Voir plus haut, chapitre VIII, p
l'échec des réformes 179
les revendiquent le territoire de la Vieille-Serbie, jadis jtntre de la puissance serbe avec Uskub, capitale de ikpire de Douchan, mais ils poussent leurs cartes jus- \xi sud duCharDagh, jusqu'aux monts de Thessalie. iqu'enpensentcertainsBulgares, les Serbes représenrlun élément important de la race slave en Macédoine ; \\i peuvent se désintéresser du sort de cette province, ijtars droits en Vieille-Serbie sont incontestables. Mais |i| propagande a été longtemps inactive par suite des ijïs intérieures qu'ils ont traversées, sous les rois Milan ^exandre, puis, ne voulant pas devenir schismatiques, \^e se sont pas constitués en église indépendante, (^ leur infériorité dans Faction directe en Macé-
)y a encore des représentants de races dilTérentes en ïrjdoine. Ce sont d abord les Koutzo-Valaques qui isendentsans doute des colons latins et s'y établirent irs la conquête de Paul-Émile. Ils formèrent au Mècle, un empire bulgaro-valaque autour de Presba Il furent refoulés par les invasions byzantines et lues dans les chaînes du Pinde et de l'Olympe. Vivant BDrd côte à cote avec les Grecs, ils les aidèrent 1» leur lutte contre les Turcs et leur fournirent les «8 les plus valeureux de la grande guerre. Peu à peu, Brrecs, inquiets du schisme bulgare et des progrès B3S en Macédoine, voulurent soumettre étroitement R'alaques au patriarchat, au lieu de leur laisser emcor la liturgie romaine. La lutte s'engagea entre les r»s et les Valaques qui cherchaient à obtenir, comme fterbes, le droit d'avoir en Macédoine des évêques et iDrètres de leur nationalité;, et étaient soutenus parla )t3. D'où les rapports très tendus qui ont existé un ant entre la Grèce et la Roumanie. Ces Valaques sont «ersés en Macédoine et atteignent peut-être 70.000. Un les ValaqueS; beaucoup rêvent, comme certains itotes roumains, de constituer la grande Valachio, ou
désirent s'unir aux Albanais afin de se soustraire ai > à la domination grecque.
L'Albanie forme une importante partie de la po[| lation macédonienne jusque dans la vallée du V. dar, et au sud, jusque dans celle delà Vistritza; i trouve encore des Albanais autour de Monastir et d" ] kub. Ils se disent les descendants des Pélasges qui oc ^ pèrent jadis la Péninsule ; guerriers farouches et indor t tables, ils furent les piliers de l'Islamisme auquel ils; convertirent en grande partie de très bonne heure c'est en Albanie même qu'on trouve les vrais Musulm de Turquie.
Il y a aussi des Juifs en Macédoine. Ils forment ç là, comme à Salonique, des groupes importants, maiij jouent aucun rôle dans le conflit des races.
Enfin, il faut faire une place à celui qui est évid] ment le moins nombreux, mais qui fut pendant <] siècles le possesseur de fait, sinon de droit, en verti la conquête et de la prescription, le Turc. Il apparu' Macédoine, sur les bords du Vardar, bien avant la A quête, dès le IX^ siècle K Puis, diverses tribus ti pénétrèrent en Macédoine, en 1065, en 1123, en 12^ XIV"^ siècle, les Turcs ottomans envahissent les Bail et, en 1370, toute la Macédoine est soumise. Le ISii 1389, les armées alliées des Serbes, des Bulgares^ Valaques, des Hongrois, unis en présence des dam communs, font un dernier effort et sont écrasées à sovo, au Champ des Merles : les Balkans seront d\ mais asservis.
Mais, malgré leur longue domination dans ces cont|| les Turcs sont peu nombreux, formant de grosses tif en pays slave ou grec, autour de Yénidjé, de Dran^j Dcmir-Hissar, ou constituant comme des étapes 3\ grandes routes militaires, à Kuprulu, Verria, Gré(