CONCLUSIONS
Retour sur les plaies de la Turquie.
Les conditions du salut. — F-'adversaire à craiiidro. — Désespérance futaie. — Los agents de puérison. — Le présent et l'avenir. — La mort ou la vie. — L'empire ottoman ne peut o-vister en .A-^ic sans Constantinople.
Nous venons de voir ce qu'est la Turquie 0 ni ci elle.
Nous connaissons les principaux vers rongeurs qui minent ce pauvre corps soumis à la loi de décomposition sociale, par l'altération chronique des fonctions de ses organes les plus importants.
« Le pays s'en v.v '>, disait, il y a quatrevingts ans, le sultan Sélim IIL
Si ce sultan vivait encore; s'il assistait à Témiettement de ce vaste empire, créé par ses ancêtres a la pointe de leur sabre et au prix
du sang le plus généreux de la nation turque, que dirait-il?
Quelle formule désespérée ses lèvres, flétries par l'âge et le désespoir, laisseraient-elles passer?
Devant cette marche si rapide vers la décomposition finale du domaine de ses pères, quelles sont les navrantes méditations qui, fatalement, à certaines heures de voyance interne, doivent faire incliner le front d'un des derniers descendants d'une des races les plus vieilles et les plus illustres du monde, le sultan actuel?
Le pays s'en va.
Et chacun des Ottomans chargés d'empêcher cette décomposition, courbé sous l'action énervante de cette fatalité constatée par un de leurs padischahs, se croise les bras n'ayant, lui sujet, ni le courage, ni la foi nécessaire pour essayer de le sauver des enlacements décharnés de la mort!
Dans le monde officiel, chacun répète les paroles du sultan Sélim III.
Mais personne n'ose faire quoi que ce soit pour empêcher, ou, tout au moins, retarder la