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Le fjrantl jmdisclitili ne peut doiic ôliv allcinl par les lois (jui ivgissonl le coininuii des inurlels ; il est au-dessus d'elles, eoninie la grande idée de Dieu est au-dessus de toutes nos eoiiceptions soeiales etscieiililiques. .Maître absolu de la vie de ses sujets, de leur fortune et de tout le territoire qu'ils oecupeut, on doit comprendre que les usages orilinaires et les coutumes, mùme les plus sacrées, ne peuvent s'appliquer rigoureusement à sa haute personnalité.
C'est là le principe qui fait que le mariage, tel (jue nous le concevons ou que le conçoivent les musulmans, ne peut s'appliquer au maître de l'empire ottoman. Ce principe est très clairement défini par ce proverbe : « Padischah yassakyokdur », au sultan, rien n'est défendu. Dire par conséquent de cet autocrate qu'il possède tant de femmes légitimes et tant de concubines, c'est rapetisser la question à notre taille et nous égarer dans une classification, aussi impropre que peu en rapport avec la vérité. Mais, comme il faut qu'ici-bas les choses aient une certaine étiquette et soient classées de façon à rester dans la mémoire, je vais indiquer
à grands traits la composition du harem des maîtres de l'empire ottoman.
Le harem impérial a été, de tout temps, une institution à part, complètement distincte du corps social dont il semble pourtant être la clef de voûte, clef singulièrement adaptée aux principes religieux de l'Islamisme.
Leshouris ne pouvant descendre de l'empyrée pour se mettre à la disposition du Chef des croyants, ce dernier ne pouvant à son tour abaisser sa toute-puissance, au point de faire monter les femmes de son peuple à son niveau, on eut recours à un terme moyen et, afin de perpétuer la race d'Osman, on peupla le harem souverain d'esclaves venues de l'extérieur, n'ayant avec la nation pas plus de relations qu'avec le ciel.
Grâce à ce procédé, le souverain, isolé de tous, reste à la hauteur de sa mission, formant avec son entourage un monde spécial, une société à part, vivant de sa propre vie, en dehors des influences extérieures.
C'est cette organisation qui porte le nom de Mtibeîn, ou maison particulière du sultan.
L'élément féminin, élément dont nous avons
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surtout à nous ocru|K'r ici, a à sa tctc la sultane Vulttlc, ou nu ro du sultan. Quand cette dernière n'existe pas, c'est la mère nourrice qui occupe son poste.
La sultane Validé jouit d'une inlluence considérable, non seulement sur tout le personnel féminin du harem, mais encore sur son propre lils. Les Turcs sont, en tiret, respectueux de leur mère comme nous n'en avons pas idée. Ce respect, cet amour véritable, s'adresse également à la mère nourrice. C'est là un titre qui ne s'efl'acc jamais. Aussi les jutres de Uni prennent-elles rang, comme leurs fils et leurs fdles, danslafamillede ccuxqu'ellesontnourris. La nourrice d'une majesté ottomane porte le nom de Taïa-Kadine, ou, comme je l'ai déjà dit, celui de sultane Validé, quand cette dernière n'existe pas.
La mère du sultan occupe donc la plus haute place dans la hiérarchie du harem ; c'est le chef suprême, la sultane par excellence, ayant droit de vie et de mort sur toutes les femmes qui sont sous ses ordres.
Immédiatement après elle viennent la Ilu^iiadur-Ousta, ou graude maîtresse du Trésor ; la
Bache-Kadine, ou première femme du sultan ; les deuxième, troisième et quatrième kadines ; la Badie-lkbal, ou première favorite de Sa Majesté; puis les deuxième, troisième, quatrième, cinquième, etc., ikbals; les gideuzdès, ou les demoiselles... et ici j'avoue qu'il m'est bien difficile de traduire exactement le titre de ces demoiselles par un seul mot; en tout cas, voici exactement la chose : les guieuzdés sont les esclaves — comme toutes les autres, du reste — que le sultan a distinguées par un coup d'œil ou par un mot. Ce sont donc des aspirantes à la couche impériale; quelquefois aussi plus que des aspirantes, car le coup d'œil du maître a suffi pour les y faire pénétrer. Quoi qu'il en soit, la seule traduction possible du mot est : soupirantes à l'œil ou «om.s Vœil; les kadines effendis, c'est-à-dire les mères de princes ou princesses impériales ; enfin les sultanes, ou princesses du sang non mariées.
Chacune de ces dames possède une maison particulière que l'on appelle daïra, ou cour.
Voici l'organisation d'une de ces dairas. Je prends pour exemple celle de la première kadinc: