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Le bruit se l'épaiid en Orient , on nous l'écrit de Ck)nstanlino|»le (28 mai), que les diiïérends entre le sultan et Méheminet-Àli sont au moment d'être aplanis , gràce à une intervention de TAutricbe et de la Prusse. Les deux armées feraient chacune un mouvement rétrograde; et des confércnces seraient indiquées, pour y traiter d'un ari*angement définitif sous la médiation de ces deux mêmes puissances. Nous désirons, sans l'espérer^ de voir sortir de cette combinaison palliative , que rien encore n'est venu confirmer, une solution de la question orientale.
()btiendra-t-on de la Russie qu'elle renomme a
Vi8 CONCLUSION.
des projets qu elle poursuit depuis cenl viugi aus? Délermiuera-t-on le sultan à la concession d*une indépendance absolue à son vassal? Fera*t-on <|ue celui-ci consente à rester dans une position équivoque, aussi longtemps qu'une reconnaissance formelle ne l'aum pas définitivement constituée ? Il y aurait une étrange débonnaîreté à compter sur des résultats aussi rationnels, obtenus par voie de simple conciliation.
Lit Russie a trop à cœur Taccomplissement du système de possession territoriale qui seule peut consolider ses précédentes acquisitions, et leur donner leur valeur réelle, pour prêter la main à Tutopie austro- prussienne. Elle ne pourrait que voir S2i propre ruine dans un arrangement qui «lonnerait à Sa Hautesse l'espérance et les moyens de rétablir sa puissance, car tel serait évidemment reiïet, au moins le but, de la convention proposée (>ar les puissances médiatrices. En offrant ainsi au sulliin la facilité de sortir de l'étrange et fatale impasse où il s*est si maladroitement engagé, elle lui rendrait Tenlier emploi de ses forces, et la faculté si précieuse de les consacrer à une résistance nécessaire contre les vues de son insatiable voisin du Nord. N'en doutez pas : la Russie veut que le sultan reste faible, que ses ressources naturelles soient affaiblies pas le détournement de leur véritable emploi , qu'enlin le gouvernement ottoman s'abiine dans le chaos; c'est l'intérêt de