A. Rambaud. VEmpire grec au X» siècle, p
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■ <vo, puis à Uskub, Monastir, Salonique, chef-lieux
!i '»is vilayets.
V heurtaient aux prétentions déjà exposées, fai- ! violence aux vœux des populations, à leurs senints religieux, et comprimant l'essor des nationa- (. De même que leurs frères de Grèce, de Bulgarie,
^('^bie, de Roumanie, Grecs, Bulgares, Serbes, l'ques, voulaient être indépendants en Macédoine. Et î pourquoi la question macédonienne présentait un il Te toutspécial. Ces diverses catégories de Macé- :ens se combattaient entre elles^ et les pays limi- );ies étaient appelés à intervenir pour faciliter le •nphedela nationalité qu'ils représentaient. Enfin, ;'"ope,directementintéresséeauxévénements d'Orient, tait assurer, par un contrôle plus ou moins actif, la crité des personnes et des biens, parmi la population itienne menacée par les agissements des bandes et la [3Ssion turque.
«manifestait non seulement en Macédoine une lutte
âtre des nationalités contre leur souverain légitime,
'irc, mais cette lutte se produisait entre les Chrétiens
:mêmes. L'idée grecque, qui exalte la propagation de
riénisme, était opposée à l'idée bulgare, qui poursuit
ichissement de tous les frères de Macédoine. Les
.lies s'armaient parfois contre les Serbes qui com-
'liont leurs prétentions politiques, et les Valaques
ut alhance contre eux avec le Turc. Hilmi Pacha
!|.t un jour : « Je suis ici un gardien de fous ; j'empêche
rfces enragés de se dévorer les uns les autres. » Dans
tistant récit des massacres de Macédoine, on voit, en
"< des Chrétiens s'entre-déchirer; les bandes massa-
2ldes coreligionnaires; elles ne s'attaquent pas seu-
1 nt aux Turcs abhorrés, parce qu'ici les prétentions
de l'une ou de l'autre nationalité sont des prétenlii rivales. Et puis, la religion orthodoxe, depuis le fîrn de 1870, a revêtu deux formes différentes : l'exarcha le patriarchat, et c'est un motif de plus à la haine eii Bulgares et Grecs, l'explication des massacres de 6r par des Bulgares et de Bulgares par des Grecs. Il est possible à l'historien de distinguer, parmi les scènes meurtres et de brigandages, la part de responsabi de l'une ou l'autre nationalité ; et même les bandes i commis sur les Turcs et leurs propriétés des atten qu'il leur sera difficile de justifier. Quoi qu'il en soiîl après avoir fait la part des choses, tout le monde estdl cord pour flétrir les épouvantables massacres exéol de façon systématique, administrativement, avec* calcul cynique, à rencontre des Chrétiens de Macéd» et principalement des Bulgares, par l'administra turque
Doublement émue des massacres de 1903 et de 1 l'Europe se résolut à prendre en main la cause maci nienne. Il y avait là, au premier chef, une quesi humanitaire et une question politique ; l'insurred pouvait inciter Grecs, Bulgares et Serbes à intervenir il protéger leurs nationaux. C'eût été la paix des Bal' compromise etundangerdeguerregénéralepour l'En n? elle-même. Par un accord tacite, elle donna missioi deux puissances les plus directement intéressées di affaires balkaniques, l'Autriche et la Russie, qui av|| signé l'accord spécial de 1897 pour garanlirle statt des Balkans, d'intervenir. Le programme qui fut éll à Miizrsteg, après l'entrevue de Nicolas II et de En Joseph (2 octobre 1903), établissait tout un enseml réformes et constituaitun véritable règlement dadi tration de la Macédoine. Il comportait notamm< nomination d'agents civils spéciaux d'Autriche Russie accompagnant l'inspecteur général Hilmi d'un général européen et d'ofliciers européens pour
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r la gendarmerie, une réorganisation des institutions «ainistratives et judiciaires, une exécution immédiate ;• réformes promises, etc..
