PÉKA
iiople renrerinent une grande qnaniité de chiens, qui, n'ayant point de mallres, habitent et se reproduisent sur la Toîe publique , ou ils reçoivent des vivres, en outre de ceux que le basard leur procure, au moyen de certains 1^ que les dévots, en mourant , font en leur faveur.
Le sol de Péra a aussi ses chiens habitués, et tout aussi libres que leurs semblables de l'autre rive du port. Ici, poifiit de testateur qui les avantage ; niais la chanté privée y supplée. Ils sont, en général , moins misérables que tes tiutres.
Ces animaux sympathisent avec les êtres au milieu desquels ils vivent. Dans Goostantinople , ils sont caressants pour les Tm^cs, et nallement accommodants pour les Francs y après lesquels ils aboient, et dont ils attaqueraient volontiers les mollets, comme le faisaient il n^ ^ guère que deux siècles les chiens préposés à la garde de nuit de la falaise de cette ville, que la mer couvrait et découvrait à chaque marée.
Ceux de Péra ont un Instinct contraire. Favorables aux Francs, c'est sur lesTurcs qu'ils dirigent leur aversion. Ces tendances sont moins saillantes, depuis que les réformes ont affaibli les différences qui existaient dans les costumes. Serait-ce là un des bienfaits de ces réformes? Notez-le.