2° en ce que les substantifs bulgares ne changent jamais leurs terminaisons, tandis que les Serbes déclinent ; 3° enfin, et c'est le point capital, le prénom je est ja en slave, as en bulgare.
Les Macédoniens n'ont pas l'article. Les Macédoniens déclinent. Les Macédoniens disent ja ; ce n'est
Vilayet de Kossovo.
Tnres,
Sandjacks
Alba-
Yourouks,
Zinzares
Tzi-
et Gazas.
Serbes.
nais.
Tcherkesses.
Grecs.
(Yalaquee).
Juifs.
ganes
Mitrovitza . . .
Voutchitra.. .
Pristina
Gilan
Ipek
Djakovitza...
Ooussine....
Uskub
Prizrend ....
Tetovo (Kal-
kandelen)..
Koumanovo .
Vilayet de Monastir.
Monastir.... 80 000 12 000 18 000
Kitchevo 30 000 6 000
Prilip 62 000 3 000
Okhrida 46 500 9 000
Dibra 15 000 12 000
TzernoYitza . 19 600 300
Eesnia 13 000 2 500
• Presba 8 000 1 500
Florina 48 000 4 000
Kastoria .... 79 000 18 000
Dchouma ... 17 500 —
Servia 2 500 —
Koshani 6 500 —
Gortcha 1500 25 000
Vilayet de Salonique.
Yenidje-Var-
dar 40000 — 9 000 500 — — —
Vodena, 51000 — 6 000 — 3 500 — —
Veria (Kara-
feria) 8000 — 3 000 23000 1000 — —
que de l'autre côté du Vardar, près d'Istip et de Melnik, que Ton pourrait entendre jas, et plus loin vers Test, mais sur les frontières mêmes de la Bulgarie actuelle, as. La conjugaison des verbes est plus concluante encore :
Je tourmente : en bulgare mltschu, en serbe et macédonien mutschim; quelques Macédoniens disent aussi, mais r Sirem eut, mit schim.
Nous allons : en bulgare idem; en serbe et macédonien idemo ; quelques Macédoniens disent aussi ideme.
Nous jouons : en bulgare igrajem\ en serbe et macédonien igramo; quelques Macédoniens disent aussi igram .
Si maintenant à la question « Qu'es-tu? » le premier paysan venu de Prilip ou d'Okhrida vous répond : « la sam Bougarin (Je suis Bulgare) », c'est qu'il méconnaît le passé de sa race et la nationalité de ses ancêtres. M. Goptchewitch excuse, mais rectifie cette erreur :
« 11 est bien connu que ce fut au me siècle après J.-G. que des tribus slaves parurent pour la première fois dans les Balkans. Au vie siècle, la péninsule tout entière était occupée par ce peuple slave. Au commencement du vne, survinrent les Croates, Serbes et Slovènes, peuple unique et de même langue, malgré ce triple nom; et cette langue, unique le plus vraisemblablement du monde, était celle qussi que parlaient les Slaves établis déjà parmi les Byzantins, Au vne siècle, la péninsule est donc peuplée entièrement de Vieux Serbes.
« C'est alors (679) qu'apparaissent ces hordes non slaves des Bulgares, qui passent le Danube et inondent la Bulgarie actuelle» du fleuve aux Balkans. Mais le nombre de ces
Bulgares était si restreint, qu'ils furent absorbés par les Slaves établis, — les Vieux Serbes, voulons-nous dire. Il ne survécut d'eux que leur nom et quelques mots non slaves, qui font aujourd'hui la seule différence entre les langues serbe et bulgare. Ces Bulgares — non slaves — n'avaient jamais, pas même une heure, pénétré dans la Roumélie orientale. A plus forte raison dans la Macédoine ne s'égara-t-il aucun Vieux Bulgare ; toute la population demeura slave, c'est-à-dire vieux serbe. Mais au ixe siècle, l'amalgame des Bulgares et des Slaves dans la plaine danubienne était parfait : un nouveau peuple en était sorti, qui prenait le nom de Bulgares, parlait un vieux serbe môle do quelques tournures bulgarisantes, et possédait, en héritage des Bulgares belliqueux, un esprit guerrier inconnu des autres Slaves. La lutte entre eux et les Byzantins commença et ne s'arrêta plus. En 809, les Bulgares descendent Tlsker et prennent Sofia, en 811 la Roumélie orientale, en 812 la Thrace. Ces conquêtes, il est vrai, ne furent pas de longue durée et durant un siècle la Roumélie orientale, la Thrace, la Serbie orientale et la Macédoine passèrent des Grecs aux Bulgares, à plusieurs reprises. En 917, l'empire bulgare atteint son apogée; à l'exception de Constantinople, • de la Serbie et de quelques villes maritimes, il comprend toute la péninsule.
