‹ La Turquie officielleChapitre 33 sur 67 · FKMMKS. HOMMES ET CHOSES · texte numérisé non relu

FKMMKS. HOMMES ET CHOSES

DEUXIKME PARTIE

CIlAriTRE PREMIKR

Le harem impérial.

Condition des femmes on Turquie. — Exfursiondans le malioniétanismc. — Principes et usaL'c^ impériaux. — Maison d'une sultane. — Mœurs intimes. — I>es ptôircsses du culte de Sapho. — Du nMe de la racine de bou-néfa et do l'arsenic. — Conclusions.

La question que je vais aborder est certainement la plus dtîlicate, sinon la plus importante de toutes celles que je me suis proposé de traiter dans cet ouvrage. Dire le vrai sans dépasser certaines limites, sans froisser, sans tomber dans l'exagération poétique, ou dansée qu'on est convenu d'appeler le naturalisme, n'est certainement pas chose facile.

Je vais faire pour le mieux et, si certains passages de ce chapitre ne répondent pas entièrement à l'attente de mes lecteurs, ils vou-

dront bien comprendre qu'il est des choses que je ne puis révéler, sans compromettre certaines personnalités.

Ceci dit, j'entre immédiatement dans le cœur de mon sujet.

Pour bien saisir l'institution du harem, cette plaie rongeante des finances turques, il faut que nous nous pénétrions bien de l'idée, absolument conforme à l'esprit du Coran et aux principes qui ontdirigé l'islamismejusqu'à ce jour.

Le sultan n'est pas un mortel ordinaire, soumis à des prérogatives, à des droits, comportant des devoirs plus ou moins étendus; c'est, aux. yeux delà loi musulmane, I'ètre en dehors des êtres; par sa toute-puissance spirituelle et temporelle, il est le représentant de Mahomet sur la terre, l'ombre de ce dernier, comme celui-ci était l'ombre et le vicaire de Dieu — Zil- Allah!

A cette conception idéale de la souveraineté, les musulmans ont attaché une telle ampleur de vues, une telle puissance surnaturelle, qu'ils ont placé le sultan au-dessus des lois humaines et des conditions communes de l'humanité.

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