Fouad pacha, un des plus jeunes maréchaux de l'empire
loin, des kiosques, des conaks égyptiens et turcs... des yalis, des demeures neuves et charmantes, construites la plupart en bois; puis, de misérables masures, de pauvres maisons présentant un précaire abri à leurs habitants... des cafés, une pharmacie — où n'en trouve-t-on pas en Orient? — des maisons grecques et arméniennes... quelques tombeaux, des arbres, des cyprès tourmentés, brisés, déchiquetés par les passants et les coups de vent du nord-est, qui régnent dans ces parages d'octobre à mars ; encore des
s'il n'en est pas le plus jeune, s'est rendu justement célèbre par son héroïque résistance de trois jours, alors que, abandonné par son chef, Sulyman-Pacha, en retraite précipitée, il tint tête avec moins de 10,000 hommes aux 50,000 hommes du comte Schouvaloff.
Et encore faut-il, suivant la propre déclaration du maréchal, réduire ce chiffre de 3,000. — Je n'avais, ce sont ses expressions, pas moins de 6,000 hommes, pas plus de 7,000. Si vous ajoutez, mon cher docteur, que ces hommes étaient profondément épuisés et découragés, qu'ils se voyaient perdus, vous n'aurez pas de peine à comprendre le sentiment d'admiration que je possède pour nos braves soldats. On peut dire d'eux ce que vos ennemis ont dit de vos troupes en 1871 : « Ce sont des lions conduits par des ânes! » Naturellement notre brave maréchal, homme de valeur et, chose plus rare en Turquie, parfait honnête homme, est mal vu par l'entourage de Sa Majesté Abdul-Hamid-Khan. On le redoute .. et on i-edoute, surtout, sa rude franchise de soldat.
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caft''<, «l«Mi\ ou trois éjiicories, lo riidiim'iil d'un \illai?o luicroscopKiue' d'où la route, tournant brusquomont au nord-esl, vous mène, par une rude montée, au café, à la source et au yali impérial de Tehamlidja.
('.'e>t le terminus.
Arrêtez-vous, descendez de votre voilure — coupé, milortl, Victoria ou espèce de liiar à bancs du pays — et payez votre bienvenue au cafetier en vous faisant donner une petite lasse de café turc, accompa^^née d'un verre d'eau de la délicieuse source qui émerge sous vos pieds ; buvez avec soin et à petits coups ; allumez l'inévitable cigarette que la récrie ottomane des tabacs semble avoir pour mission spéciale de rendre de plus en plus détestable ; distribuez (pielques morceaux de pain aux bons chiens qui rôdent autour de vous, l'œil affectueux, la queue frétillante... et commençons l'ascension modeste du sommet.
Rassurez-vous! elle ne sera pas longue : quinze minutes au maximum.
Pour compagnons de route, nous aurons ces mêmes chiens, c'est-à-dire la partie la plus