fais, vers la fm de 1904, les luttes reprenaient, des
: dos, surtout grecques, s'étaient reformées et répan-
nl de nouveau la terreur. L'entente entre Turcs et
tiens n'avait pu être réalisée. Les deux partenaires
Murzsteg résolurent d'imposer à la Turquie des ormes plus profondes, notamment en ce qui concerne a finances. Enfin, par l'accord du 27 avril 1907, les indes puissances décidaient d'augmenter les droits de t.ane en Macédoine, afin de donner au Sultan les resf rces nécessaires pour appliquer les réformes. Mais
ci que des événements importants se préparaient lis les Balkans.
iOrsque le comte d'Aehrenthal annonça brusquement, e27 janvier 1908, devant la commission des Affaires iiingères de la Délégation hongroise, l'intention du ;iivernement de prolonger le chemin de fer de Sarajevo uvac jusqu'à Mitrovitza, à travers le Sandjak de Novii:ar, ce fut un émoi général en Russie. On déclara que t)rojet autrichien portait atteinte au statu quo balkalue et que, par conséquent, l'entente de 1897 qui le iisacrait prenait fin définitivement. M. Iswolsky va
oster. D'abord, il lance le projet de chemin de fer lAube-Adriatique qui sera la vraie route des intérêts iives, puis il intervient directement dans les affaires de ^cédoine, par la note du 26 mars. Il faut dire que les 'lormes n'avançaient pas dans les vilayets. La Porte iposait toujours la plus grande force d'inertie aux Imandes du chef de la gendarmerie, le général Degiorj}; on était impuissant à appliquer le programme de ^irzsteg et les bandes continuaient à parcourir le pays. [ 3 mars, le cabinet anglais propose la nomination Jm gouverneur général qui ne serait rappelé qu'avec Issentiment des puissances, et la note russe moins
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radicale prévoit une durée de fonctions de sept ans poi le gouverneur général, l'extension des attributions de commission financière, l'augmentation des effectifs de gendarmerie. Le 4 avrils le gouvernement anglais acce tait les points principaux de la note russe, et, dans l'e trevue de Reval, une entente définitive devait s'étab! entre l'Angleterre et la Russie sur le programme d réformes en Macédoine.
On sait comment, en présence de ces projets q comportaient tant de dangers pour l'intégrité de l'Er pire, le corps d'armée de Salonique se révolta contre i gouvernement qui défendait si mal les intérêts musi mans. Ce fut la révolution Jeune-Turque suivie de W troi de la Constitution (24 juillet 1908). La questi macédonienne allait entrer dans une phase nouvel' La Turquie veillera seule désormais à la pacificali de la Macédoine,
N'est-ce pas alors la fin des luttes et des brigandage) Voici que les bandes déposent les armes, que les p^ sons sont ouvertes, que les nationalités fraternise) saluant l'aurore brillante du nouveau régime; les ha tants de Macédoine sont devenus les citoyens d'un pa libre; le fantôme des meurtres s'est évanoui avec led* potisme. Tous croient que le régime libéral donne satisfaction à leurs vastes espoirs, puisque mainten» Chrétiens, Albanais et Turcs, d'après la Constitutic sont égaux devant la loi (art. 17).
De son côté, le nouveau gouvernement, qui ôt patriote et nationaliste comme le soulèvement popula dont il était issu, entendait supprimer en Macédoine l'J gérence des étrangers : « la Turquie restera aux Turc L'Europe libérale, qui avait pour la révolution Jeuii Turque la plus grande sympathie, parce qu'elle y voy un admirable mouvement d'idées généreuses, fît ce fiance à la Jeune-Turquie. L'Angleterre et la Russie r rèrenl leurs derniers projets de réformes.
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• ^a Jeune-Turquie voulait donc réformer la Macédoine
'C'était bien la solution en apparence la meilleure.
,^a question macédonienne, si on l'envisage intrinsè-
^ement, tient tout entière dans cette formule : le désir
3 nationalités chrétiennes de vivre indépendantes du
lltan. La solution la plus simple, semblait-il, eût été
iDartage des trois vilayets entre les nationalités qui les
pitaient. Mais les complications étaient telles que si,
rpure hypothèse, on avait voulu opérer pacifiquement