‹ La Turquie nouvelleChapitre 66 sur 79 · TII · texte numérisé non relu

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\AlVETi: D*L\ CAPITAINE PROVENÇAL

Les transports de marchandises, de volume et de poids, dans l'Asie mineure (Ânadolie), s(^ font au moyen de chameaux, que pour celle raison on nomme navires du désert. Ces animaux sont divisés en escouades de six ou sept , confiées à un conducteur. L'n âne va toujours en têie de la section, et dirige la maix^he. On prétend que . sans ce guide, les chameaux ne saui*aient se conduire. On voit quelquefois de ces trains asiatiques dans les rues de la capitale; et toujours mi âne les précède.

M. le comte de Clioiseul-Goulllier, arrivé à Conscautinople pour occuper l'ambassade de France, avait entendu parler d'un capitaine provençal

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ctélèbrt» par ses naïvetés, einprunlées aux usages <lu pays dont il avait fait une étude parliculière. M. de Choiseul, désirant le connaître, l'engage à dîner. On annonce qu'on a servi. Le nouveau convive, poussé par un appétit aigu , s'était rapidement porté vers la porte de la salle à manger. Il s'y arrêta cependant pour laisser passer l'ambassadeur. L'Excellence l'invite a entrer le premier. Refus du capitaine. Nouvelles instances du ministre. Alors, le convié, pour abréger le débat , lui dit : Monseigneur^ vous ne réussirez pas à me faire passer : je suis comme les chameaux.

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