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le seul témoignage d'un écrivain obscur et isolé 1
Aussi ne sommes-nous nullement surpris du déCatull de sympathie que rencontre notre production. Ton*^ devait lui assurer une grande vogue : son originalité son exactitude, l'opportunité de sa publication. O^j sent l'importance de la question orientale : on dev^^ dès lors être avide de partir de bases certaines dua a son appréciation. On réclame du cabinet français iib^ attitude ferme et une marche raisonnée dans son ii tcrvention : il était naturel de désirer qu*il fût éclaii sur les situations.
La presse suit une marche tout opposée. On a« peut combattre nos assertions, qui se justifient d*eliesmêmes : on évite de les adopter et de les rendre populaires , et de forcer, par une clameur unanime, k gouvernement à en faire son profit. On va plus loia : en persistant dans les erreurs sur lesquelles on a vécujusqu'à ce jour, on le maintient, on le cloue dans les voies de perdition où il s* est lancé. On se plaindra ensuite des fautes qu'il aura commises , de nos intérêts et de notre dignité sacrifiés en Orient , des augmentations de territoire que nos rivaux se seront adjugées sans que nous ayons été appelés au partage. Les ministres ne seront-ils pas en droit de récriminer, et de renvoyer à leurs agresseurs les reproches qu'ils leur adresseront?
Quelques journaux ont inséré , comme anecdotes, des extraits du premier volume de cet ouvrage. Aucun n'a abordé une discussion sérieuse sur son contenu.
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^^ n'est pas là exaaûner et juger un travail qui a, au ^oiDfl, le mérite de Tà-propos. Si uous avons été vrais, ^^Uicts, sincères, il y a quelque profit à tirer de cette Pt^oduction. Si nous avons erré , il y a utilité à faire Justice de nos assertions. Dans ce dernier cas, les lais- ^^r subsister, sans les détruire, c'est leur permettre Un triomphe dangereux. .
C'est de TOrient même, quand cet ouvrage y sera ^pandu , que nous attendons une éclatante approbation de son contenu. Elle apparaîtra sous deux for- Uies : par les déclarations des honnêtes gens , par les réfutations d'une feuille instituée contre Méhemmet- Ali, dont le prince de Samos nous a offert la direction de la part de Réchild-Pacha, proposition que nous avons repoussée avec le mépris qu'elle méritait.
Nous n'avons point travaillé sur des matières prises eo l'air, étudiées légèrement ou à de grandes dislances. C'est dans les entrailles mêmes des sujets que nous Toolions explorer, que nous avons puisé nos observa* tioos ; c'est ayant sous les yeux l'armée, la marine, les finances, etc., que nous avons relevé les causes de désarroi qui constituent et perpétueront leur impuissance ; c'est enfin en les saisissant sur des fails , que nous avons constaté Timpérilie et le mauvais vouloir des hommes sur lesquels s'appuie le réformateur pour le succès des doctrines mal définies dans son esprit.
Nous demanderons , à notre tour, sur quelles données si sûres reposent les idées relatives à la situation de l'empire ottoman , auxquelles la presse accorde
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Uni de confiance. En toute question susceptible d'èlre discutée» ii peut y avoir des avis divergents; et chacon peut être soutenu avec plus ou moins d'avantage. Mais à l'égard de faits matériels, cette latitude n'existe pas. La chose est ou nest pa$. Si elle csr« il faut bien passer condamnation.
Nous, nous disons, par exemple, l'empire ottoman n'a pas de marine. On nous répond : La flotte turque, forte de vingt ou trente voiles, est sortie de l'arsenal. Nous répétons : L'empire ottoman n'a pas de marine. 11 a des vaisseaux, des frégates, très-remarquables même pour la beauté des constructions; mais cela ne veut pas dire qu'il ait une marine , car il n'a pas d'hommes de mer, et il faut des marins en même temps que des bâtiments pour constituer une marine.
Nous aurons raison ; on sera convaincu ; et cependant Ton répétera sans hésitation que la flotte turque, forte de vingt ou trente voiles, a quitté l'arsenal de Constanlinople. Il faudrait, pour être juste et pour aider à Tintelligence de beaucoup de lecteurs , avertir qu'une telle flotte n'ajoute rien aux forces du sultan.
Ce sont des explications semblables qu'il serait utile de rencontrer dans les journaux. Elles prévien- (Iraient bien des erreurs, et rectifieraient beaucoup de fausses idées.
Si nous sommes mal compris, nous devons avoir pour adversaires tous ceux qui tiennent à l'existence d'un empire ottoman sur le Bosphore. On trouve, en f'tVet, à chaque ligne de notre travail, la preuve que cet
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éUki ne peul avoir une longue durée avec te svslème de goayemement qui le régit. Nous allons même plus loin f car nous établissons, comme fait hors de discussion, que, dans sa position, il n*a pas de chance d améliorer ce système.