« Un peuple aussi peu nombreux ne pouvait embrasser un aussi grand espace. D'ailleurs au moyen âge les conquérants ne se soucièrent jamais de dénationaliser les peuples vaincus. Les Bulgares n'eurent donc aucune influence sur les Serbes de Macédoine, puisqu'eux-memes ne s'établirent jamais dans la province. Les Macédoniens préservèrent leur langue et leur nationalité aussi bien de la bulgarisation que de l'hellénisme.
« En 963, révolte à Tirnovo du boyard bulgare Schischman contre l'empereur bulgare Pierre : Schischman se réfugie en Macédoine et se fait proclamer Empereur des Macédoniens et des Albanais. L'usurpateur étant bulgare, son royaume
fut nommé Royaume Bulgare Occidental, appellation combien fausse! puisque le peuple n'était aucunement bulgare, mais serbe. Pierre laissa Schiscbman jouir en paix de son usurpation. Mais, en 1018, les Byzantins reconquièrent toute la péninsule jusqu'à la Serbie.
« En 1186, soulèvement de la Bulgarie danubienne qui se délivre du joug grec. En 1206, seconde apparition — mais sans résultat — des Bulgares en Macédoine : le Bulgare Iovan Asen II soumet en 1231 tout le pays macédonien. Mais quelques années, et les despotes d'Epire ont ressaisi la Macédoine. Puis de 1258 à 1277, le prince serbe Konstantin gouverne le bulgarisme. Puis des usurpations, des changements de possesseurs, une succession d'événements qui n'ont pu avoir aucun effet sur la nationalité ni la langue des Macédoniens...
« A la fin du xine siècle, les Serbes, qui, par suite de leurs divisions en innombrables petits peuples, avaient jusque-là été incapables, tout comme le Saint Empire Romain, de former un plus grand État, les Serbes commencent à s'unir : ils gagnent une subite force d'expansion. En 1282, ils ont conquis Uskub, Dibra, Serres. Partout des congénères les accueillent avec joie. Quatre ans plus tard, c'est la Bosnie, terre originellement serbe, mais que jamais roi serbe n'avait possédée. L'empereur bulgare Michel Schischman craint — crainte légitime — que la Serbie n'attire à elle le reste des contrées parlant serbe, à l'ouest de l'Isker et du Rhodope; il ameute contre elle Bulgares, Byzantins, Roumains, Finnois etTatares. En vain : la bataille de Kostendje (28 juin 1340) anéantit l'armée bulgare, et les Bulgares d'eux-mêmes demandent leur incorporation au royaume de Serbie. Le roi serbe Ourosch III pense, malgré tout, ne pas pouvoir contenir les Bulgares danubiens; il laisse à son protégé Stéphan Schischman II la couronne bulgare. Mais la Macédoine et tous les pays de langue serbe, à l'ouest de l'Iskra et du Rhodope, restent unis sous le roi serbe.
« En 1346, Stéphane Douschan est couronné empereur
des Serbes, des Grecs, des Bulgares et des Albanais. Son empire allait de la Drave à la Morée, et de l'Adriatique à l'Isker et à Kavala. Le centre n'en était point l'actuelle Serbie, mais la Macédoine, — et la capitale Uskub. Peut-on raisonnablement supposer que l'empereur serbe ait fait sa résidence d'une ville bulgare, et d'un pays bulgare le centre de son Empire?
« On le voit : la Macédoine ne fut jamais qu'en passant entre les doigts — et le bout des doigts — du Bulgare. La domination serbe ne dura qu'un demi-siècle (le Turc survint), et une si courte domination ne put suffire à serbiser le pays : il est d'ailleurs bien connu qu'il ne vint jamais à l'esprit d'un conquérant au moyen âge de dénationaliser sa conquête. Si donc nous ne rencontrons que le serbe comme langue de la Macédoine, — et malgré dix ans d'écoles bulgares et de propagandes bulgares, — le serbe dans les mœurs, les coutumes, le costume et les chants du Macédonien, qu'en faut-il conclure sinon que de toute éternité la Macédoine fut peuplée de Serbes?
