‹ La Turquie officielleChapitre 56 sur 67 · I.K SI |,r \N MOI HA1> V · texte numérisé non relu

I.K SI |,r \N MOI HA1> V

— Je lionne ma doiiiissioii... Ou'oii appelle mon sneees'^eiir... (lu'on riiilronise et (lu'oii me laisse aller vivre en paix en France ou en halle. J'ai assez «le eetle existence... Je veux en linir!

Depuis |)lus de deux mois le gouvernement faisait annoncer la prochaine cérémonie de la mosquée d'Eyouh, ou véritable cérémonie du couronnement qui consiste en la prise, par le nouveau sultan, du cimeterre légué par Osman à ses descendants et gardé précieusement dans celte fameuse mosquée, quand un journal clérical du midi de la France publia deux lettres attribuées au médecin de Mourad, au docteur Capoleone. Ces lettres, en révélant la situation du sultan, racontaient qu'il souffrait d'un ramollissement du cerveau provenant de l'alcoolisme, ramollissement qui avait produit la folie et un commencement de paralysie, avant-coureur d'une mort prochaine ! Les faits, pour être singulièrement exagérés, n'en eurent pas moins un immense retentissement. Reproduits parles journaux de Paris, très commentés par la presse russe, qui avait déjà pubhé des articles dans ce sens, mais moins affirmatifs,

ils furent les avocats qui préparèrent l'Europe au triste drame qui allait se passer en Turquie, au détriment du seul sultan libéral qui élait monté sur le trône d'Osman et au profit de son étrange frère, considéré alors comme un jeune prince fanatique.

Non seulement ces fameuses lettres déclaraient incurable la maladie du pauvre Mourad, mais elles avaient ceci de particulièrement canaille qu'elles insinuaient, en passant, que le remords aggravait cette situation déplorable, comme si le neveu avait trempé dans la mort de l'oncle.

Le docteur Capoleone, malgré le démenti — démenti bien anodin — qu'il publia, à la troisième personne, très tardivement, dans la Turquie^ un des journaux officieux de Gonstantinople, n'en resta pas moins sous le coup de la paternité de ces deux méchantes lettres.

Aujourd'hui encore, après les douze années qui se sont écoulées depuis cette monstrueuse publication, on est en droit de se demander pourquoi ce médecin n'a pas énergiquemeni réfuté l'accusation qui fut portée contre lui, et s'il ne s'agissait pas, dès cette époque, de

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