‹ La Turquie et la guerre;Chapitre 13 sur 60 · I.(^ firman distribuant les électeurs en cinq classes · texte numérisé non relu

I.(^ firman distribuant les électeurs en cinq classes

1 parut qu'en janvier 1857. Non seulement les intrigues

, -tro-lurques en avaient retardé la publication, mais

• alement la résistance de l'Angleterre. L'ambassadeur

ais à Constantinople, sir Stratford, regrettait que la

re de Crimée se fût terminée si lût et ne lui eût pas

I i mis de réaliser ses vastes projets, et que le Congrès,

fii y mettait (in, eût donné à la France en Orient et en

I I I ' )pe un si grand prestige. Il intrigua pour contrecarrer

eux des populations roumaines, soit en approuvant '^ nominations des gouverneurs, soit en maintenant dans js Principautés les troupes autrichiennes. Naturellement jis Turcs exploitaient habilement ces rivalités entre les jaissances et ne se pressaient pas de favoriser la cause j^umaine.

jiLes listes électorales furent si bien truquées par les içents de la Porte que les neuf dixièmes de la population krent exclus du vole (15 juin 1857). Les Roumains aécontonts refusèrent de voter, et en Moldavie le ^sultat fut défavorable à l'union. Napoléon III réclama annulation des élections, menaçant la Turquie de upture, et fut suivi par la Russie, la Prusse et la Saraigne; il obtint même l'assentiment de l'Angleterre qui evait rappeler bientôt sir Stratford. La Porte s'inclinait

(27 août 1857) et les élections moldaves étaient annulé* Le28 septembre, des députés étaient élus et allaient rég l'union des Principautés sous un prince étranger et gouvernement constitutionnel. Ces revendications étaii sanctionnées dans les Divans réunis le 8 octobre. L'Eure allait-elle accepter la décision prise conformément vœux des populations, décider que les Principau auraient une vie indépendante? Mais la mauvaise volo; de l'Angleterre subsistait, et pour ne pas provoq>< ses protestations, Napoléon III lui promettait de pas insister pour libérer la patrie roumaine (entrev d'Osborne). Les commissaires européens seraient aui risés à ne pas appuyer les vœux des Roumains qu'on avait chargés, à la conférence de Paris (22 mai-19 a 1858), de recueillir. On ne tenait pas compte du vrendu par la population roumaine et ses députés ; il n'é plus question d'un prince étranger pourgouvernerlesPi cipautés devenues autonomes ; le Sultan gardait sa soui raineté et les deux provinces, réunies simplement admiit trativement, recevaient les instructions communes d'i commission centrale, dont les membres, nommés pari Hospodarset les assemblées, devaient pourvoiràl'unité législation. C'était en somme une fédération dont le S tan était le chef et qui ne répondait guère aux aspiratii du patriotisme roumain; sir Stratford pouvait se décla satisfait,

Mais les combinaisons ingénieuses de la diplomi étaient impuissantes, au XIX*^ siècle, à comprimer l'es: impétueux des races. Les peuples, à travers les épreu endurées, avec les espoirs que notre Révolution l avait donnés, confirmés par les études auxquelles! livraient leurs littérateurs et leurs penseurs, puisèrd dans le sentiment de leur unité et de leur libérati aujourd'hui nécessaires, la résolution d'agir. Les ass( blées de Jassy et de Bucarest étirent ensemble le mô Jlospodar pour les deux provinces, Alexandre Couza

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