‹ La Turquie et la guerre;Chapitre 21 sur 60 · Goptchewitch, Macédonien und AU Scrbicn. Wien, 1889. j · texte numérisé non relu

Goptchewitch, Macédonien und AU Scrbicn. Wien, 1889. j

3. Lamouche, La Péninsule balkanique, Paris, 1899, p. 21 et Ichircoff, op. cit.

l'écdec des réformes 177

i ne ont prétendu qu'ils avaient précédé les Grecs dans i enquête de THellade. Autant de problèmes ethnor chiques sur lesquels les historiens ont des opinions '. (linérentes. Ce qui est certain, c'est qu'à une époque i I minée, vers le VP siècle, la Péninsule presqu'en- , > fut submergée par les Slaves. Au X* siècle, (de 963

1 S), la Macédoine fait partie de l'Empire bulgare sous jisar Samuel, puis, reconquise par les Grecs, elle B-mbe aux mains des Bulgares, de 1196 à 1241, tandis MU XIV® siècle, elle subit la domination des Serbes \3 l'empereur Douchan (1346) qui tient sa capitale ;s le centre macédonien d'Uskub, et cela jusqu'à

livée des Musulmans. Alors, les Bulgares, comme les )ibes, subissentl'oppression turque, qui laissa dans les lurs tant de haines farouches, en môme temps que les r es leur imposent et leur littérature et leur religion. Li XVIII'' siècle, le Phanar est le centre de la vie relijjusejl'évêchéserbed'Ipekestsupprimé par le patriarche r i\ ainsi que le siège métropolitain bulgare d'Ochrida. 'Irecs brûlent les vieux manuscrits bulgares pour . .cor les traditions nationales; il faut que la Macédoine ut grecque ou qu'elle reste turque.

"lais la lutte des Bulgares contre les Grecs et les Turcs y poursuit lentement. Jusque-là incertains de leurs iilinées entre les Serbes et les Grecs auxquels les p.tachent et la langue et la religion, ils veulent con- [jirir leur indépendance religieuse et sont aidés dans cte voie, non seulement par la Russie;, mais par la Pfte qui redoute avant tout l'influence grecque en Macloine. Elle pense qu'un schisme sans doute l'affaiblira. 1 obtiennent du Sultan, par un firman du 10 mars 1870, f"! créait un exarchat bulgare, l'Église autonome. Cette

. pendance religieuse prépare l'indépendance polit ue et l'avenir de la race. La propagande bulgare en Iicédoine, très bien organisée avec des comités, des (efs, des dépôts d'armes, fit de rapides progrès. L'in-

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surrection éclata en 1876 et fut réprimée par des moyi d'une violence extrême. Gladstone dénonça les « a cités bulgares ». L'Europe, puis la Russie, intervinrent la revanche se leva pour les Bulgares à San Stefano, l'on créait la grande Bulgarie qui fut considérablem réduite au traité de Berlin K Le programme bulgi revendiquait ces territoires qui constituèrent un inst^ le domaine de la nouvelle Principauté, en y ajoutant districts de Kolonia^ d'Anaselitza et de Servia, de U sorte que la Grèce ne pourrait plus émettre de prét< tions que sur le massif de l'Olympe.

Les Bulgares sont évidemment les plus nombreux Macédoine et leur langue la plus répandue. Ilsy possèd des écoles : gymnases, écoles enfantines, primaires supérieures, qu'ils opposent aux écoles grecques. Ajo' à cela la patiente ténacité des habitants, — « le Bulg sur son araba, dit un vieux proverbe, poursuit le lié et le prend » — qui n'ont qu'un désir, conquérir les ter bulgares de Macédoine.

Il y a encore d'autres éléments à considérer. Les Ser ont longtemps dominé la Péninsule, et leur Empire, engloba la Macédoine, s'est étendu, sous le grand D chan (1331-i3o5), jusqu'aux murs de Constantinoj Avec la défaite des Serbes à Kossovo, où le Serbe Mil( tua de sa main le Sultan Mourad, disparut pendant siècles la liberté des peuples balkaniques; elle repi avec eux et le héros de l'indépendance nationale, Ka George, en 1812. La Péninsule fut conquise par les Tn| sur les Serbes, et ceux-ci furent ensuite les premiei secouer le joug ottoman ; ils peuvent ainsi se vi d'avoir donné aux îiutres peuples le signal de l'indépt dance. Ce sont les titres qu'ils invoquent à la dominai serbe en Macédoine ; ils y ajoutent des éléments ethi graphiques très sérieux. Non seulement les patri

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