‹ La Turquie officielleChapitre 59 sur 67 · I.K SLLTAN MUl H AD V · texte numérisé non relu

I.K SLLTAN MUl H AD V

Coiit'orinciiUMil à co qu'il écrivit fpicIqiiON mois plus lanl à un publicisle alleinaiiil ;i qui, cnln' autres clioses remarqual>los, il alliiinail que « s'il y avait un vcistl dans le Coran ou une parole du l*ro|>lnle contraire à la lof.'iqne nous l'interpréterions suivant les lumières de la raison », ne pouvait-il pas, dis-je, faire un autre choix entre les deux routes que tracent les lumières de la raison?

.Mais l'opportunisme et l'intrigue, favorisant les projets tlu triumvirat, donnèrent naissance au fetfa que voici :

DtMwiiE. — Si le Commandeur des croyants est atteint d'aliénation mcalalc et si le but qui préside à ses foDCtions devient ainsi nul, peut-il être déposé?

Héponse. — Oui.

Écrit par l'humble Hassan-llairullah à qui Dieu fasse miséricorde 1

Pendant que la déchéance du malheureux Mourad se préparait ainsi et se préparait en dépit des assurances de guérison données par le docteur Liedersdorf, dont les conseils n'étaient exécutés qu'en ce qui avait trait aux promenades maritimes, celui-ci quittait Conslaatinople, très grassement payé, ayant pro-

mis le secret sur tout ce qu'il avait vu et entendu, pendant son court séjour au palais.

Le jour même oii le savant aliéniste s'embarquait pour Varna, l'artillerie des navires ancrés dans la Corne d'Or saluait d'un vacarme EFFROYABLE le passagc du Caïque impérial conduisant au Sélamlik le sultan, dont le règne s'achevait au milieu de l'ivresse d'un peuple croyant son souverain sauvé de la terrible affection, qui avait mis sa raison en suspens pendant plus de deux mois.

Quand le public demanda, plus tard, la raison de ces nombreux coups de canon, de tout ce vacarme inusité, on lui répondit que c'était une épreuve qui avait été tentée, par ordre du docteur Liedersdorf.

Une épreuve! une épreuve sur les nerfs du sultan malade! !

Tout cela est bien... triste, en vérité.

Quatre jours après ce bruyant sélamlik

au sein de la plus douloureuse stupeur, éclata, pareille à un coup de foudre, la nouvelle de la déposition du sultan .

Cette déposition, une fois arrêtée entre les conjurés, avait été fixée au mercredi suivant.

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