‹ La Turquie nouvelleChapitre 75 sur 79 · INCLUSION · texte numérisé non relu

INCLUSION

Mais le sultau^ que cetle couveulioii déposséderait de la nioilié de ses élals, ne peut y consentir qu'autant qu'on lui garantira, du moins, la sûi*eté et le maintien en ses mains de l'autre moitié; et c*est évidenmient cette condition que la Rtissie ne veut ni ne peut consentir. Il n'y a sin* ce point aucime illusion à se faire, aucun doute possible. Cela vient d'être assez démontré.

Que peut-on donc attendre de cette intervention de l'Autriche et de la Prusse, à laquelle on aitribw l'apbnissenient des embarras du moment? Une prolongation du statu quo pendant un an peut-être.

A quoi ce |ialliatirremédiera-t-il? Qui en retirera le bénéfice? Les trois princes, le tzar« le sultan, le vice-roi, engagés pitis particulièrement dans la querelle, dememnent dans Tobligalion de maintenir Tattitude qu ils ont prise sur leurs rroutièivs respectives, et qui tend à ruiner leurs finances.

La France et l'Angleterre ne peuvent renoncer à leur rôle de surveillants, qui les entraîne également à de fortes dépenses.

Le commerce et l'industrie ne cessent |ias de languir, et d'appréhender les commotions inséparables de la perspective d'hostilités imminentes.

Ne peut-on |ias, avec beaucoup de raison, se demander si ime collision, amenant une solution définitive , ne serait pas préférable à ce statu quo. si désastreux pour tous les intérêts? Eu tin kW compte, il faudra bien en venir à un parti décisif:

CONCLUSION. 4:n

rEiiroi>e ne peut rester sous la terreur d'un présent, gros (le tempêtes et de catastrophes.

A cette situation lamentable , nous ne voyons qu'une issue : il faut la chercher en Turquie. Le sultan est la véritable entrave à toute résolution de la question orientale. Trop faible dans le Nord pom* résister a des prétentions exorbitantes , il est aussi trop faible dans le Midi pour réaliser des vues non moins inquiét^mtes. Il faut le tirer de cet état équivoque^ en le protégeant d'un côté, et le contenant de l'autre.

Ce dernier point est le plus facile à satisfaire ; il s'agit seulement de lui imposer des conditions , l>ar exemple, la reconnaissance de Méhemmot- Àli, et la renonciation aux provinces acquises par ce prince y sous la condition importante qu'on lui garantira, àluisultan^ une jouissance, sans trouble et à tout jamais , du reste de ses états.

Une telle promesse ne peut être faite avec pleine garantie d'efficacité, que par le concours des puissances européennes, en dehors delà Russie, qui lui est évidemment hostile ; car c'est lui dire : Tu n'iraspasplus loin ! et pour se décidera tenir ce langage, il faut être en mesure de le faire respecter.

Eh bien! il n'y a pas là autant de difficulté qu'on le pense. A l'appui de cette assurance, nous pouvons invoquei' l'ensemble des vues et des moyens que nous avons exposés dans le [>lan de défense de Constant inople , placé sous le numé-

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