LA NATION TURQUE
(irons (le citer. Le fait que nous aurions à pubKer nous regarde. Nous renverrons au bureau des (Irogmans de la Porte les curieux qui tiendraient à en savoir davantage. Ces agents du gouvenMment méritent confiance. Ils ont connu et aidé, bien malgré eux, la fraude à laquelle nous faisons allusion.
Sarim a assisté au sacre de la reine Victoria. Il aura eu part aux honneurs; il aura été traité à l'égal des grands personnages envoyés par toutes les puissances pour les représenter à cette cérémonie. Si on eût jugé cet homme d'après ses m^ rites, on lui aurait tout au plus permis de figure parmi les laquais, et de se désaltérer à roffice»
L'Europe sera sous le joug honteux de la supé riorité que les Turcs se décernent, aussi longtemps qu'on n'aufra pas rabaissé leurs prétentions van ^ teuses. Dira-t-on que Ton a pitié de leurs grancz airs, de l'importance qu'ils se croient ; qu'on s'^ joue, qu'on en rit? C'est bien, c'est peut-êt'-". assez pour ceux qui vivent loin d'eux; m^ pour tout homme qui les approche, cela ne rensi die nullement à une situation pénible et huiKi liante»
N'est-ce pas, au reste, être en contact avec ujk nation, quand deux de ses ambassadeurs et leu suite figurent au sacre d'une reine d'Angleterre/ Est-il supportable cpi'au milieu des hommages sincères de l'universalité des spectateurs, ces
PRISE COLLIiCTlVEMENT. :j-i9
*^uvages seuls aient j)rofessé des seniiments opl*osés, et qu'en même temps qu'ils s'inclinaienl "^vamçiig^ leur oi^ueil démentit ce que paraissait ^^Priiner leur attitude?
^e vous y trompez pas, lecteurs qui parcourez
^^ ligues. Quelques marques d'affection et de
"^férence qu'affecte le Turc que vous estimez le
P'Us raisonnable, croyez bien (jue sa vanité les
"^s^\oue, et que vous restez à ses yeux une créa-
''^^^ inférieure, digne tout au plus de sa commi-
^«■ation.
^ous avons longuement développé dans le pré-
^*^^t: chapitre et dans celui qui précède, le tableau
^^ vices qui sont comnmns à toute la nation tur-
j mais qui se manifestent plus visiblement dans
hommes d'état ; nous n'avons fait cependant
*ï^* ^fileurer le sujet.
^ous aurions été plus explicites et plus con-
^**^^3nis s'il n'entrait dans notre plan de donner
^*^^ suite au présent travail. 11 nous sulïit , pour
^ moment, d'avoir préparé le public, par cett«^
i^^^inière production, aux étranges enseignements
*lVà'i| lui reste à recevoir. Trop diî citations crussent
V^^ovoqué l'incrédulité. Nous avons besoin d'èlre
Vrispour vrais et pour exacis, comme nous le
^mmes en effet.
Peut-être que des officieux ou des mercenaires essaieront d(» combattre nos récits. Peul -être J'éussii'ont- ils à nous Irouvc^r en ilélanl sur »ph4-
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ques menus deiails. Qu'importe, si le fond, si l'ensemble , si les faits essentiels , sont rec<mnus pour constants par tous les honunes en position d'en juger ?
 cet égard notre tranquillité est entière , et nous concluons, comme toujours, qu'il n*y a eu , quant aux mœurs comme dans les choses physiques, que nullité dans le résultat des réformes.