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ersiffii Et cette lettre du monarque à Fhumble Fraii arh l'avait recueilli est un souvenir émouvant de ci C'esi heureuse guerre où il avait lutté pour notre pat parcj champ de bataille de Yillersexel, le général jron. conférait à Pierre Karageorgevitch la croix de 1 éjnç, d'honneur, et à la fin de la campagne, il étai çw capitaine. Puis il rentra modestement dans la vi jj(gf. En 1875, il combattait pour la nation serbe e (^^ sant un corps de volontaires qui opérait en B jrjj, juin 19<)3, après le drame de Belgrade, il était a jjtrij une députation de la Constituante serbe, à c [ m couronne royale de Serbie. Mais s'il rentra dans .p«i«. de ses ancêtres dans des circonstances tragique if (j; prouve qu'il ait pris une part quelconque aux tri (01) nements qui ensanglantèrent le Konak et inc QUI l'Europe civilisée. Il n'y a rien à retenir, à cet e accusations de l'espion autrichien Nastitch, qu en 1908, le rôle odieux que l'on connaît ^
Voici, au contraire, ce qu'a publié l'agence phique suisse dont l'envoyé spécial avait vu 1
suis, car personne n'a demandé ma présence en Serbie, personne ne m'a offert la couronne. Je n'ai aucune nouvelle de mes parents habitant Belgrade elles autres villes. En ce qui concerne mon opinion sur les événements de Belgrade, je regrette profondément qu'ils aient jugé nécessaire de verser tant de sang !
« Je n'approuve pas les moyens violents sous toutes les formes. Et surtout je regrette que Tarmée les ait employés, car elle a d'autres devoirs plus nobles à remplir que de commettre des assassinats. Il aurait été suffisant de contraindre le roi Alexandre à l'abdication. 11 est horrible de verser le sang ! » Un homme qui, loyalement, le lendemain de la tragédie du Konak, émet une telle opinion, ne peut être accusé d'avoir participé au crime. Une autre preuve, c'est qu'il décida d'éloigner de l'armée les principaux conjurés, ce qu'il eut fait bien difficilement s'il avait trempé dans la conjuration.
S'il fut, comme son aïeul, un vaillant soldat, devenu roi, il devait être un conducteur d'hommes, un souverain résolu à organiser et à pacifier la Serbie, à la délivrer de ses querelles intestines et à en faire un État où la légalité et les garanties constitutionnelles seraient strictement sauvegardées.
Aussitôt au pouvoir, le roi, élu à l'unanimité parla Skoupchtina, prêta serment à la constitution de 1888 remise en vigueur. Elle établissait la responsabilité ministérielle avec une Chambre unique, étendait le rôle législatif du Conseil d'État, choisi en partie par le Roi et par la Sckoupchtina. Si la situation intérieure, au début de son règne, était très difficile, Pierre I*"" sut habilement maintenir l'équilibre des partis. Quelles qu'aient été à Belgrade les intrigues de la diplomatie autrichienne qui aurait voulu faire de Pierre un autre roi Milan, les Serbes sont restés attachés à leur dynastie nationale.
Sous ce nouveau règne de huit années déjà, la Serbie n'a plus connu les crises intérieures qui l'avaient jadis
tant de fois bouleversée pour les raisons que nous connaissons. Le monarque plane au-dessus des partis et gouverne le pays. Son autorité est respectée et il est en même temps un souverain tolérant et libéral dans un État centralisé, mais d'essence et de constitution démocratiques.
En politique extérieure, le gouvernement adopta également une attitude nouvelle. Ce fut une politique nationale, exempte des compromissions passées. Les radicaux, désormais au pouvoir, eurent à l'égard de Vienne et de Budapest une politique indépendante. On le vit bien, lors de la rupture des relations commerciales avec l'Autriche-Hongrie, en 1906. A la manifestation d'entente douanière avec la Bulgarie, de rapprochement entre les pays de langue et de race slaves, préparé par le cabinet Pachitch, l'Autriche ripostait en refusant l'entrée de sa frontière aux produits serbes, en l'obligeant, comme condition du futur traité de commerce, de s'adresser à rindustrie et aux banques autrichiennes pour ses commandes d'artillerie et son emprunt. Résolument le gouvernement conclut des contrats commerciaux avec les pays voisins et expédia ses porcs vivants, ses porcs salés, ses pruneaux, ses marmelades, ses céréales, ses bois, par le Danube, la mer Noire, Salonique. L'emprunt était émis sur le marché français et les usines Schneider, du Creusot, recevaient une importante commande de canons. La Serbie montrait bravement qu'elle pouvait se passer de l'Autriche.
Du reste, à Vienne, on devint plus conciliant devant les résistances de la Serbie, et puis l'absence du bétail serbe faisait hausser le prix de la viande en Autriche et en Allemagne. On préféra une entente à la guerre économique. Ce fut le traité de commerce de mars 1908.
Nous sommes en 1908. A cette époque éclate ce qu'on a appelé la querelle des Chemins de fer balkaniques provoquée par la politique ambitieuse du ministre
d'Autriche-Hongrie, le comte d'Aehrenthal, et se produit Tannexion de la Bosnie-Herzégovine, cause directe de la crise de juillet dernier. Mais comme ces événements intéressaient directement un autre peuple serbe, son voisin immédiat, le Monténégro, il est utile, avant d'en faire le récit, et avant d'indiquer les luttes des Bulgares, des Roumains et des Grecs pour l'indépendance, de montrer quel a été le développement de ce vaillant État.