Eh bien ! c*est de cette opinion, si fortement exprimée» si fréquemment répétée dans nos écrits, que nous prétendons faire sortir la preuve que nous voulons réellement le maintien de cette puissance. C'est la condamner à sa ruine que de l'abandonner à ses erreonents; c'est vouloir son salut que de sonner Tâlarme sur l'abîme où elle se précipite. Ses véritables ennemis, sans qu'ils s'en doutent, sont ceux qui se pâment
devant les réformes du sultan Mahmoud , qui en
louent les désastreux résultats, qui n ont pas de termes assez louangeurs pour exalter des Réchild et d'autres brouillons que Ton transforme en hommes d'état, qui voient des forces effectives dans ces prétendues armées de terre et de mer, en qui Ton veut trouver des garanties de durée pour un sol qu'elles ne sauraient défendre, même contre les Égyptiens. Ces optimistes endorment les gouvernements européens, qui ont un intérêt réel à la conservation du trône du sultan , et empêchent qu'ils ne prennent sérieusement ses intérêts à cœur.
Il est vrai que nous avons exprimé plusieurs fois la pensée que la dispersion des Turcs et leur fusion dans d'autres peuples seraient désirables. Mais ce n'est là qu'une opinion m extremis , et pour le cas seulement
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OÙ FoD ne se déciderait pas à pourvoir à leur salut.
Si nous prétendions qu'en déterminant le sulUn à adopter les mesures que nous lui avons proposées quand nous avions mission de les présenter, dont nous donnons une ébauche dans divers chapitres du premier volume , que ses ministres avaient adoptées . isolément, et qu'ils n'ont refusées qu'alors qu'il fallait en venir à l'exécution ; si nous avions cette prétention, disons-nous , on nous taxerait de présomption. On aurait tort; on serait injuste à notre égard , car jamais prétention ne fut plus légitime.
Il faut remarquer que nous n'avions pas sollicité la funeste préférence dont nous fûmes l'objet, quand en 1836 nous fûmes appelé à Constantinople aux frais de la Sublime-Porte. Cent, mille, dix mille personnes en France étaient , sous le rapport du savoir, plus en état de servir les vues de ce gouvernement. Nous en convînmes à part nous, et le déclarâmes firanchement devant les premiers dignitaires turcs à qui nous eûmes affaire , quand nous connûmes l'étendue des conditions à remplir.
Il n'était plus temps de reculer. Nous étions sur les lieux : la peste durait depuis deux mois, enlevant de 1 ,000 à 1 ,200 personnes par jour. Elle se (tfo* longea pendant quatre autres mois au-^elà ; un nouvel appel à l'Europe n'eût pu tenter personne.
Nous avions d'ailleurs pour nous, bien qu'à OB mince degré, de n'être totalement étranger à auconi des parties sur lesquelles on nous consultait. Nov
"icns étudié le pays quarante ans auparavant, dans positions favorables à i)otre nouvelle destination; ^^ cette connaissance préalable nous avait permis , à ^otre arrivée, de saisir tout d'un coup les vices de la situation, et les moyens d*y remédier sans bruit, sans ^^lat, sans trop de dépense, circonstances essentielles ^^os Tétat de surveillance et de misère auquel ce ^^alheureux empire est condamné.
Ces projets, que nous élaborâmes alors, et dont ^ous ne prisons pas la portée à un degré trop élevé , ^f)us ne les rappelons que comme échantillon de ce ^u*il faadrait faire pour diriger dans un but d^utilité Rationnelle les innovations entreprises. Qu'on substitue à nos idées des plans mieux mûris, plus féconds , C|a'on en charge des hommes plus éclairés , et nous serons les premiers à y applaudir, si, guidé par nos i*évélations, dont nous confirmons Texactitude, on s'est fait une juste idée des besoins.
Mais que Ton n*espère pas avoir conjuré Torage qui menace l'Orient en même temps que la tranquillité de l'Europe, avec les demi-mesures que Ton annonce , et Thésitation dans laquelle on parait se maintenir.
Il faut agir vivement ou tendre le dos, et recevoir les coups de knout égarés parmi ceux qui menacent les larges épaules des Musulmans. La France seraitelle résignée à cet excès de dégradation 7
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»U SULTAIV IHAHIIOUD
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IMTROmJCTIOM
AU fICOND TOLVMK.
iB but du présent ouvrage D*aurait pas été tement annoncé , qu'il se serait révélé de itiénie.
fous l'avons proclamé^ notre intention a été Bontrer la Turquie telle qu'elle est, et non 5 qu'on la suppose; de prouver que les Tmes du sultan Mahmoud, tant préconi- , n'ont servi qu'à faire disparaître les éléits de puissance qu'elle possédait encore, ; les remplacer par de nouveaux moyens de e et de consistance ; de constater enfin que