‹ La Turquie officielleChapitre 36 sur 67 · I.l II m; I M IMIM m. M · texte numérisé non relu

I.l II m; I M IMIM m. M

vaiicf souvt'ul (.'iitri' uiif doulilf li;iic de iiiusuhnans prosternés, priant la mère de leur padiscluili de bien vouloir iiitercéiler pour eux auprès de son impérial lils. Les ^M'aiids et les riches ne se montrent pas moins respectueux que le commun des mortels. S'ils re(;oivent un message d'elle, ils le prennent avec les marques du plus profond respect, l'élèvent sur leurs fronts, s'inclinent très bas et le baisent avant de l'ouvrir.

C'est encore à la sultane Validé que s'adressent les demandes et les requêtes, de ([iiel(iue part qu'elles viennent. Si une des femmes du sultan désire quoi que ce soit, il faut qu'elle lui fasse parvenir sa demande.

Maîtresse absolue de la discipline et de l'administration du harem, c'est à elle qu'incombe le droit d'accorder ou de refuser les grâces et les autorisations demandées.

Pour lui être inférieure dans la hiérarchie du harem, la Hasnadar Ousla, ou grande maitresse du Trésor, non possède pas moins une autorité toute-puissante sur les kadines, les sultanes et toutes les habitantes du sérail.

Sa charge, des plus avantageuses et des plus

lucratives, ainsi qu'on doit le penser, est en réalité celle de l'intendance générale du harem. Elle donne à la titulaire tout le pouvoir que la sultane Validé ne veut pas ou ne daigne pas exercer. Quand cette dernière n'existe pas, c'est-à-dire quand il n'y a ni mère du sultan ni mère nourrice, c'est la Ilasnadar Ousta qui devient la première dignitaire du harem. Dans ce cas, elle est investie des pouvoirs et des prérogatives de la sultane, ou plutôt de l'impératrice-mère.

Cette influence considérable n'est pas hmitée au palais seulement. Elle s'exerce au dehors avec non moins de puissance. De là naissent les fortunes fabuleuses et de la Ilasnadar Ousta et de son factotum ou confident.

C'est ainsi que l'on raconte que la Hasnadar qui succéda à la mère du sultan Abdul-Medjid, dans la haute direction du harem, prit une telle part au gaspillage des deniers publics que son premier baltadH, ou coupeur de bois, c'està-dire domestique du bas service, réalisa pour sa seule part un bénéfice net de huit millions de francs.

Parmi les prérogatives de cette grande per-

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