« Maintenant, si malgré toutes ces preuves le lecteur reste à son étonnement et à ses demandes : « Est-il donc possible, et comment est-il possible que tout le monde ait jus- ' qu'ici attribué les Macédoniens aux Bulgares? » la réponse sera facile. De tous les voyageurs qui jusqu'ici ont visité la Macédoine, pas un, pas un seul ne connaissait à la fois la langue serbe et la langue bulgare. Entre eux et la Macédoine, il y eut toujours quelque intermédiaire, et les mœurs, les coutumes, les chants populaires leur demeurèrent étrangers; ajoutez comme dernière cause d'erreur que les Macédoniens eux-mêmes se proclamaient « bougari » et prétendaient parler « bougarki ». Cette erreur des Macédoniens est étrange au premier abord.
« 11 faut remarquer cependant qu'en serbe les Bulgares sont appelés « bougari » et leur langue « bougarki », et que les Bulgares se donnent à eux-mêmes le nom de « bolgari » et à leur langage celui de « bolgarski ». Cette simple
remarque éclaire toute l'histoire du bulgarisrae macédonien. Après la conquête de la péninsule, les Serbes furent le seul peuple qui s'entêta dans sa résistance aux Turcs. Les Turcs, partout où ils le pouvaient, s'efforcèrent donc de réduire l'élément serbe et de le contraindre à l'Islam. En Bosnie ils réussirent. Mais ils échouèrent partout ailleurs contre l'obstination des vaincus. Aussi tout ce qui se disait serbe fut-il traqué. Pendant que les habitants de la Serbie actuelle ne se laissaient ébranler par rien, les Macédoniens conçurent Vidée de se débarrasser de l'oppression turque en se donnant pour des Bulgares. Ceux-ci, en effet, depuis leur asservissement, ne s'étaient jamais révoltés; ils étaient les raïas les mieux venus, les plus aimés de la Porte. Que les Turcs trompés n'aient pas saisi la différence entre le Macédonien et le Bulgare, ou qu'à dessein ils aient favorisé chez leurs raïas cet éloignement de la Serbie rebelle, il nous suffît de constater aujourd'hui encore ce titre de Bulgares pris en langue serbe par les Slaves de Macédoine... »
On me pardonnera eette longue citation de M. Goptchewitch. Nous ne pouvions traverser la Macédoine sans nous buter quelque part aux grandes théories historiques de races et de nationalités : il fallait passer par là. Défilé pour défilé, j'ai choisi le plus pittoresque et le plus typique.
Tous les partis qui se disputent la Macédoine reconstruisent à leur tour l'histoire de ce pays et en tirent la preuve irréfutable de leurs droits. Comme il est malheureusement historique que la Macédoine fut grecque, bulgare, serbe, albanaise, valaque et même française, la difficulté reste toujours grande pour cha-
cun des réclamants d'obscurcir les règnes passés de ses rivaux et de ne mettre en lumière que l'expansion de son peuple. Mais Bulgares et Grecs rencontrent dans la Macédoine des familles, des hameaux, des districts revendiquant le nom d'Hellènes ou de Bulgares. M. Goptchewitch ne se faisait pas d'illusion : pour les Serbes, la Macédoine moins accueillante, n'offrait rien de pareil. Les droits historiques étaient les seuls appuis des prétentions serbes.
Je ne discuterai pas mot par mot l'histoire macédonienne de M. Goptchewitch. Le lecteur a dû sentir toute la valeur de certains arguments. Que dire, par exemple, de cette ruse des Macédoniens serbes à s'appeler bulgares pour échapper à l'oppression, de ce bon tour joué au Turc, à moins que le Turc lui-même n'ait voulu paraître dupe (il est si malin dans sa barbe de Géronte) et n'ait favorisé ce mensonge qui, somme toute, servait ses véritables intérêts? Ailleurs, l'apos- .trophe de M. Goptchewitch est peut-être fort éloquente : « Quoi! Stéphane Bouschan, V empereur serbe, eût fixé sa résidence en une ville bulgare et fait d'un pays bulgare le centre de son Empire/ » Il n'est pas certain, je crois, que jamais conquérant n'établit sa capitale dans ses conquêtes, qu'Alexandre ne pensa jamais à prendre Babylone, ni les Khalifes arabe3 Damas, pour résidences de leurs royautés.
