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Cloiiime coiirlisaii, colle aciusaliuii élail poiilètre habile, mais elle était bien certainement imli;4:no d'un honnne de guerre, <riiM niaréclial!
Abandonné à ses propres inspirations, Abdul-llamid se fût probablement contenté des peines édictées par celte première réunion de la cour martiale, il s'en lui contenté parce qu'il est essentiellement humain, ayant horreur de l'injustice ! Mais, sous la pression morale exercée par le maréchal, sous la crainte constante d'un comjtlot possible, d'une rébellion militaire pouvant amener, plus tard, des conséquences fâcheuses pour la stabilité de son règne, il se laissa aller aux suggestions de Djerail pacha et lui rendit le niazbatd, avec ordre de réunir à nouveau le conseil de guerre.
Cette fois, les accusés ne se présentaient plus devant des juges; ils allaient se trouver devant des hommes, devant des soldats, ne connaissant plus qu'une consigne :
Obéir au sultan, fût-ce même contre les lois et contre leur conscience!
Un seul, parmi ces maréchaux et ces généraux, se montra à la hauteur de son rôle ; un seul osa désobéir au maître pour obéir à sa
conscience de soldat. Un seul se montra digne de l'estime de son souverain en refusant de se soumettre à une suggestion malsaine. Ce fut le général Nedjib pacha.
Ce divisionnaire, dont l'éducation et l'instruction absolument européennes font un des jeunes généraux ayant le plus d'avenir militaire de la Turquie, eut le courage de s'élever contre les ordres transmis par le maréchal Djemil pacha. Il déclara qu'ayant jugé d'après sa conscience et s'étant soumis à l'opinion de la majorité de ses collègues, opinion qu'il trouvait déjà bien dure pour de braves officiers victimes, en fait, d'une indiscipline déjà signalée par eux à différentes fois, il ne consentirait jamais à mettre sa signature au bas d'un jugement dicté, non plus par la justice, mais bien par le bon plaisir d'un souverain, dont l'esprit de droiture avait été certainement induit en erreur par de viles insinuations.
Une altercation assez vive se produisit alors entre l'honnête général de division et son chef hiérarchique, le général Djemil pacha.
Les accusés furent de nouveau amenés devant le conseil de guerre réuni pour la