Voir plus haut chapitre IV, p. 64 et suiv
favorables à TAUemagne, abandonna une fois de plus la grande cause slave. Les peuples de la Triple Entente n'auraient pas compris qu'une guerre fût déchaînée pour la possession du rocher de Scutari, mais ils étaient las des exigences germaines et hongroises.
La guerre échappait une fois encore à l'ambitieuse Autriche, qui était restée inutilement sous les armes pendant tout le conflit avec la Turquie, prête à écraser les Serbes. Une autre occasion se présenta : elle incita la Bulgarie à se jeter sur les Serbes, pour leur enlever les territoires macédoniens que ceux-ci réclamaient légitimement. Les Serbes furent vainqueurs, et au moment où se signait le traité de Bucarest (9 août 1913), de dépit, l'Autriche avertissait l'Italie de son désir d'attaquer les Serbes épuisés, invoquant prés d'elle les engagements de la Triple Alliance. Mais l'Italie qui avait tant d'intérêts à sauvegarder en Orient, déclara qu'elle observerait dans ce conflit une stricte neutralité (révélations de M. Giolitti à la Chambre des députés d'Italie, 5 décembre 1914). Que va désormais combiner l'Autriche? Précisément, pendan! laseconde guerre balkanique, le roi Pierre I" avait occupa des positions stratégiqnes en Albanie, pour se garantii contre toute attaque des Albanais. Le comte Berchtoh lui envoie brutalement un ultimatum lui demandan] d'abandonner ces positions dans les huit jours (17 octobre)'. La Serbie, qui vient de soutenir deux guerres] est obligée de céder en remettant sa réponse aux grande] puissances signataires des protocoles de Londres. Le] Slaves enregistraient une nouvelle défaite diplomatique
Ils avaient cependant dans les Balkans de fortes po8l| tions à la suite de leurs récentes victoires, qui avaient ôl un recul du germanisme, mais ils n'avaient pas l'accôlj la mer, l'Autriche leur ayant fermé toute issue par Taj nexion des provinces bosniaques et par la création de l'Ét albanais. Ils avaient la volonté d'y accéder, cl la lut