L'histoire macédonienne de M. Goptchewitch a du moins une très grande qualité : en une ligne, elle résume parfois deux siècles : « En Vannée 1018 la péninsule est reconquise par les Byzantins jusqu'aux
LES SERBES 21 i
frontières serbes; en i i 86 la Bulgarie danubienne se révolte. » Nous avons le mérite de deviner que, de 1018 à 1186, toute la péninsule appartient aux Byzantins. Mais dans ces brefs résumés quelque^ faits disparaissent nécessairement et M. Goptchewitch est entraîné à des erreurs presque involontaires : « les Bulgares ne purent avoir aucune influence sur les Serbes macédoniens puisqu'ils ne s'établirent jamais en personne dans le pays ». Il suffit pourtant d'ouvrir Cedrenus et les auteurs contemporains pour revoir cette Bulgarie macédonienne du xe siècle, Presba que le czar des Bulgares, Samuel (976-980), construit sur la rive aujourd'hui déserte du lac de ce nom; qu'il peuple à grand renfort de violences et de razzias en Thessalie; où il amène de force les artisans et les marchands de Larissa; dont il chasse les reliques de saint Achille, un soldat romain suivant les uns, un archevêque grec suivant les autres; et dont, en un mot, il fait le centre du bulgarisme, la capitale, la ville bulgare. La Bulgarie au nord des Balkans avait été soumise par Jean Zimisces (971). La nationalité et l'indépendance bulgares ne vivaient plus qu'en Macédoine. Quand Presba parut incommode au bord de son lac fiévreux, peu sûre dans le voisinage trop rapproché de la frontière byzantine, ce fut à Okhrida que Samuel transporta le siège de sa royauté.
M. Ofeikov 1 avait, d'avance, développé certains résumés trop brefs de M. Goptchewitch et rectifié
i. Les Bulgares de Macédoine, Constantinople, 1888.
les petites erreurs. Les Bulgares ont été maîtres en Macédoine, quoi qu'en disent les Serbes. Sous leur roi Samuel, ils occupèrent et possédèrent le pays. Le royaume cfe Samuel dura cinquante ans (963-1018). Dès Tan mille Basile II, le Bulgaroktone (tueur de Bulgares) attaquait la frontière orientale, prenait Vodena, puis Uskub et Prilip ; mais il fallut dix-huit ans pour parvenir à la dernière brèche d'Okhrida (1018). La Macédoine fut ensuite durant près de deux siècles aux mains des Byzantins (1018-1186). Puis elle passe par les vicissitudes que nous a racontées M. Goptchewitch : le second royaume bulgare, les Épirotes, les Albanais, pour arriver aux Krals serbes et au roi Stéphane Douschan, enfin aux Turcs (1356).
Dans cette mobilité des rois, des frontières, des noms de peuples et de pays, une seule chose demeurait toujours debout en Macédoine, — et M. Goptchewitch l'a oubliée dans son résumé : c'était une Église bulgare autonome. Les Bulgares, lors de leur conversion au christianisme, avaient reçu de la Papauté un patriarche national qui ne relevait que du siège de Rome, au même titre que les patriarches de Gonstantinople ou d'Alexandrie. A l'origine, ce patriarche résidait à Preslov (près de Ghoumen). Après la conquête de Preslov par les Russes, il se transporta à Silistrie. Quand Jean Zimiscès reprend pour les Byzantins la Bulgarie danubienne, ce patriarche de Silistrie est supprimé. Silistrie devient une simple métropole relevant du patriarche de Constantinople. Mais, dans la Bulgarie macédonienne, Samuel veut avoir son pa-
triarche; il attache cette dignité d'abord au siège de Presba, puis à celui de Vodena, enfin, après le choix définitif de sa capitale, à celui d'Okhrida. Le métropolitain d'Okhrida fut dès lors Patriarche de Bulgarie.
Ce patriarche, durant sept siècles (1018-1767), s'appela Patriarche des Bulgares et non Patriarche des Serbes : la tyrannie turque ne fut pour rien dans le choix de ce nom. En 1767, Cyrille signait encore « archevêque ou exarque de Bulgarie ». C'était un Grec comme ses derniers prédécesseurs. Depuis Mahomet II, le Patriarcat d'Okhrida ne subsistait qu'en titre : en réalité, il dépendait du Patriarche œcuménique et faisait partie de la communauté orthodoxe dont le Phanar était la tête. Mais Cyrille fut encore élu par ses sufFragants et non pas nommé par le Phanar. Ce fut le dernier exarque des Bulgares. Tombé en disgrâce auprès de la Porte, il fut rappelé à Constantinople. Les évêques suffragants, à l'instigation du Patriarcat, demandèrent en une grande pétition à être rattachés, pour leur bonheur dans cette vie et leur salut dans l'autre, au seul et vrai Patriarche, à l'Eglise de la Nouvelle Rome, sans intermédiaire. h& Phanar nomma dès lors les archevêques d'Okhrida.
« On voit par cet historique, conclut M. Ofeikov ?, que les Bulgares ont dominé la Macédoine depuis 914, époque à laquelle commencent les conquêtes de Schischman, jusqu'en 1018, puis, dans un second empire, de 1196 à 1241. Quant à la domination serbe